Dans le sud de la bande de Gaza - Attentat à l'explosif contre un poste du Tsahal
28 juin 2004
Actualités internationales
Jérusalem — Au moins six soldats israéliens ont été blessés dans une attaque hier soir de leur position dans le sud de la bande de Gaza, revendiquée par le mouvement islamiste radical palestinien Hamas.
Une explosion a fortement endommagé une position du Tsahal (l'armée israélienne) près de la colonie juive de Kfar Darom, à l'entrée du bloc d'implantations du Goush Katif et a fait au moins six blessés parmi les soldats, dont un grièvement, selon de sources militaires.
Le général Shmouel Zacaï, commandant de la division israélienne déployée dans la bande de Gaza, a indiqué qu'un tunnel avait été creusé par des activistes palestiniens jusque sous la position militaire où des explosifs ont été activés.
«Le creusement du tunnel a pris un nombre de jours non négligeable. Une certaine quantité d'explosifs a été ensuite introduite. J'estime cette quantité à plusieurs dizaines de kilogrammes. Les terroristes ont ensuite activé ces explosifs», a-t-il indiqué lors d'un point de presse dans le secteur de l'attaque.
«Après l'explosion du tunnel, des échanges de tirs ont eu lieu entre nos forces et les terroristes», a-t-il ajouté.
La télévision publique, qui a interrompu ses programmes, a fait état d'une charge de plusieurs centaines de kilos d'explosifs. L'évacuation des blessés se faisait sous un feu nourri de combattants palestiniens utilisant des mortiers et des armes automatiques, selon les médias israéliens.
Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont revendiqué en leur seul nom l'attaque, dans un communiqué à Gaza.
Auparavant à Jénine (Cisjordanie), un interlocuteur anonyme avait revendiqué l'attaque conjointement au nom du Hamas et des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah du dirigeant Yasser Arafat.
La branche armée du Hamas affirme être seule responsable de l'attaque perpétrée en riposte à l'assassinat de deux de leurs leaders, cheikh Ahmad Yassine et Abdelaziz Rantissi, par l'armée israélienne en mars et avril derniers.
Hier à Naplouse, des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé aux obsèques du chef des Brigades des martyrs d'al Aqsa en Cisjordanie, Nayef Abou Charekh, et de six autres activistes tués la veille par l'armée israélienne dans cette ville. Les Palestiniens ont dénoncé cette opération comme un «crime» tandis qu'Israël s'est félicité du «succès dans la lutte antiterroriste».
Charekh a été tué samedi dans une cache de la casbah de Naplouse en compagnie de cinq autres activistes armés, dont les chefs locaux des mouvements islamistes du Hamas et du Jihad islamique.
Le premier ministre palestinien Ahmad Qoreï a qualifiée l'opération israélienne de «crime odieux» accusant Israël d'assassiner des «combattants de la liberté».
Le premier ministre israélien Ariel Sharon a félicité pour sa part l'armée pour cette opération y voyant une «impressionnant succès dans la lutte antiterroriste».
L'armée israélienne s'est retirée à l'aube de la casbah après cette opération entamée vendredi.
Peu après l'attaque de Kfar Darom, deux Palestiniens, dont un enfant de 13 ans, ont été tués dans le sud de la bande de Gaza par l'armée israélienne, selon des sources sécuritaires et hospitalières palestiniennes. Les victimes sont Mohammed Alsharb Baji, un enfant de 13 ans, et Ashraf al-Sabag, 37 ans.
Ces décès portent à 4130 morts, dont 3138 Palestiniens et 920 Israéliens depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000.
Une explosion a fortement endommagé une position du Tsahal (l'armée israélienne) près de la colonie juive de Kfar Darom, à l'entrée du bloc d'implantations du Goush Katif et a fait au moins six blessés parmi les soldats, dont un grièvement, selon de sources militaires.
Le général Shmouel Zacaï, commandant de la division israélienne déployée dans la bande de Gaza, a indiqué qu'un tunnel avait été creusé par des activistes palestiniens jusque sous la position militaire où des explosifs ont été activés.
«Le creusement du tunnel a pris un nombre de jours non négligeable. Une certaine quantité d'explosifs a été ensuite introduite. J'estime cette quantité à plusieurs dizaines de kilogrammes. Les terroristes ont ensuite activé ces explosifs», a-t-il indiqué lors d'un point de presse dans le secteur de l'attaque.
«Après l'explosion du tunnel, des échanges de tirs ont eu lieu entre nos forces et les terroristes», a-t-il ajouté.
La télévision publique, qui a interrompu ses programmes, a fait état d'une charge de plusieurs centaines de kilos d'explosifs. L'évacuation des blessés se faisait sous un feu nourri de combattants palestiniens utilisant des mortiers et des armes automatiques, selon les médias israéliens.
Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont revendiqué en leur seul nom l'attaque, dans un communiqué à Gaza.
Auparavant à Jénine (Cisjordanie), un interlocuteur anonyme avait revendiqué l'attaque conjointement au nom du Hamas et des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah du dirigeant Yasser Arafat.
La branche armée du Hamas affirme être seule responsable de l'attaque perpétrée en riposte à l'assassinat de deux de leurs leaders, cheikh Ahmad Yassine et Abdelaziz Rantissi, par l'armée israélienne en mars et avril derniers.
Hier à Naplouse, des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé aux obsèques du chef des Brigades des martyrs d'al Aqsa en Cisjordanie, Nayef Abou Charekh, et de six autres activistes tués la veille par l'armée israélienne dans cette ville. Les Palestiniens ont dénoncé cette opération comme un «crime» tandis qu'Israël s'est félicité du «succès dans la lutte antiterroriste».
Charekh a été tué samedi dans une cache de la casbah de Naplouse en compagnie de cinq autres activistes armés, dont les chefs locaux des mouvements islamistes du Hamas et du Jihad islamique.
Le premier ministre palestinien Ahmad Qoreï a qualifiée l'opération israélienne de «crime odieux» accusant Israël d'assassiner des «combattants de la liberté».
Le premier ministre israélien Ariel Sharon a félicité pour sa part l'armée pour cette opération y voyant une «impressionnant succès dans la lutte antiterroriste».
L'armée israélienne s'est retirée à l'aube de la casbah après cette opération entamée vendredi.
Peu après l'attaque de Kfar Darom, deux Palestiniens, dont un enfant de 13 ans, ont été tués dans le sud de la bande de Gaza par l'armée israélienne, selon des sources sécuritaires et hospitalières palestiniennes. Les victimes sont Mohammed Alsharb Baji, un enfant de 13 ans, et Ashraf al-Sabag, 37 ans.
Ces décès portent à 4130 morts, dont 3138 Palestiniens et 920 Israéliens depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000.
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