Ulster - La mort d'un catholique ravive les craintes
Belfast — Le secrétaire britannique à l'Irlande du Nord, John Reid, a estimé que la province risquait de replonger dans un cycle infernal d'assassinats et de représailles après la mort, hier à Belfast, d'un jeune catholique abattu par des protestants.
Gerard Lawlor, 19 ans, aurait été abattu tôt hier matin par un ou plusieurs tireurs circulant en voiture dans le quartier de Whitewell Road, dans le nord de Belfast, a rapporté la police. Il était père d'un enfant de 18 mois d'après les médias locaux.
Le meurtre a ensuite été revendiqué par les Combattants pour la liberté de l'Ulster (UFF). Dans un communiqué, cette organisation clandestine loyaliste affirme que le meurtre de Lawlor est une réponse à des actes de violence d'éléments catholiques survenus dans la soirée de dimanche.
L'assassinat a été perpétré après une nuit de «désordres» dans cette partie de Belfast, selon la police, nuit durant laquelle deux autres personnes, l'une catholique et l'autre protestante, ont été blessées dans des fusillades.
John Reid a dit que les meurtriers «devaient être et seraient jugés». Il a par ailleurs demandé aux dirigeants des deux camps et aux chefs paramilitaires de tout mettre en oeuvre pour faire cesser les effusions de sang alors que le processus de paix en Ulster est fragilisé par la crise politique entre catholiques et protestants modérés.
«Une fois de plus, la violence du nord de Belfast a fait revenir cette partie de la ville aux jours les plus sombres des assassinats aveugles», a déclaré Reid à Belfast.
Heurts
entre communautés toujours fréquents
Si la violence ne cesse pas, la population nord-irlandaise «remettra les clés de son avenir [...] à des terroristes, rendus fous par l'intolérance et la haine, et qui ne laisseront pas la paix s'installer», a prévenu Reid.
À Dublin, le ministre irlandais des Affaires étrangères Brian Cowen a estimé que les meurtriers «ne représentent que la minorité la plus insignifiante et la plus intransigeante».
«Le meurtre écoeurant la nuit dernière [...] d'un jeune innocent abattu dans une attaque lâche nous rappelle de manière brutale jusqu'où la haine sauvage et sectaire peut conduire», souligne-t-il dans un communiqué.
La mère de Gerard Lawlor a demandé qu'il n'y ait pas de représailles, selon les médias nord-irlandais.
Quatre ans après les accords du Vendredi saint visant à mettre fin aux violences entre catholiques et protestants en Irlande du Nord, les heurts entre communautés restent fréquents.
Le gouvernement britannique, par la voix de son premier ministre Tony Blair ou celle de Reid, doit faire le point demain devant le parlement sur la situation en Irlande du Nord.
Gerard Lawlor, 19 ans, aurait été abattu tôt hier matin par un ou plusieurs tireurs circulant en voiture dans le quartier de Whitewell Road, dans le nord de Belfast, a rapporté la police. Il était père d'un enfant de 18 mois d'après les médias locaux.
Le meurtre a ensuite été revendiqué par les Combattants pour la liberté de l'Ulster (UFF). Dans un communiqué, cette organisation clandestine loyaliste affirme que le meurtre de Lawlor est une réponse à des actes de violence d'éléments catholiques survenus dans la soirée de dimanche.
L'assassinat a été perpétré après une nuit de «désordres» dans cette partie de Belfast, selon la police, nuit durant laquelle deux autres personnes, l'une catholique et l'autre protestante, ont été blessées dans des fusillades.
John Reid a dit que les meurtriers «devaient être et seraient jugés». Il a par ailleurs demandé aux dirigeants des deux camps et aux chefs paramilitaires de tout mettre en oeuvre pour faire cesser les effusions de sang alors que le processus de paix en Ulster est fragilisé par la crise politique entre catholiques et protestants modérés.
«Une fois de plus, la violence du nord de Belfast a fait revenir cette partie de la ville aux jours les plus sombres des assassinats aveugles», a déclaré Reid à Belfast.
Heurts
entre communautés toujours fréquents
Si la violence ne cesse pas, la population nord-irlandaise «remettra les clés de son avenir [...] à des terroristes, rendus fous par l'intolérance et la haine, et qui ne laisseront pas la paix s'installer», a prévenu Reid.
À Dublin, le ministre irlandais des Affaires étrangères Brian Cowen a estimé que les meurtriers «ne représentent que la minorité la plus insignifiante et la plus intransigeante».
«Le meurtre écoeurant la nuit dernière [...] d'un jeune innocent abattu dans une attaque lâche nous rappelle de manière brutale jusqu'où la haine sauvage et sectaire peut conduire», souligne-t-il dans un communiqué.
La mère de Gerard Lawlor a demandé qu'il n'y ait pas de représailles, selon les médias nord-irlandais.
Quatre ans après les accords du Vendredi saint visant à mettre fin aux violences entre catholiques et protestants en Irlande du Nord, les heurts entre communautés restent fréquents.
Le gouvernement britannique, par la voix de son premier ministre Tony Blair ou celle de Reid, doit faire le point demain devant le parlement sur la situation en Irlande du Nord.
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