L'ombre du terrorisme plane sur Independance Day
New York pose la première pierre de la Tour de la liberté
5 juillet 2004
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
New York a profité des célébrations de l’indépendance américaine pour lancer la construction de la Tour de la liberté. Un bloc de granit de 20 tonnes a été posé hier pour symboliser l’immense gratte-ciel qui s’élèvera dans le ciel de New
New York — Un bloc de granit de 20 tonnes a été posé hier pour symboliser la future «Tour de la liberté», l'immense gratte-ciel qui s'élèvera dans le ciel de New York pour remplacer les tours du World Trade Center anéanties par les attentats du 11 septembre 2001.
Symboliquement, cette cérémonie de la «première pierre» s'est déroulée le jour de la célébration de l'Indépendance des États-Unis, que le président américain a quant à lui soulignée par un discours prononcé à Charleston, en Virginie occidentale.
George W. Bush, en campagne pour sa réélection, y a exalté les valeurs de l'Amérique. «Cette histoire que nous célébrons aujourd'hui [hier] est une preuve du pouvoir qu'a la liberté de changer le monde. Et nous pensons toujours, au 228e anniversaire de l'Amérique, que la liberté a le pouvoir de changer le monde», a déclaré M. Bush.
La Maison-Blanche n'a pas choisi la Virginie occidentale par hasard pour y faire participer le président américain aux cérémonies du 4 juillet.
Cet État figure parmi les 18 qui sont considérés comme déterminants pour l'élection présidentielle du 2 novembre, qui verra M. Bush affronter le démocrate John Kerry. Le président républicain l'avait emporté avec 6,3 % d'avance sur son adversaire démocrate, Al Gore, à la dernière présidentielle de 2000.
Cela ne représente que 40 000 voix environ, qui pourraient basculer en raison des pertes d'emplois ayant touché les États-Unis depuis trois ans. La Virginie occidentale a ainsi perdu 45 000 emplois depuis 2001. «Notre économie est en bonne santé et en croissance», a toutefois affirmé M. Bush hier.
La Virginie occidentale est aussi un État d'où viennent de nombreux militaires, alors que près de 140 000 soldats américains sont déployés en Irak depuis la guerre lancée en mars 2003 pour renverser le dictateur Saddam Hussein. «Le jour où nous célébrons notre liberté, nous voulons les remercier de défendre celle de l'Amérique», a-t-il dit, ajoutant qu'«ils nous rendent fiers chaque jour».
Depuis la chute de Saddam Hussein, l'administration éprouve les plus grandes difficultés à stabiliser le pays, dont elle a transmis la souveraineté, le 28 juin, à un gouvernement intérimaire. «Grâce à notre initiative, l'Irak est aujourd'hui une nation libre et souveraine», a affirmé M. Bush.
Le président avait bénéficié, après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 qui ont fait quelque 3000 morts aux États-Unis, d'une forte popularité en tant que «président de guerre», comme il aime à se qualifier lui-même. «Les menaces pesant sur notre pays sont réelles. Nous savons que les terroristes veulent encore le frapper», a-t-il répété à Charleston.
La Tour de la liberté
À New York, les organisateurs de la cérémonie de la première pierre n'ont pas manqué de partager ce sentiment. «Nous déposons aujourd'hui la première pierre d'un nouveau symbole de cette ville, de ce pays, et de notre détermination à triompher face au terrorisme», a déclaré le gouverneur de l'État de New York, George Pataki. «Que cette Tour de la liberté montre au monde que ce que nos ennemis ont cherché à détruire — notre démocratie, notre liberté, notre mode de vie — est plus élevé qu'il ne l'a jamais été», a-t-il ajouté.
Parmi les 500 personnes réunies autour de M. Pataki à Ground Zero, au sud de Manhattan, se trouvaient des rescapés et des proches des 2749 personnes ayant péri dans les attentats revendiqués par al-Qaïda. Le fils d'un policier tué le 11 septembre 2001 a lu des extraits de la Déclaration d'indépendance des États-Unis.
La Tour de la liberté, qui devrait être achevée en 2008 ou 2009, constitue la pièce maîtresse du projet de reconstruction de Ground Zero. Surmontée à son extrémité d'une antenne de télécommunication, elle mesurera plus de 541 mètres, en fait 1776 pieds, pour rappeler l'année de déclaration de l'indépendance américaine.
Ses concepteurs assurent que cette tour deviendra le gratte-ciel le plus haut et le plus sûr jamais conçu, le record de hauteur étant actuellement détenu par les tours Petronas, à Kuala Lumpur, avec 452 mètres. «Nous allons avoir un nouvel icône sur la ligne d'horizon de cette grande ville de New York», a promis hier le propriétaire du bail du World Trade Center, Larry Silverstein.
L'emplacement des tours jumelles effondrées est considéré comme un domaine sacré par de nombreuses familles des victimes qui ne souhaitaient pas voir les traditionnels casques et pelles en or symbolisant le lancement des travaux.
Certains proches se sont plaints de la hâte manifestée par les promoteurs à entreprendre le chantier. «Nous avons vu des camions rouler sur les empreintes qui demeurent», a regretté Anthony Gardner, qui a perdu son frère, Harvey, dans l'attaque.
Par ailleurs, sur le bloc de granit provenant des montagnes Adirondack, dans l'État de New York, est gravée une inscription rendant hommage aux victimes et à «la persistance de l'esprit de liberté».
La construction d'un mémorial permanent dédié aux victimes est prévue dans l'ambitieux projet de reconstruction de Ground Zero qui, outre la Tour de la liberté, comprendra quatre immeubles de bureaux. L'ensemble devrait être terminé pour 2013 pour un coût estimé à 12 milliards $US.
Le sommet de la Tour de la liberté sera orné d'une immense flèche transparente et asymétrique, légèrement orientée vers l'ouest, sorte de «rappel moderne et symbolique» de la torche de la Statue de la liberté, selon l'architecte David Childs qui a imaginé le tout avec son homologue Daniel Libeskind, concepteur de la reconstruction d'ensemble.
Symboliquement, cette cérémonie de la «première pierre» s'est déroulée le jour de la célébration de l'Indépendance des États-Unis, que le président américain a quant à lui soulignée par un discours prononcé à Charleston, en Virginie occidentale.
George W. Bush, en campagne pour sa réélection, y a exalté les valeurs de l'Amérique. «Cette histoire que nous célébrons aujourd'hui [hier] est une preuve du pouvoir qu'a la liberté de changer le monde. Et nous pensons toujours, au 228e anniversaire de l'Amérique, que la liberté a le pouvoir de changer le monde», a déclaré M. Bush.
La Maison-Blanche n'a pas choisi la Virginie occidentale par hasard pour y faire participer le président américain aux cérémonies du 4 juillet.
Cet État figure parmi les 18 qui sont considérés comme déterminants pour l'élection présidentielle du 2 novembre, qui verra M. Bush affronter le démocrate John Kerry. Le président républicain l'avait emporté avec 6,3 % d'avance sur son adversaire démocrate, Al Gore, à la dernière présidentielle de 2000.
Cela ne représente que 40 000 voix environ, qui pourraient basculer en raison des pertes d'emplois ayant touché les États-Unis depuis trois ans. La Virginie occidentale a ainsi perdu 45 000 emplois depuis 2001. «Notre économie est en bonne santé et en croissance», a toutefois affirmé M. Bush hier.
La Virginie occidentale est aussi un État d'où viennent de nombreux militaires, alors que près de 140 000 soldats américains sont déployés en Irak depuis la guerre lancée en mars 2003 pour renverser le dictateur Saddam Hussein. «Le jour où nous célébrons notre liberté, nous voulons les remercier de défendre celle de l'Amérique», a-t-il dit, ajoutant qu'«ils nous rendent fiers chaque jour».
Depuis la chute de Saddam Hussein, l'administration éprouve les plus grandes difficultés à stabiliser le pays, dont elle a transmis la souveraineté, le 28 juin, à un gouvernement intérimaire. «Grâce à notre initiative, l'Irak est aujourd'hui une nation libre et souveraine», a affirmé M. Bush.
Le président avait bénéficié, après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 qui ont fait quelque 3000 morts aux États-Unis, d'une forte popularité en tant que «président de guerre», comme il aime à se qualifier lui-même. «Les menaces pesant sur notre pays sont réelles. Nous savons que les terroristes veulent encore le frapper», a-t-il répété à Charleston.
La Tour de la liberté
À New York, les organisateurs de la cérémonie de la première pierre n'ont pas manqué de partager ce sentiment. «Nous déposons aujourd'hui la première pierre d'un nouveau symbole de cette ville, de ce pays, et de notre détermination à triompher face au terrorisme», a déclaré le gouverneur de l'État de New York, George Pataki. «Que cette Tour de la liberté montre au monde que ce que nos ennemis ont cherché à détruire — notre démocratie, notre liberté, notre mode de vie — est plus élevé qu'il ne l'a jamais été», a-t-il ajouté.
Parmi les 500 personnes réunies autour de M. Pataki à Ground Zero, au sud de Manhattan, se trouvaient des rescapés et des proches des 2749 personnes ayant péri dans les attentats revendiqués par al-Qaïda. Le fils d'un policier tué le 11 septembre 2001 a lu des extraits de la Déclaration d'indépendance des États-Unis.
La Tour de la liberté, qui devrait être achevée en 2008 ou 2009, constitue la pièce maîtresse du projet de reconstruction de Ground Zero. Surmontée à son extrémité d'une antenne de télécommunication, elle mesurera plus de 541 mètres, en fait 1776 pieds, pour rappeler l'année de déclaration de l'indépendance américaine.
Ses concepteurs assurent que cette tour deviendra le gratte-ciel le plus haut et le plus sûr jamais conçu, le record de hauteur étant actuellement détenu par les tours Petronas, à Kuala Lumpur, avec 452 mètres. «Nous allons avoir un nouvel icône sur la ligne d'horizon de cette grande ville de New York», a promis hier le propriétaire du bail du World Trade Center, Larry Silverstein.
L'emplacement des tours jumelles effondrées est considéré comme un domaine sacré par de nombreuses familles des victimes qui ne souhaitaient pas voir les traditionnels casques et pelles en or symbolisant le lancement des travaux.
Certains proches se sont plaints de la hâte manifestée par les promoteurs à entreprendre le chantier. «Nous avons vu des camions rouler sur les empreintes qui demeurent», a regretté Anthony Gardner, qui a perdu son frère, Harvey, dans l'attaque.
Par ailleurs, sur le bloc de granit provenant des montagnes Adirondack, dans l'État de New York, est gravée une inscription rendant hommage aux victimes et à «la persistance de l'esprit de liberté».
La construction d'un mémorial permanent dédié aux victimes est prévue dans l'ambitieux projet de reconstruction de Ground Zero qui, outre la Tour de la liberté, comprendra quatre immeubles de bureaux. L'ensemble devrait être terminé pour 2013 pour un coût estimé à 12 milliards $US.
Le sommet de la Tour de la liberté sera orné d'une immense flèche transparente et asymétrique, légèrement orientée vers l'ouest, sorte de «rappel moderne et symbolique» de la torche de la Statue de la liberté, selon l'architecte David Childs qui a imaginé le tout avec son homologue Daniel Libeskind, concepteur de la reconstruction d'ensemble.
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