Soldats canadiens tués par erreur en Afghanistan - Le pilote américain mis à l'amende
Le major Harry Schmidt a été jugé par un tribunal administratif plutôt que par la cour martiale
7 juillet 2004
Actualités internationales
La Nouvelle-Orléans — Le pilote américain qui avait bombardé par erreur des troupes canadiennes en Afghanistan en 2002, tuant quatre soldats, a été reconnu coupable de manquement à ses devoirs. Il sera réprimandé et devra renoncer à plus de 5000 $US de sa solde, a annoncé hier l'armée de l'air américaine.
Le major Harry Schmidt a attribué le bombardement fautif à la confusion engendrée par l'état de guerre, affirmant avoir pris les tirs des Canadiens pour une attaque des talibans. Selon le pilote, ses supérieurs ne lui ont jamais dit que les Canadiens effectuaient un entraînement à balles réelles près de l'aéroport de Kandahar, cette nuit-là.
L'armée de l'air américaine avait fait savoir le 25 juin qu'elle ne traduirait pas le major Schmidt en cour martiale sous l'accusation de manquement à ses devoirs relativement au bombardement. Au lieu de cela, le militaire a accepté une offre de justifier ses actes devant un général trois étoiles, au cours d'une audience administrative d'une heure. À cause de son caractère non judiciaire, une telle audience ne peut entraîner une peine de prison. En cour martiale, le soldat aurait été passible de six mois de prison.
«Il a expliqué exactement ce qu'il a fait et pourquoi il l'a fait», a déclaré l'avocat de la défense, Charles Gittins, à l'issue de l'audience qui s'est déroulée sur la base aérienne de Barksdale, en Louisiane, le 1er juillet. L'audience n'était ouverte ni au public ni aux médias, parce qu'on y traitait notamment d'informations secrètes.
Me Gittins a aussi fait un exposé devant le général. Il a notamment blâmé une amphétamine donnée par les autorités de l'armée de l'air aux pilotes pour les aider à rester éveillés pendant les longues missions, affirmant que celle-ci pouvait avoir altéré le jugement du pilote.
Mais l'armée américaine soutient que l'amphétamine Dexedrine n'est donnée aux pilotes qu'à de faibles doses et n'a qu'un léger effet stimulant.
Une enquête militaire avait conclu que le pilote aurait dû s'éloigner de la zone qu'il survolait au lieu de larguer la bombe.
Le major Schmidt demeure à l'emploi de la Garde nationale aérienne de l'Illinois, mais il avait auparavant accepté de ne plus jamais piloter un avion pour le compte des forces armées aériennes des États-Unis.
Le major Harry Schmidt a attribué le bombardement fautif à la confusion engendrée par l'état de guerre, affirmant avoir pris les tirs des Canadiens pour une attaque des talibans. Selon le pilote, ses supérieurs ne lui ont jamais dit que les Canadiens effectuaient un entraînement à balles réelles près de l'aéroport de Kandahar, cette nuit-là.
L'armée de l'air américaine avait fait savoir le 25 juin qu'elle ne traduirait pas le major Schmidt en cour martiale sous l'accusation de manquement à ses devoirs relativement au bombardement. Au lieu de cela, le militaire a accepté une offre de justifier ses actes devant un général trois étoiles, au cours d'une audience administrative d'une heure. À cause de son caractère non judiciaire, une telle audience ne peut entraîner une peine de prison. En cour martiale, le soldat aurait été passible de six mois de prison.
«Il a expliqué exactement ce qu'il a fait et pourquoi il l'a fait», a déclaré l'avocat de la défense, Charles Gittins, à l'issue de l'audience qui s'est déroulée sur la base aérienne de Barksdale, en Louisiane, le 1er juillet. L'audience n'était ouverte ni au public ni aux médias, parce qu'on y traitait notamment d'informations secrètes.
Me Gittins a aussi fait un exposé devant le général. Il a notamment blâmé une amphétamine donnée par les autorités de l'armée de l'air aux pilotes pour les aider à rester éveillés pendant les longues missions, affirmant que celle-ci pouvait avoir altéré le jugement du pilote.
Mais l'armée américaine soutient que l'amphétamine Dexedrine n'est donnée aux pilotes qu'à de faibles doses et n'a qu'un léger effet stimulant.
Une enquête militaire avait conclu que le pilote aurait dû s'éloigner de la zone qu'il survolait au lieu de larguer la bombe.
Le major Schmidt demeure à l'emploi de la Garde nationale aérienne de l'Illinois, mais il avait auparavant accepté de ne plus jamais piloter un avion pour le compte des forces armées aériennes des États-Unis.
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