Irak: les ravisseurs des otages français exigeraient une rançon
Bagdad — Les ravisseurs présumés des deux journalistes français retenus en otage en Irak ont exigé, selon un communiqué diffusé hier, le paiement d'une rançon de cinq millions de dollars d'ici 48 heures pour libérer Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Cette revendication, qui n'a pas pu être authentifiée dans l'immédiat, a été faite sous la forme d'un communiqué sur un site Internet au nom de l'«Armée islamique en Irak».
Les autorités françaises ont accueilli cette annonce avec circonspection, réaffirmant leur confiance dans une issue favorable. «Nous prenons ces informations toujours avec sérieux. Elles inspirent de la part des experts beaucoup de scepticisme, nous essayons de vérifier leur validité qui n'est pas, à ce moment où je vous parle, constatée», a déclaré Jean-Pierre Raffarin.
«Rien ne remet en cause la confiance que nous avons aujourd'hui dans une issue favorable», a ajouté le premier ministre français sur RTL.
La demande de rançon est assortie d'autres exigences: que la France s'engage à ne pas conclure d'accord militaire ou commercial avec le nouveau pouvoir à Bagdad et que soient respectées les conditions de la trêve des attentats de trois mois proposée en avril aux gouvernements européens par al-Qaïda en échange du retrait des forces engagées en Afghanistan et en Irak.
Le groupe assure qu'il se contentera de voir satisfaire une seule de ses exigences, mais demande à ne plus être bombardé, comme l'ont fait le week-end dernier les forces américaines et irakiennes à Latifiya, ville sunnite où ont été enlevés Chesnot et Malbrunot.
Après une tournée au Moyen-Orient la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier s'est rendu hier au Kosovo, où il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts entrepris d'une «façon très prudente et discrète».
Dans la matinée, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a fait état d'indications «sérieuses» permettant de croire que les deux journalistes et leur chauffeur syrien étaient en bonne santé et qu'une libération était «possible».
Des libérations d'otages sont intervenus parallèlement hier en Irak, le ministère jordanien des Affaires étrangères annonçant que quatre chauffeurs routiers — trois Jordaniens et un Soudanais — avaient recouvré la liberté. C'est aussi le cas d'un routier turc, dont la compagne a accepté de cesser de travailler en Irak, comme l'exigeaient les ravisseurs.
Sept marines tués
L'explosion d'une voiture piégée dans les faubourgs de Fallouja a par ailleurs causé la mort de sept marines américains et trois membres de la Garde nationale irakienne. Il s'agit du plus lourd bilan infligé à l'armée américaine en cinq mois lors d'une seule attaque. Elle porte à au moins 739 le nombre de militaires américains tués au combat depuis le déclenchement de l'invasion de l'Irak.
À Bagdad, à l'annonce de la capture d'Ezzat Ibrahim al Douri, l'ancien bras droit de Saddam Hussein, a succédé hier un démenti des autorités.
«Les examens médicaux appropriés montrent que la personne qui a été arrêtée n'est pas Ezzat Ibrahim, mais une personne qui lui est proche et qui est également recherchée par les pouvoirs publics», a déclaré le ministère de l'Intérieur.
L'annonce de cette arrestation par le ministère de la Défense irakien dimanche avait été rapidement mise en doute par divers responsables et par les forces américaines et irakiennes.
Ezzat Ibrahim figurait en sixième place sur la liste des 55 ex-responsables irakiens les plus recherchés par les Américains après l'invasion. Aujourd'hui, il est le plus recherché de ceux qui sont toujours en fuite. Une récompense de dix millions de dollars est promise à quiconque permettra de le retrouver.
Semblable confusion laisse planer de nouveaux doutes sur l'efficacité et l'unité du gouvernement de transition irakien, qui prépare les élections de janvier 2005.
Les autorités n'ont pas expliqué pour le moment la raison pour laquelle tant de hauts responsables se sont trompés concernant la capture du «faux» Ezzat Ibrahim.
C'est la deuxième fois que le gouvernement de transition doit faire machine arrière de la sorte depuis que lui a été rétrocédée officiellement la souveraineté de l'Irak, fin juin.
En août, le gouvernement avait assuré que l'armée avait pénétré sans coup férir à l'intérieur du sanctuaire chiite de l'imam Ali à Najaf et avait parlé de l'arrestation de plusieurs centaines d'insurgés retranchés à l'intérieur.
L'armée américaine affirme qu'Ibrahim a joué ou joue un rôle de premier plan dans l'organisation de l'insurrection et sa capture aurait sans conteste porté un coup sérieux aux groupes armés.
Les autorités françaises ont accueilli cette annonce avec circonspection, réaffirmant leur confiance dans une issue favorable. «Nous prenons ces informations toujours avec sérieux. Elles inspirent de la part des experts beaucoup de scepticisme, nous essayons de vérifier leur validité qui n'est pas, à ce moment où je vous parle, constatée», a déclaré Jean-Pierre Raffarin.
«Rien ne remet en cause la confiance que nous avons aujourd'hui dans une issue favorable», a ajouté le premier ministre français sur RTL.
La demande de rançon est assortie d'autres exigences: que la France s'engage à ne pas conclure d'accord militaire ou commercial avec le nouveau pouvoir à Bagdad et que soient respectées les conditions de la trêve des attentats de trois mois proposée en avril aux gouvernements européens par al-Qaïda en échange du retrait des forces engagées en Afghanistan et en Irak.
Le groupe assure qu'il se contentera de voir satisfaire une seule de ses exigences, mais demande à ne plus être bombardé, comme l'ont fait le week-end dernier les forces américaines et irakiennes à Latifiya, ville sunnite où ont été enlevés Chesnot et Malbrunot.
Après une tournée au Moyen-Orient la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier s'est rendu hier au Kosovo, où il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts entrepris d'une «façon très prudente et discrète».
Dans la matinée, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a fait état d'indications «sérieuses» permettant de croire que les deux journalistes et leur chauffeur syrien étaient en bonne santé et qu'une libération était «possible».
Des libérations d'otages sont intervenus parallèlement hier en Irak, le ministère jordanien des Affaires étrangères annonçant que quatre chauffeurs routiers — trois Jordaniens et un Soudanais — avaient recouvré la liberté. C'est aussi le cas d'un routier turc, dont la compagne a accepté de cesser de travailler en Irak, comme l'exigeaient les ravisseurs.
Sept marines tués
L'explosion d'une voiture piégée dans les faubourgs de Fallouja a par ailleurs causé la mort de sept marines américains et trois membres de la Garde nationale irakienne. Il s'agit du plus lourd bilan infligé à l'armée américaine en cinq mois lors d'une seule attaque. Elle porte à au moins 739 le nombre de militaires américains tués au combat depuis le déclenchement de l'invasion de l'Irak.
À Bagdad, à l'annonce de la capture d'Ezzat Ibrahim al Douri, l'ancien bras droit de Saddam Hussein, a succédé hier un démenti des autorités.
«Les examens médicaux appropriés montrent que la personne qui a été arrêtée n'est pas Ezzat Ibrahim, mais une personne qui lui est proche et qui est également recherchée par les pouvoirs publics», a déclaré le ministère de l'Intérieur.
L'annonce de cette arrestation par le ministère de la Défense irakien dimanche avait été rapidement mise en doute par divers responsables et par les forces américaines et irakiennes.
Ezzat Ibrahim figurait en sixième place sur la liste des 55 ex-responsables irakiens les plus recherchés par les Américains après l'invasion. Aujourd'hui, il est le plus recherché de ceux qui sont toujours en fuite. Une récompense de dix millions de dollars est promise à quiconque permettra de le retrouver.
Semblable confusion laisse planer de nouveaux doutes sur l'efficacité et l'unité du gouvernement de transition irakien, qui prépare les élections de janvier 2005.
Les autorités n'ont pas expliqué pour le moment la raison pour laquelle tant de hauts responsables se sont trompés concernant la capture du «faux» Ezzat Ibrahim.
C'est la deuxième fois que le gouvernement de transition doit faire machine arrière de la sorte depuis que lui a été rétrocédée officiellement la souveraineté de l'Irak, fin juin.
En août, le gouvernement avait assuré que l'armée avait pénétré sans coup férir à l'intérieur du sanctuaire chiite de l'imam Ali à Najaf et avait parlé de l'arrestation de plusieurs centaines d'insurgés retranchés à l'intérieur.
L'armée américaine affirme qu'Ibrahim a joué ou joue un rôle de premier plan dans l'organisation de l'insurrection et sa capture aurait sans conteste porté un coup sérieux aux groupes armés.
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