Accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo
23 juillet 2002
Actualités internationales
Photo : Agence France-Presse
Accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo
Pretoria — Le vice-président sud-africain Jacob Zuma a annoncé hier à Pretoria un accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) prévoyant une sécurisation de leur frontière commune en contrepartie d'un retrait de troupes rwandaises de l'ex-Zaïre.
M. Zuma a annoncé l'accord à la presse au terme de cinq jours de négociations à huis clos à Pretoria, entre représentants de ces deux pays, principaux protagonistes du conflit qui déchire la RDC et déstabilise l'Afrique centrale depuis 1998.
Aux termes de l'accord, selon le vice-président Zuma, les représentants de Kinshasa ont accepté «le regroupement et le désarmement» des miliciens extrémistes hutus rwandais Interahamwe et des ex-FAR (soldats hutus de l'ancienne armée rwandaise) responsables du génocide de 1994. En contrepartie, «le Rwanda retirera ses troupes de RDC», a ajouté M. Zuma.
Le Rwanda, qui soutient militairement depuis août 1998 un mouvement rebelle en RDC, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), justifie sa présence en territoire congolais par la menace que ferait peser sur sa sécurité les extrémistes hutus et ex-FAR.
L'accord de Pretoria reste à parapher par les présidents de RDC, Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame. Cependant, le vice-président sud-africain, qui faisait office de médiateur pendant les cinq jours d'entretiens a estimé qu'il n'y avait «aucune raison de douter que les présidents accepteront l'accord».
Ni les modalités pratiques d'application de l'accord, ni un échéancier n'ont été annoncés par M. Zuma ou par les délégations congolaise et rwandaise.
Des sources proches des deux délégations ont indiqué que le contenu de l'accord devrait être soumis aux chefs d'État avant d'être rendu public.
Le vice-président Zuma était entouré à la conférence de presse des chefs des deux délégations présentes à Pretoria, le ministre congolais à la présidence Augustim Mwanke Katumba, et son homologue chargé du dossier RDC à la présidence rwandaise, Patrick Mazimhaka.
«Nous n'avons aucun doute que si nous pouvons appliquer avec diligence ce large accord, nous pourrons mettre un terme au plus tôt à ce conflit qui a embrasé nos pays depuis plusieurs années», a déclaré M. Mazimhaka.
«Je pense que c'est le commencement de la fin de la guerre en RDC», a déclaré à l'AFP l'ambassadeur congolais en Afrique du Sud, Bene M'Poko.
L'accord annoncé par M. Zuma intervient sur fond de regain d'activité en vue de la recherche d'un règlement d'ensemble en RDC. Cet accord s'attaque cette fois directement à l'une des principales causes du conflit, la sécurité dans l'Est de la RDC et la présence rwandaise dans ce pays.
Des ministres congolais et rwandais s'étaient entretenus pendant plusieurs jours à Durban, à la veille du premier sommet de l'Union africaine (UA). Les présidents Kagame et Kabila s'étaient eux-mêmes rencontrés le 9 juillet à Durban en présence de Thabo Mbeki et du Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.
Les négociations de Pretoria étaient présentées comme la continuation de ces contacts, tandis qu'au même moment l'envoyé spécial de l'ONU, Moustapha Niasse, bouclait à Kinshasa une série de contacts informels dans des capitales d'Afrique centrale en exprimant son optimisme.
«Nous sommes dans un schéma de sortie de crise. L'ensemble des parties, qu'elles soient ou non signataires de l'accord de Sun City [élaboré en avril dernier en Afrique du Sud], sont prêtes à parvenir à un accord global», avait déclaré M. Niasse à Kinshasa, avant de gagner Pretoria samedi, où il s'est joint depuis aux négociations.
«Nous avons pu en arriver au point où nous sommes parce qu'il y a une claire volonté des deux camps pour réussir et faire advenir un règlement final», a déclaré Zuma vendredi.
Le dialogue intercongolais de Sun City, au terme de deux mois, n'avait abouti fin avril qu'à un accord partiel de partage du pouvoir entre le gouvernement de Kinshasa et un mouvement de rébellion soutenu par l'Ouganda, le Mouvement de libération du Congo (MLC). Un accord depuis resté lettre morte.
M. Zuma a annoncé l'accord à la presse au terme de cinq jours de négociations à huis clos à Pretoria, entre représentants de ces deux pays, principaux protagonistes du conflit qui déchire la RDC et déstabilise l'Afrique centrale depuis 1998.
Aux termes de l'accord, selon le vice-président Zuma, les représentants de Kinshasa ont accepté «le regroupement et le désarmement» des miliciens extrémistes hutus rwandais Interahamwe et des ex-FAR (soldats hutus de l'ancienne armée rwandaise) responsables du génocide de 1994. En contrepartie, «le Rwanda retirera ses troupes de RDC», a ajouté M. Zuma.
Le Rwanda, qui soutient militairement depuis août 1998 un mouvement rebelle en RDC, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), justifie sa présence en territoire congolais par la menace que ferait peser sur sa sécurité les extrémistes hutus et ex-FAR.
L'accord de Pretoria reste à parapher par les présidents de RDC, Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame. Cependant, le vice-président sud-africain, qui faisait office de médiateur pendant les cinq jours d'entretiens a estimé qu'il n'y avait «aucune raison de douter que les présidents accepteront l'accord».
Ni les modalités pratiques d'application de l'accord, ni un échéancier n'ont été annoncés par M. Zuma ou par les délégations congolaise et rwandaise.
Des sources proches des deux délégations ont indiqué que le contenu de l'accord devrait être soumis aux chefs d'État avant d'être rendu public.
Le vice-président Zuma était entouré à la conférence de presse des chefs des deux délégations présentes à Pretoria, le ministre congolais à la présidence Augustim Mwanke Katumba, et son homologue chargé du dossier RDC à la présidence rwandaise, Patrick Mazimhaka.
«Nous n'avons aucun doute que si nous pouvons appliquer avec diligence ce large accord, nous pourrons mettre un terme au plus tôt à ce conflit qui a embrasé nos pays depuis plusieurs années», a déclaré M. Mazimhaka.
«Je pense que c'est le commencement de la fin de la guerre en RDC», a déclaré à l'AFP l'ambassadeur congolais en Afrique du Sud, Bene M'Poko.
L'accord annoncé par M. Zuma intervient sur fond de regain d'activité en vue de la recherche d'un règlement d'ensemble en RDC. Cet accord s'attaque cette fois directement à l'une des principales causes du conflit, la sécurité dans l'Est de la RDC et la présence rwandaise dans ce pays.
Des ministres congolais et rwandais s'étaient entretenus pendant plusieurs jours à Durban, à la veille du premier sommet de l'Union africaine (UA). Les présidents Kagame et Kabila s'étaient eux-mêmes rencontrés le 9 juillet à Durban en présence de Thabo Mbeki et du Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.
Les négociations de Pretoria étaient présentées comme la continuation de ces contacts, tandis qu'au même moment l'envoyé spécial de l'ONU, Moustapha Niasse, bouclait à Kinshasa une série de contacts informels dans des capitales d'Afrique centrale en exprimant son optimisme.
«Nous sommes dans un schéma de sortie de crise. L'ensemble des parties, qu'elles soient ou non signataires de l'accord de Sun City [élaboré en avril dernier en Afrique du Sud], sont prêtes à parvenir à un accord global», avait déclaré M. Niasse à Kinshasa, avant de gagner Pretoria samedi, où il s'est joint depuis aux négociations.
«Nous avons pu en arriver au point où nous sommes parce qu'il y a une claire volonté des deux camps pour réussir et faire advenir un règlement final», a déclaré Zuma vendredi.
Le dialogue intercongolais de Sun City, au terme de deux mois, n'avait abouti fin avril qu'à un accord partiel de partage du pouvoir entre le gouvernement de Kinshasa et un mouvement de rébellion soutenu par l'Ouganda, le Mouvement de libération du Congo (MLC). Un accord depuis resté lettre morte.
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