Proche-orient - L'armée israélienne admet avoir commis une erreur à Gaza
L'enquête sur le raid meurtrier mené la semaine dernière par un F-16 de Tsahal à Gaza conclut à un raté des services de renseignements
Photo : Agence Reuters
Les forces israéliennes ont réoccupé Naplouse hier, qualifiant la ville de «capitale du terrorisme».
Jérusalem — L'enquête de l'armée israélienne sur le raid meurtrier mené la semaine dernière par un F-16 de Tsahal à Gaza, contre le domicile d'un haut responsable du mouvement islamiste Hamas, a conclu à un raté des services de renseignements, a annoncé hier l'armée.
Salah Chehada, chef de la branche militaire du Hamas, ainsi que son adjoint et 13 civils — dont neuf enfants — ont été tués quand un missile guidé d'une tonne s'est abattu, le 23 juillet, sur le domicile de Chehada, situé dans un quartier très peuplé de Gaza. L'épouse et une fille du militant ont également trouvé la mort.
Le raid a provoqué l'indignation de la communauté internationale, les États-Unis reprochant notamment au gouvernement israélien d'avoir eu la «main lourde».
«L'opération a permis l'élimination d'un terroriste de premier plan qui était recherché depuis longtemps par les forces de sécurité», déclare l'armée dans un document résumant les conclusions de l'enquête.
«Toutefois, l'enquête a relevé des erreurs dans les informations et les évaluations portant sur la présence, à proximité de Salah Chehada, de gens innocents.»
Manque d'informations
La télévision israélienne rapporte qu'au nombre des erreurs relevées figurent un manque d'informations émanant des services secrets au sujet de la cible visée et une analyse incorrecte des informations disponibles.
L'armée affirme que les modalités de sa frappe et le moment choisi pour l'effectuer auraient été modifiés si des pertes civiles avaient été jugées probables.
Des responsables militaires ont également déclaré que d'autres attaques visant Chehada avaient été annulées par le passé en raison de la présence de civils autour de lui.
Les autorités israéliennes affirment que Chehada a planifié des dizaines d'attentats perpétrés par le Hamas, qui prône la destruction de l'État d'Israël. Elles affirment également qu'il était sur le point de réaliser une série d'attaques de grande ampleur.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, a déclaré pour sa part, au retour d'une visite aux États-Unis, que le président George W. Bush avait demandé à l'État hébreu d'assouplir les restrictions pesant sur les Palestiniens dans les territoires réoccupés par l'armée, tout en poursuivant son offensive contre les militants soupçonnés de terrorisme.
«La population civile innocente ne doit pas en être victime», a déclaré Peres aux journalistes.
Salah Chehada, chef de la branche militaire du Hamas, ainsi que son adjoint et 13 civils — dont neuf enfants — ont été tués quand un missile guidé d'une tonne s'est abattu, le 23 juillet, sur le domicile de Chehada, situé dans un quartier très peuplé de Gaza. L'épouse et une fille du militant ont également trouvé la mort.
Le raid a provoqué l'indignation de la communauté internationale, les États-Unis reprochant notamment au gouvernement israélien d'avoir eu la «main lourde».
«L'opération a permis l'élimination d'un terroriste de premier plan qui était recherché depuis longtemps par les forces de sécurité», déclare l'armée dans un document résumant les conclusions de l'enquête.
«Toutefois, l'enquête a relevé des erreurs dans les informations et les évaluations portant sur la présence, à proximité de Salah Chehada, de gens innocents.»
Manque d'informations
La télévision israélienne rapporte qu'au nombre des erreurs relevées figurent un manque d'informations émanant des services secrets au sujet de la cible visée et une analyse incorrecte des informations disponibles.
L'armée affirme que les modalités de sa frappe et le moment choisi pour l'effectuer auraient été modifiés si des pertes civiles avaient été jugées probables.
Des responsables militaires ont également déclaré que d'autres attaques visant Chehada avaient été annulées par le passé en raison de la présence de civils autour de lui.
Les autorités israéliennes affirment que Chehada a planifié des dizaines d'attentats perpétrés par le Hamas, qui prône la destruction de l'État d'Israël. Elles affirment également qu'il était sur le point de réaliser une série d'attaques de grande ampleur.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, a déclaré pour sa part, au retour d'une visite aux États-Unis, que le président George W. Bush avait demandé à l'État hébreu d'assouplir les restrictions pesant sur les Palestiniens dans les territoires réoccupés par l'armée, tout en poursuivant son offensive contre les militants soupçonnés de terrorisme.
«La population civile innocente ne doit pas en être victime», a déclaré Peres aux journalistes.
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