Un cessez-le-feu est annoncé à Najaf
Les manifestations d'appui à la rébellion se multiplient
14 août 2004
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Kidnappé 24 heures plus tôt, un journaliste du Sunday Telegraph, James Brandon, a été libéré grâce aux pressions exercées sur ses ravisseurs par le mouvement de Moqtada Sadr.
Bagdad — Un porte-parole du leader chiite radical Moqtada Sadr a annoncé hier qu'un accord de cessez-le-feu avait été conclu dans la ville sainte chiite de Najaf, où les miliciens de Sadr combattaient depuis neuf jours l'armée américaine et les forces gouvernementales irakiennes.
Par ailleurs, un journaliste britannique, James Brandon, pigiste du Sunday Telegraph, a été relâché 24 heures après avoir été enlevé par des hommes armés à Bassora, dans le sud de l'Irak.
Un porte-parole de Moqtada Sadr, Ahmed Chaibani, a déclaré à Najaf, dans le centre du pays, qu'un accord de cessez-le-feu avait été conclu dans la matinée «entre l'Armée du Mehdi, les forces d'occupation et ceux qui agissent avec elles», c'est-à-dire les miliciens de Sadr, les forces américaines et les forces du gouvernement intérimaire irakien. Vers 21h30 GMT, cette annonce n'avait pas été confirmée par une autre source. «Ce cessez-le-feu est illimité et doit se poursuivre pour favoriser les négociations en cours» entre ces parties, a ajouté M. Chaibani.
Peu après son arrivée à Bagdad, l'envoyé spécial en Irak du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, Ashraf Jehangir Qazi, a appelé à une solution pacifique du conflit à Najaf, à 120 km au sud de Bagdad. M. Qazi a lancé cet appel lors d'une rencontre avec le président Ghazi al-Yaouar et le premier ministre intérimaire Iyad Allaoui.
Auparavant, Moqtada Sadr a posé une série de conditions à la conclusion d'un accord de cessez-le-feu. «Si les forces d'occupation, les forces irakiennes de sécurité et les policiers irakiens quittent la ville et si la Marjaiya [la plus haute autorité religieuse chiite d'Irak] accepte d'en prendre le contrôle, alors l'Armée du Mehdi quittera Najaf», a déclaré un porte-parole du leader chiite. Moqtada Sadr exige également que l'Armée du Mehdi soit reconnue comme un «mouvement idéologique» et ait le droit de décider, si elle le souhaite, de devenir un mouvement politique.
Dans la journée, un autre porte-parole de Moqtada Sadr, Sayyed Hazem al-Araji, a appelé à Bagdad des milliers de fidèles chiites «à marcher sur Najaf», à l'issue d'une manifestation de soutien au jeune chef radical.
Moqtada Sadr a été «légèrement» blessé par «des éclats d'obus à la poitrine, à la jambe et au bras lors d'une attaque alors qu'il inspectait un de nos bataillons», a déclaré cheikh Ali al-Soumeisim, l'un de ses proches collaborateurs.
Le ministère irakien de la Défense a indiqué qu'un arrêt des combats était intervenu à Najaf, sans préciser s'il s'agissait du prélude à une trêve.
Sadr s'est adressé hier soir à ses miliciens dans l'enceinte du mausolée de l'imam Ali à Najaf, apparaissant souriant, avec une main bandée, et a salué ses troupes de l'Armée du Mehdi, a indiqué son porte-parole Ahmed Chaibani.
À l'occasion de la grande prière du vendredi, les manifestations de solidarité et les appels à soutenir le jeune chef rebelle se sont multipliés dans le reste de l'Irak et à l'étranger. De violents combats ont même éclaté hier à Hilla, au sud de Bagdad, entre des miliciens chiites et la police irakienne appuyée par les forces polonaises, causant la mort de trois policiers, selon le chef de la police de la ville.
À Bassora, un responsable du mouvement a appelé la police irakienne et la garde nationale à rejoindre l'Armée du Mehdi à Najaf. «Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous», a averti Ahmed al-Maliky.
À Fallouja, à l'ouest de Bagdad, 1500 musulmans sunnites arborant des photos de Moqtada Sadr ont appelé au djihad. À Téhéran, à l'appel des autorités, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à la sortie de la grande prière aux cris de «Mort à l'Amérique» et «Défendons le mausolée de l'imam avec notre sang». Au Liban, pays qui compte une forte proportion de chiites, les manifestations se sont multipliées.
Le journaliste britannique James Brandon a été relâché 24 heures après avoir été enlevé par des hommes armés à son hôtel de Bassora. Le bureau de Moqtada Sadr avait multiplié les appels aux ravisseurs pour qu'ils relâchent le journaliste «immédiatement». «Ils m'ont d'abord maltraité, mais leur attitude a changé après qu'ils ont entendu l'appel de Moqtada Sadr», a expliqué M. Brandon après sa libération.
Sur le terrain, sept Irakiens ont été tués et 34 blessés dans des attaques menées hier à l'aube par les forces américaines contre des positions présumées de Moqtada Sadr dans la ville de Kout.
À Fallouja, quatre Irakiens ont été tués et trois autres blessés lors d'une attaque américaine hier matin.
Quant aux otages, un homme d'affaires jordanien enlevé lundi en Irak a été libéré hier. Un site Internet islamiste a diffusé une vidéo montrant un Égyptien, accusé d'«espionnage» au profit des forces américaines, en train d'être décapité par le groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui, un Jordanien présumé lié à al-Qaïda.
Par ailleurs, un journaliste britannique, James Brandon, pigiste du Sunday Telegraph, a été relâché 24 heures après avoir été enlevé par des hommes armés à Bassora, dans le sud de l'Irak.
Un porte-parole de Moqtada Sadr, Ahmed Chaibani, a déclaré à Najaf, dans le centre du pays, qu'un accord de cessez-le-feu avait été conclu dans la matinée «entre l'Armée du Mehdi, les forces d'occupation et ceux qui agissent avec elles», c'est-à-dire les miliciens de Sadr, les forces américaines et les forces du gouvernement intérimaire irakien. Vers 21h30 GMT, cette annonce n'avait pas été confirmée par une autre source. «Ce cessez-le-feu est illimité et doit se poursuivre pour favoriser les négociations en cours» entre ces parties, a ajouté M. Chaibani.
Peu après son arrivée à Bagdad, l'envoyé spécial en Irak du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, Ashraf Jehangir Qazi, a appelé à une solution pacifique du conflit à Najaf, à 120 km au sud de Bagdad. M. Qazi a lancé cet appel lors d'une rencontre avec le président Ghazi al-Yaouar et le premier ministre intérimaire Iyad Allaoui.
Auparavant, Moqtada Sadr a posé une série de conditions à la conclusion d'un accord de cessez-le-feu. «Si les forces d'occupation, les forces irakiennes de sécurité et les policiers irakiens quittent la ville et si la Marjaiya [la plus haute autorité religieuse chiite d'Irak] accepte d'en prendre le contrôle, alors l'Armée du Mehdi quittera Najaf», a déclaré un porte-parole du leader chiite. Moqtada Sadr exige également que l'Armée du Mehdi soit reconnue comme un «mouvement idéologique» et ait le droit de décider, si elle le souhaite, de devenir un mouvement politique.
Dans la journée, un autre porte-parole de Moqtada Sadr, Sayyed Hazem al-Araji, a appelé à Bagdad des milliers de fidèles chiites «à marcher sur Najaf», à l'issue d'une manifestation de soutien au jeune chef radical.
Moqtada Sadr a été «légèrement» blessé par «des éclats d'obus à la poitrine, à la jambe et au bras lors d'une attaque alors qu'il inspectait un de nos bataillons», a déclaré cheikh Ali al-Soumeisim, l'un de ses proches collaborateurs.
Le ministère irakien de la Défense a indiqué qu'un arrêt des combats était intervenu à Najaf, sans préciser s'il s'agissait du prélude à une trêve.
Sadr s'est adressé hier soir à ses miliciens dans l'enceinte du mausolée de l'imam Ali à Najaf, apparaissant souriant, avec une main bandée, et a salué ses troupes de l'Armée du Mehdi, a indiqué son porte-parole Ahmed Chaibani.
À l'occasion de la grande prière du vendredi, les manifestations de solidarité et les appels à soutenir le jeune chef rebelle se sont multipliés dans le reste de l'Irak et à l'étranger. De violents combats ont même éclaté hier à Hilla, au sud de Bagdad, entre des miliciens chiites et la police irakienne appuyée par les forces polonaises, causant la mort de trois policiers, selon le chef de la police de la ville.
À Bassora, un responsable du mouvement a appelé la police irakienne et la garde nationale à rejoindre l'Armée du Mehdi à Najaf. «Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous», a averti Ahmed al-Maliky.
À Fallouja, à l'ouest de Bagdad, 1500 musulmans sunnites arborant des photos de Moqtada Sadr ont appelé au djihad. À Téhéran, à l'appel des autorités, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à la sortie de la grande prière aux cris de «Mort à l'Amérique» et «Défendons le mausolée de l'imam avec notre sang». Au Liban, pays qui compte une forte proportion de chiites, les manifestations se sont multipliées.
Le journaliste britannique James Brandon a été relâché 24 heures après avoir été enlevé par des hommes armés à son hôtel de Bassora. Le bureau de Moqtada Sadr avait multiplié les appels aux ravisseurs pour qu'ils relâchent le journaliste «immédiatement». «Ils m'ont d'abord maltraité, mais leur attitude a changé après qu'ils ont entendu l'appel de Moqtada Sadr», a expliqué M. Brandon après sa libération.
Sur le terrain, sept Irakiens ont été tués et 34 blessés dans des attaques menées hier à l'aube par les forces américaines contre des positions présumées de Moqtada Sadr dans la ville de Kout.
À Fallouja, quatre Irakiens ont été tués et trois autres blessés lors d'une attaque américaine hier matin.
Quant aux otages, un homme d'affaires jordanien enlevé lundi en Irak a été libéré hier. Un site Internet islamiste a diffusé une vidéo montrant un Égyptien, accusé d'«espionnage» au profit des forces américaines, en train d'être décapité par le groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui, un Jordanien présumé lié à al-Qaïda.
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