samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Irak - Bremer et Rumsfeld mettent le camp Bush dans l'embarras

6 octobre 2004  Actualités internationales
Washington — Deux hauts responsables de la politique américaine en Irak, l'ancien proconsul dans ce pays, Paul Bremer, et le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, ont fait des déclarations contredisant celles du président George W. Bush, le mettant en difficulté dans sa campagne électorale.

Les deux hommes ont été contraints de faire des mises au point embarrassées, alors que le candidat démocrate pour la présidentielle du 2 novembre, John Kerry, a commencé d'utiliser ces déclarations pour relancer ses propres attaques sur la gestion de la guerre par l'équipe actuelle.

M. Bremer a jeté un pavé dans la mare en déclarant lundi que les États-Unis n'avaient «jamais eu suffisamment de troupes sur le terrain», une situation qui a contribué dès le départ au développement d'une «atmosphère d'anarchie» en Irak. M. Bremer, qui a administré le pays pendant 14 mois avant de partir de Bagdad lors du transfert de souveraineté, fin juin, ne s'était pratiquement pas exprimé en public depuis lors.

Ses commentaires viennent contredire les affirmations répétées du président Bush et d'autres hauts responsables du gouvernement, qui ont toujours insisté sur le fait que l'ampleur des troupes en Irak — 133 000 actuellement — était suffisante. Constatant les conséquences embarrassantes de ses déclarations, M. Bremer a tenu à faire une mise au point, lundi soir, dans laquelle il assure penser que «nous avons actuellement suffisamment de troupes en Irak» et souligne que ses déclarations initiales se rapportaient à la période du début de l'occupation, en mai 2003.

Mais, dès hier matin, l'adversaire de George W. Bush, John Kerry, a bondi sur les propos de l'ancien administrateur en Irak. Le gouvernement Bush «a fait une longue liste d'erreurs [en Irak], et je suis content que Paul Bremer en ait finalement reconnu au moins deux», a-t-il déclaré lors d'une réunion publique, en référence au manque de troupes et aux violences qui ont suivi l'invasion du pays.

John Kerry, lors de son premier débat télévisé avec M. Bush, jeudi dernier, n'avait déjà pas manqué de rappeler que l'envoi d'un nombre limité d'hommes en Irak avait provoqué, dès avant la guerre, de graves tensions entre le gouvernement et de hauts responsables militaires, en particulier le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Eric Shinseki.

«Le général Shinseki avait dit qu'il faudrait des centaines de milliers de soldats. Au lieu de l'écouter, on l'a mis à la retraite», avait lancé le sénateur démocrate.

Embarras supplémentaire, le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, a provoqué la confusion en affirmant ne pas avoir de «preuve forte et formelle» d'un lien entre l'ancien dictateur Saddam Hussein et le réseau terroriste al-Qaïda, avant de se rétracter.

«À ma connaissance, il n'y a pas de preuve forte et formelle liant les deux», a-t-il déclaré lundi en réponse à une question, lors d'un discours prononcé devant un centre d'études indépendant, le Council on Foreign Relations, à New York.

Les liens entre le groupe terroriste et le régime irakien déchu ont figuré en bonne place dans l'argumentaire américain pour justifier la guerre, avec la possession par Bagdad d'armes de destruction massive, bien qu'aucune preuve décisive des affirmations américaines n'ait été apportée dans les deux cas.

M. Rumsfeld s'est empressé de rectifier le tir hier, affirmant avoir été «mal compris» et réaffirmant que, «depuis septembre 2002, j'ai toujours dit qu'il y avait des liens entre al-Qaïda et l'Irak».

La Maison-Blanche pour sa part a assuré hier qu'il y avait «des liens», des «contacts» et des «similitudes» entre al-Qaïda et le pouvoir de Saddam Hussein. «Il faut garder à l'esprit qu'il y avait des similitudes troublantes entre Saddam Hussein et al-Qaïda», a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Scott McClellan. M. Kerry a à de multiples reprises accusé M. Bush de s'être trompé de cible prioritaire dans la guerre contre le terrorisme, en s'engageant dans le conflit en Irak au détriment de la traque contre Oussama ben Laden et son réseau.

«Nous devons avoir un climat propice pour la tenue des élections [en janvier 2005], a souligné hier le premier ministre Allaoui devant le Conseil national. «Ainsi, le gouvernement a décidé d'établir de nouveaux plans pour rétablir la sécurité», a-t-il dit, sans détailler ces plans.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012