Nations unies - Les Palestiniens appellent au respect de leurs choix
22 septembre 2004
Actualités internationales
Ramallah — Un haut responsable palestinien a affirmé hier que la direction palestinienne, durement critiquée par le président américain George W. Bush à l'ONU, était démocratiquement élue et que les choix du peuple palestinien devaient être respectés.
«Le peuple palestinien a choisi sa direction à travers des élections libres et démocratique, et tout le monde doit respecter le choix démocratique du peuple palestinien», a déclaré à l'AFP le ministre palestinien chargé des Négociations, Saëb Erakat.
Dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, M. Bush, faisant allusion au président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, sans le citer, a exhorté les dirigeants mondiaux à «arrêter tout traitement de faveur et tout soutien pour tout dirigeant palestinien qui ne sert pas son peuple et trahit sa cause».
«Ceux qui devront diriger un État palestinien indépendant devraient adopter des méthodes pacifiques pour obtenir satisfaction de leurs droits et créer les institutions réformées d'une démocratie stable», a dit le président américain.
M. Bush a en outre appelé Israël à geler les implantations juives et à démanteler les points de colonisation non autorisés dans les territoires occupés.
«Israël doit imposer un gel des implantations, démanteler les avant-postes non autorisés et mettre fin aux humiliations quotidiennes des Palestiniens, ainsi qu'éviter toute action qui ferait pression sur les négociations finales», a souligné M. Bush.
Pressions
M. Erakat a estimé que M. Bush doit exercer de véritables pressions contre Israël et ne pas se contenter de paroles.
«Le président Bush doit contraindre Israël à cesser la colonisation et la construction de murs car les simples appels tombent sur de sourdes oreilles en Israël, dont le gouvernement poursuit une politique d'expansion colonialiste et d'annexion», a-t-il dit.
Il a invité le président Bush à «imposer des mécanismes et un calendrier» pour l'application de la Feuille de route, le plan de paix international resté lettre morte depuis son lancement, en juin 2003.
Nabil Abou Roudeina, principal conseiller de M. Arafat, a également rejeté les critiques de M. Bush à l'encontre des dirigeants palestiniens.
«La direction palestinienne est une direction élue et le dernier mot revient au peuple palestinien. Les déclarations du président Bush auraient dû être dirigées contre l'occupation israélienne et la nécessité d'y mettre fin pour faire avancer le processus de paix et appliquer la Feuille de route», a dit M. Abou Roudeina à l'AFP.
«L'occupation israélienne est à l'origine de tous les problèmes et nous exhortons l'administration américaine à faire cesser les crimes israéliens commis quotidiennement et à oeuvrer pour l'application de la Feuille de route», a-t-il ajouté.
La Feuille de route, élaborée par le quartette international États-Unis, Union européenne, Russie et ONU, prévoit la création d'un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza d'ici 2005.
Le premier ministre israélien Ariel Sharon, qui affiche sa volonté de renforcer les blocs des colonies en Cisjordanie après le retrait prévu de la bande de Gaza, ne cache pas son hostilité à l'application de ce plan.
«Le peuple palestinien a choisi sa direction à travers des élections libres et démocratique, et tout le monde doit respecter le choix démocratique du peuple palestinien», a déclaré à l'AFP le ministre palestinien chargé des Négociations, Saëb Erakat.
Dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, M. Bush, faisant allusion au président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, sans le citer, a exhorté les dirigeants mondiaux à «arrêter tout traitement de faveur et tout soutien pour tout dirigeant palestinien qui ne sert pas son peuple et trahit sa cause».
«Ceux qui devront diriger un État palestinien indépendant devraient adopter des méthodes pacifiques pour obtenir satisfaction de leurs droits et créer les institutions réformées d'une démocratie stable», a dit le président américain.
M. Bush a en outre appelé Israël à geler les implantations juives et à démanteler les points de colonisation non autorisés dans les territoires occupés.
«Israël doit imposer un gel des implantations, démanteler les avant-postes non autorisés et mettre fin aux humiliations quotidiennes des Palestiniens, ainsi qu'éviter toute action qui ferait pression sur les négociations finales», a souligné M. Bush.
Pressions
M. Erakat a estimé que M. Bush doit exercer de véritables pressions contre Israël et ne pas se contenter de paroles.
«Le président Bush doit contraindre Israël à cesser la colonisation et la construction de murs car les simples appels tombent sur de sourdes oreilles en Israël, dont le gouvernement poursuit une politique d'expansion colonialiste et d'annexion», a-t-il dit.
Il a invité le président Bush à «imposer des mécanismes et un calendrier» pour l'application de la Feuille de route, le plan de paix international resté lettre morte depuis son lancement, en juin 2003.
Nabil Abou Roudeina, principal conseiller de M. Arafat, a également rejeté les critiques de M. Bush à l'encontre des dirigeants palestiniens.
«La direction palestinienne est une direction élue et le dernier mot revient au peuple palestinien. Les déclarations du président Bush auraient dû être dirigées contre l'occupation israélienne et la nécessité d'y mettre fin pour faire avancer le processus de paix et appliquer la Feuille de route», a dit M. Abou Roudeina à l'AFP.
«L'occupation israélienne est à l'origine de tous les problèmes et nous exhortons l'administration américaine à faire cesser les crimes israéliens commis quotidiennement et à oeuvrer pour l'application de la Feuille de route», a-t-il ajouté.
La Feuille de route, élaborée par le quartette international États-Unis, Union européenne, Russie et ONU, prévoit la création d'un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza d'ici 2005.
Le premier ministre israélien Ariel Sharon, qui affiche sa volonté de renforcer les blocs des colonies en Cisjordanie après le retrait prévu de la bande de Gaza, ne cache pas son hostilité à l'application de ce plan.
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