Violation généralisée des droits de l'homme au Congo, selon l'ONU
12 août 2004
Actualités internationales
Kinshasa — La situation des droits de l'homme dans le district de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), est «aujourd'hui l'une des plus désastreuses du monde», indique un rapport spécial de l'ONU sur la région, dont l'AFP a reçu hier une copie à Kinshasa.
Ce rapport de 70 pages, consacré essentiellement aux événements survenus de janvier 2002 à décembre 2003, a été transmis lundi au Conseil de sécurité de l'ONU pour examen, a affirmé la directrice de l'information à la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), Patricia Tomé, lors d'un point de presse.
«Tous les groupes armés ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des violations des lois relatives aux droits de l'homme sur une échelle massive», affirme ce document accablant qui souligne l'impunité caractérisée dans cette région.
Riche en or, en diamants et en ressources pétrolières, l'Ituri a connu, de 1999 à 2002, des violences interethniques attisées notamment par des armées étrangères (ougandaise et rwandaise) mais aussi par la mauvaise gouvernance, selon le rapport.
Le texte fait état des massacres à grande échelle, des tueries systématiques, des meurtres programmés et des viols des femmes et des jeunes filles par des hommes armés.
Rédigé par des enquêteurs de la Monuc, ce rapport note que plus de 8000 civils «ont été victimes de meurtre délibéré ou de l'emploi aveugle de la force» de la part de différents groupes armés et des ex-mouvements rebelles qui ont opéré dans l'Ituri, région d'environ six millions d'habitants, durant cette période de troubles.
D'innombrables femmes ont été enlevées et violées par les hommes armés appartenant à ces mouvements dont les dirigeants participent actuellement au pouvoir à Kinshasa dans un gouvernement de transition en place depuis fin juin 2003, selon le même rapport.
Ce rapport de 70 pages, consacré essentiellement aux événements survenus de janvier 2002 à décembre 2003, a été transmis lundi au Conseil de sécurité de l'ONU pour examen, a affirmé la directrice de l'information à la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), Patricia Tomé, lors d'un point de presse.
«Tous les groupes armés ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des violations des lois relatives aux droits de l'homme sur une échelle massive», affirme ce document accablant qui souligne l'impunité caractérisée dans cette région.
Riche en or, en diamants et en ressources pétrolières, l'Ituri a connu, de 1999 à 2002, des violences interethniques attisées notamment par des armées étrangères (ougandaise et rwandaise) mais aussi par la mauvaise gouvernance, selon le rapport.
Le texte fait état des massacres à grande échelle, des tueries systématiques, des meurtres programmés et des viols des femmes et des jeunes filles par des hommes armés.
Rédigé par des enquêteurs de la Monuc, ce rapport note que plus de 8000 civils «ont été victimes de meurtre délibéré ou de l'emploi aveugle de la force» de la part de différents groupes armés et des ex-mouvements rebelles qui ont opéré dans l'Ituri, région d'environ six millions d'habitants, durant cette période de troubles.
D'innombrables femmes ont été enlevées et violées par les hommes armés appartenant à ces mouvements dont les dirigeants participent actuellement au pouvoir à Kinshasa dans un gouvernement de transition en place depuis fin juin 2003, selon le même rapport.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

