samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Congrès du Parti travailliste - Blair persiste et signe sur l'Irak

Brighton — Très attendu par ses camarades du Parti travailliste, le premier ministre britannique Tony Blair a reconnu hier devant le congrès annuel de son parti que la guerre en Irak avait divisé la Grande-Bretagne tout en estimant qu'il ne pouvait «sincèrement» pas s'excuser d'avoir participé au renversement de Saddam Hussein.

«Je sais que cette question a divisé le pays. Je comprend tout à fait pourquoi beaucoup s'y sont opposé», a déclaré Tony Blair lors du congrès annuel du Labour à Brighton dans le sud de l'Angleterre.

À quelques mois de probables élections générales, envisagées en mai 2005, le locataire de Downing Street espérait profiter de ce congrès pour recentrer le débat sur la politique intérieure. Mais le sort de l'otage britannique Kenneth Bigley et les deux soldats tués hier à Bassora ont ramené l'Irak sur le devant de la scène.

«Les preuves sur le fait que Saddam possédait véritablement des armes chimiques et biologiques [...] se sont révélées fausses. Je le reconnais et je l'accepte», a-t-il déclaré.

«Le problème est que je peux demander pardon pour les renseignements qui se sont avérés faux, mais je ne peux pas, sincèrement du moins, demander pardon pour avoir renversé Saddam, a-t-il poursuivi. Le monde est un meilleur endroit avec Saddam en prison et pas au pouvoir.»

Tony Blair a une nouvelle fois appelé la Grande-Bretagne à «s'unir dans notre détermination à nous tenir aux côtés du peuple irakien jusqu'à ce que le travail soit fait». Il a également rendu hommage aux soldats tués hier à Bassora. «Ils sont dans nos pensées et dans nos coeurs.»

Ses propos n'ont toutefois pas réussi à apaiser les tensions régnant actuellement chez les travaillistes, que le conflit irakien a profondément divisés. Le discours du premier ministre britannique a été interrompu par plusieurs manifestants anti-guerre et par un délégué de son parti, Hector Christie, qui lui a crié «Vous avez du sang sur les mains!»

Affaibli par le conflit irakien et marqué par la crise de confiance de la population — et de certains de ses camarades — vis-à-vis de sa politique, Tony Blair a également profité de ce discours pour justifier ses choix.

«Quand j'entends les gens dire "je veux que le vieux Tony Blair revienne, celui qui se préoccupe des gens", je veux dire quelque chose. Je ne pense pas avoir changé en tant qu'être humain, en tant que père de famille. Mais changé en tant que dirigeant, a-t-il assuré. Je me suis rendu compte que la politique, ce n'est pas uniquement se préoccuper des autres. C'est également faire ce que l'on croit juste et s'y tenir.»

«Donc je ne minimise pas les différences que certains d'entre vous peuvent avoir avec moi sur l'Irak, a-t-il ajouté. La seule solution peut venir de la compréhension que la décision, qu'on l'approuve ou pas, a été prise parce que je pensais sincèrement, que la sécurité de la Grande-Bretagne en dépendait.»

Outre les protestations contre la guerre en Irak, le discours de Tony Blair aura été marqué par une manifestation des chasseurs de renards, protestant contre l'interdiction de cette pratique décidée par le gouvernement. Un cheval et deux veaux morts ont ainsi été déposés à proximité de la gare de Brighton et du bâtiment abritant la conférence peu avant le début de la manifestation.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012