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Un rapport du ministère des Affaires étrangères - Israël craint l'isolement sur la scène internationale

Si l'Europe des 25 décide d'une politique commune, l'État hébreu pourrait en souffrir

Jérusalem — Israël pourrait se heurter à l'influence de l'Union européenne et être sanctionné comme l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid à moins que le conflit israélo-palestinien ne soit résolu, avertit un rapport gouvernemental confidentiel.

Le document, une prévision sur dix ans préparée par le ministre israélien des Affaires étrangères, prédit que l'État hébreu risque d'être de plus en plus isolé sur la scène internationale à mesure que l'influence de l'UE s'accroît, rapportent des sources politiques.

Le rapport prévient que si l'Europe des 25 décide d'une politique commune, cette dernière pourrait «porter atteinte aux intérêts d'Israël».

«Cela pourrait mettre Israël dans une situation de conflit avec l'Union européenne», explique le rapport. «Cela pourrait aboutir à une perte par Israël de sa légitimité internationale et pourrait mener à un isolement qui avait par exemple frappé l'Afrique du Sud.»

Le rapport, réalisé en août par des analystes du ministère des Affaires étrangères et destiné à un usage interne, révèle les inquiétudes grandissantes d'Israël de devenir un État paria.

Les relations entre Israël et l'UE sont depuis longtemps tendues en raison du favoritisme supposé de l'Europe à l'égard de la Palestine. La situation a empiré depuis que l'UE a critiqué la répression menée par l'armée israélienne dans les territoires palestiniens et la construction par l'État hébreu d'un mur de séparation empiétant largement sur la Cisjordanie. Pour sa part, Israël estime que l'antisémitisme va croissant en Europe, un continent qui, assure l'État hébreu, ne fait rien pour combattre cette tendance.

Israël préfère traiter presque exclusivement avec Washington sur les questions de diplomatie au Proche-Orient. Le président Bush est considéré comme le dirigeant américain le plus pro-israélien.

Les Palestiniens, de leur côté, veulent que l'Europe, qui finance une bonne part des dépenses de l'Autorité palestinienne, pèse plus dans le débat politique et diplomatique, considérant qu'elle soutient plus leur cause que les États-Unis.
 
 
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