Plan d'action de Khartoum pour le retour des déplacés du Darfour
5 juillet 2004
Actualités internationales
Khartoum — Le ministre soudanais de l'Intérieur, Abdel Rahim Mohammed Hussein, a annoncé hier que Khartoum avait établi un plan d'action pour le retour des déplacés du Darfour dans leurs foyers.
Lors d'une conférence de presse, il a par ailleurs indiqué que les autorités ne pouvaient pas accepter une demande des États-Unis de faire juger cinq chefs tribaux de cette région qui semblent être accusés de violations de droits de l'homme.
Le ministre a précisé que le gouvernement avait «établi un plan pour le retour volontaire» de plus de un million de personnes déplacées du Darfour, théâtre selon l'ONU de la crise humanitaire la plus grave dans le monde.
Il a précisé que «les villages les plus petits et les plus dispersés seraient rassemblés dans des localités plus grandes, en collaboration avec les chefs autochtones». Il a ajouté que le gouvernement assurerait aux déplacés qui accepteraient de rentrer chez eux «les services, des matériaux de construction et de la nourriture pour trois mois».
Le général Hussein, nommé la semaine dernière représentant personnel du président Omar al-Béchir au Darfour, a souligné que «seulement 30 % des villages désertés ont été détruits ou brûlés» et que 70 % d'entre eux étaient intacts. Il a ajouté que les chefs tribaux seraient associés aux arrangements de sécurité et que les villageois participeraient à la défense de leurs localités, aux côtés des forces de police. Le ministre a précisé que 2000 policiers avaient déjà été dépêchés dans le Darfour, auxquels s'ajouteraient bientôt 4000 autres. Il a assuré que toutes les mesures prises par les autorités avaient été décidées «sans aucune pression de quiconque».
Désarmer les milices
Khartoum s'est engagé samedi à désarmer les milices qui lui sont alliées dans le Darfour, faciliter l'action humanitaire et oeuvrer à un règlement politique de la crise dans cette région de l'ouest du Soudan, trois exigences présentées par les États-Unis et l'ONU.
Par ailleurs, le ministre a indiqué, en réponse à une question, qu'une demande du secrétaire d'État américain Colin Powell, qui s'est rendu dans le Darfour la semaine dernière, de faire juger cinq chefs tribaux ne pouvait pas être satisfaite par les autorités. «Oui, il a fait cette demande, mais il est difficile de juger des chefs tribaux, parce qu'ils peuvent ne pas être responsables des erreurs de leurs tribus», a dit le ministre sans préciser l'identité de ces chefs tribaux.
Le gouvernement soudanais s'était déclaré samedi déterminé à «déférer en justice sans délai tous les individus et groupes accusés de violations des droits de l'homme» dans le Darfour. Le conflit entre une rébellion locale et les milices progouvernementales au Darfour a fait environ 10 000 morts et un million de déplacés.
Lors d'une conférence de presse, il a par ailleurs indiqué que les autorités ne pouvaient pas accepter une demande des États-Unis de faire juger cinq chefs tribaux de cette région qui semblent être accusés de violations de droits de l'homme.
Le ministre a précisé que le gouvernement avait «établi un plan pour le retour volontaire» de plus de un million de personnes déplacées du Darfour, théâtre selon l'ONU de la crise humanitaire la plus grave dans le monde.
Il a précisé que «les villages les plus petits et les plus dispersés seraient rassemblés dans des localités plus grandes, en collaboration avec les chefs autochtones». Il a ajouté que le gouvernement assurerait aux déplacés qui accepteraient de rentrer chez eux «les services, des matériaux de construction et de la nourriture pour trois mois».
Le général Hussein, nommé la semaine dernière représentant personnel du président Omar al-Béchir au Darfour, a souligné que «seulement 30 % des villages désertés ont été détruits ou brûlés» et que 70 % d'entre eux étaient intacts. Il a ajouté que les chefs tribaux seraient associés aux arrangements de sécurité et que les villageois participeraient à la défense de leurs localités, aux côtés des forces de police. Le ministre a précisé que 2000 policiers avaient déjà été dépêchés dans le Darfour, auxquels s'ajouteraient bientôt 4000 autres. Il a assuré que toutes les mesures prises par les autorités avaient été décidées «sans aucune pression de quiconque».
Désarmer les milices
Khartoum s'est engagé samedi à désarmer les milices qui lui sont alliées dans le Darfour, faciliter l'action humanitaire et oeuvrer à un règlement politique de la crise dans cette région de l'ouest du Soudan, trois exigences présentées par les États-Unis et l'ONU.
Par ailleurs, le ministre a indiqué, en réponse à une question, qu'une demande du secrétaire d'État américain Colin Powell, qui s'est rendu dans le Darfour la semaine dernière, de faire juger cinq chefs tribaux ne pouvait pas être satisfaite par les autorités. «Oui, il a fait cette demande, mais il est difficile de juger des chefs tribaux, parce qu'ils peuvent ne pas être responsables des erreurs de leurs tribus», a dit le ministre sans préciser l'identité de ces chefs tribaux.
Le gouvernement soudanais s'était déclaré samedi déterminé à «déférer en justice sans délai tous les individus et groupes accusés de violations des droits de l'homme» dans le Darfour. Le conflit entre une rébellion locale et les milices progouvernementales au Darfour a fait environ 10 000 morts et un million de déplacés.
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