La «passionnée» et la «rationnelle» ont forcé l'admiration
29 septembre 2004
Actualités internationales
Rome — Les otages italiennes Simona Torretta et Simona Pari, libérées hier à Bagdad, ont forcé l'admiration de leurs concitoyens qui se sont mobilisés pour elles tout au long des trois semaines de leur détention.
Pour tous les Italiens, elles sont devenues «les deux Simona», parties en Irak dans des conditions difficiles afin «d'aider les plus démunis et les enfants».
De la personne de la rue au président de la République Carlo Azeglio Ciampi, toute l'Italie s'est émue devant la détermination et la simplicité de ces deux jeunes femmes.
Elles témoignent de «l'esprit de solidarité qui ne connaît pas de frontières pour aider les déshérités et ceux qui sont dans le besoin», avait déclaré le président Ciampi, appelant à leur libération.
Des dizaines de milliers de personnes avaient participé à des retraites aux flambeaux ou envoyé des messages de solidarité pour que les deux Simona ne tombent pas dans l'oubli.
Toutes deux âgées de 29 ans et toutes deux bardées de diplômes, Simona Torretta et Simona Pari travaillent pour l'association Un pont pour Bagdad, une organisation non gouvernementale italienne, fondée il y a treize ans.
Malgré son jeune âge, Simona Torretta est déjà considérée comme un «vétéran» de l'Irak, pays qui l'avait séduite dès son premier voyage en 1994.
Originaire de Rome, aînée de deux autres soeurs et orpheline de père, elle s'était installée en 1996 à Bagdad et y était restée pendant la durée de la guerre en 2003.
Diplômée d'art de l'académie de Rome, elle a mené parallèlement à son action humanitaire des études d'anthropologie qu'elle a poursuivies tout en étant à Bagdad comme chef de mission de l'ONG. Le jour de l'enlèvement, le 7 septembre, elle avait consacré une partie de la journée à étudier.
Dans la capitale irakienne, elle s'est occupée de la reconstruction d'une bibliothèque et d'un projet pour réhabiliter les écoles. Décrite par ses amis comme une «femme très déterminée», elle avait remué ciel et terre pour faire hospitaliser à Rome une fillette irakienne malade de leucémie. La petite Hanya, 14 ans aujourd'hui, manquait de tous les médicaments en Irak et avait été sauvée, regagnant son pays guérie, en juin 2002, après 18 mois de soins.
Simona Pari, née à Bologne, a fait sa scolarité à Rimini (côte adriatique) où ses parents divorcés, Donatella et Alfonso, sont toujours installés. Elle était revenue à Bologne pour ses études et avait commencé à collaborer avec Un pont pour Bagdad il y a deux ans.
Diplômée en philosophie, en journalisme, et titulaire d'un master en coopération et développement, elle avait auparavant travaillé pour Save the children Italie, tout comme Simona Torretta pendant une période, s'occupant de la lutte contre le trafic des enfants.
Simona Pari s'était également rendue en Afghanistan, au Kosovo, en Albanie et au Montenegro, et avait écrit de nombreux articles pour des journaux sur ces missions.
Arrivée à Bagdad au printemps 2003, elle avait travaillé sur un projet d'école qui avait accueilli environ 200 jeunes enfants irakiens l'été dernier.
Ses amis la disent «exubérante, courageuse et très motivée». Dans tous les reportages télévisés, elle apparaissait également élégante, choisissant des foulards colorés pour se couvrir la tête.
Les deux jeunes femmes formaient un tandem complémentaire : Simona Torretta étant décrite comme une «passionnée», Simona Pari comme une «rationnelle».
Engagés ou non dans les manifestations contre la guerre en Irak, tous les Italiens avaient admiré l'enthousiasme des deux jeunes femmes et leur joie de vivre quand elles faisaient des rondes avec les enfants de leur école.
Pour tous les Italiens, elles sont devenues «les deux Simona», parties en Irak dans des conditions difficiles afin «d'aider les plus démunis et les enfants».
De la personne de la rue au président de la République Carlo Azeglio Ciampi, toute l'Italie s'est émue devant la détermination et la simplicité de ces deux jeunes femmes.
Elles témoignent de «l'esprit de solidarité qui ne connaît pas de frontières pour aider les déshérités et ceux qui sont dans le besoin», avait déclaré le président Ciampi, appelant à leur libération.
Des dizaines de milliers de personnes avaient participé à des retraites aux flambeaux ou envoyé des messages de solidarité pour que les deux Simona ne tombent pas dans l'oubli.
Toutes deux âgées de 29 ans et toutes deux bardées de diplômes, Simona Torretta et Simona Pari travaillent pour l'association Un pont pour Bagdad, une organisation non gouvernementale italienne, fondée il y a treize ans.
Malgré son jeune âge, Simona Torretta est déjà considérée comme un «vétéran» de l'Irak, pays qui l'avait séduite dès son premier voyage en 1994.
Originaire de Rome, aînée de deux autres soeurs et orpheline de père, elle s'était installée en 1996 à Bagdad et y était restée pendant la durée de la guerre en 2003.
Diplômée d'art de l'académie de Rome, elle a mené parallèlement à son action humanitaire des études d'anthropologie qu'elle a poursuivies tout en étant à Bagdad comme chef de mission de l'ONG. Le jour de l'enlèvement, le 7 septembre, elle avait consacré une partie de la journée à étudier.
Dans la capitale irakienne, elle s'est occupée de la reconstruction d'une bibliothèque et d'un projet pour réhabiliter les écoles. Décrite par ses amis comme une «femme très déterminée», elle avait remué ciel et terre pour faire hospitaliser à Rome une fillette irakienne malade de leucémie. La petite Hanya, 14 ans aujourd'hui, manquait de tous les médicaments en Irak et avait été sauvée, regagnant son pays guérie, en juin 2002, après 18 mois de soins.
Simona Pari, née à Bologne, a fait sa scolarité à Rimini (côte adriatique) où ses parents divorcés, Donatella et Alfonso, sont toujours installés. Elle était revenue à Bologne pour ses études et avait commencé à collaborer avec Un pont pour Bagdad il y a deux ans.
Diplômée en philosophie, en journalisme, et titulaire d'un master en coopération et développement, elle avait auparavant travaillé pour Save the children Italie, tout comme Simona Torretta pendant une période, s'occupant de la lutte contre le trafic des enfants.
Simona Pari s'était également rendue en Afghanistan, au Kosovo, en Albanie et au Montenegro, et avait écrit de nombreux articles pour des journaux sur ces missions.
Arrivée à Bagdad au printemps 2003, elle avait travaillé sur un projet d'école qui avait accueilli environ 200 jeunes enfants irakiens l'été dernier.
Ses amis la disent «exubérante, courageuse et très motivée». Dans tous les reportages télévisés, elle apparaissait également élégante, choisissant des foulards colorés pour se couvrir la tête.
Les deux jeunes femmes formaient un tandem complémentaire : Simona Torretta étant décrite comme une «passionnée», Simona Pari comme une «rationnelle».
Engagés ou non dans les manifestations contre la guerre en Irak, tous les Italiens avaient admiré l'enthousiasme des deux jeunes femmes et leur joie de vivre quand elles faisaient des rondes avec les enfants de leur école.
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