Proche-Orient - Un groupe armé palestinien menace les proches de leaders israéliens
Un attentat contre un train près de Tel-Aviv fait un blessé
22 juillet 2002
Actualités internationales
Jérusalem — Un groupe armé palestinien, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, a menacé hier d'attaquer les proches de leaders israéliens, si Israël expulsait des parents de kamikazes, alors qu'un attentat contre un train près de Tel-Aviv faisait un blessé.
La tension n'a cependant pas empêché Israéliens et Palestiniens de se déclarer satisfaits des résultats de leur rencontre de samedi.
«Nous mettons en garde le gouvernement israélien contre toute expulsion des familles de martyrs», ont menacé les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé proche du Fatah de Yasser Arafat, en référence aux Palestiniens auteurs d'attaques anti-israéliennes.
«S'il le fait, nous riposterons en frappant les familles de responsables» israéliens, a ajouté un communiqué du groupe.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée israélienne a fait prisonniers dans le nord de la Cisjordanie 21 Palestiniens, parents d'auteurs présumés d'attaques anti-israéliennes, avec l'intention de les expulser vers la bande de Gaza.
Les autorités israéliennes se sont engagées hier devant la Cour suprême à donner un préavis de 12 heures à des Palestiniens qu'elles voudraient expulser. La Cour était saisie d'un recours des 21 Palestiniens concernés.
Le conseiller juridique du gouvernement Elyakim Rubinstein s'est prononcé contre une expulsion de personnes au seul motif de leur parenté avec des auteurs d'attentats.
Selon lui, les expulsions ne peuvent se faire qu'avec des «preuves tangibles de l'implication directe dans ces activités terroristes». Le ministère des Affaires étrangères s'est rangé à son avis, dans un communiqué.
De son côté, le ministre sans portefeuille Danny Naveh, du parti Likoud du Premier ministre Ariel Sharon, s'est prononcé pour des expulsions, affirmant à la télévision publique qu'«il ne fallait renoncer à aucun moyen susceptible de dissuader des terroristes suicidaires».
Les États-Unis, l'Europe, les pays arabes, les Palestiniens, ainsi qu'Amnesty International et l'organisation israélienne de défense des droits de l'Homme Betselem ont dénoncé le projet d'expulsion.
Par ailleurs, une bombe a explosé au passage d'un train entre Yavneh et Réhovot, au sud de Tel-Aviv, blessant légèrement le conducteur.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres s'est déclaré satisfait de ses entretiens avec une délégation palestinienne et a annoncé d'autres rencontres de ce genre dans la semaine.
Le négociateur Saëb Erakat, qui dirigeait la délégation palestinienne, a lui aussi qualifié les discussions de «sérieuses et pratiques», tout en indiquant que rien n'avait été conclu.
«Nous avons réaffirmé que l'armée israélienne n'a pas l'intention de rester dans les secteurs [de Cisjordanie] où les Palestiniens prendront la situation en main et stopperont le terrorisme», a ajouté M. Peres, sans pour autant fixer le moindre calendrier pour un retrait israélien des zones réoccupées.
Il faisait allusion à l'opération «Voie ferme» lancée le 19 juin, qui a conduit à la réoccupation des plus importantes villes de Cisjordanie où le couvre-feu a été imposé à des centaines de milliers de Palestiniens pour tenter d'empêcher des attentats suicide.
À propos du paiement des quelque deux milliards de shekels (430 millions de dollars) dus par Israël à l'Autorité palestinienne, M. Peres a indiqué que «les discussions ont porté sur le moyen de procéder à ce transfert en coopération avec les États-Unis».
Ces fonds correspondent essentiellement au produit de la TVA et des droits de douane prélevés sur les produits importés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza transitant par le territoire israélien. Cet argent a été gelé par Israël depuis le début de l'Intifada en septembre 2000 en guise de sanction.
L'armée israélienne pourrait se retirer progressivement de Hébron et Bethléem, et desserrer l'encerclement autour de Jéricho si les services de sécurité palestiniens empêchaient dans ces secteurs la préparation d'attentats anti-israéliens, selon un responsable palestinien qui a demandé l'anonymat.
La tension n'a cependant pas empêché Israéliens et Palestiniens de se déclarer satisfaits des résultats de leur rencontre de samedi.
«Nous mettons en garde le gouvernement israélien contre toute expulsion des familles de martyrs», ont menacé les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé proche du Fatah de Yasser Arafat, en référence aux Palestiniens auteurs d'attaques anti-israéliennes.
«S'il le fait, nous riposterons en frappant les familles de responsables» israéliens, a ajouté un communiqué du groupe.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée israélienne a fait prisonniers dans le nord de la Cisjordanie 21 Palestiniens, parents d'auteurs présumés d'attaques anti-israéliennes, avec l'intention de les expulser vers la bande de Gaza.
Les autorités israéliennes se sont engagées hier devant la Cour suprême à donner un préavis de 12 heures à des Palestiniens qu'elles voudraient expulser. La Cour était saisie d'un recours des 21 Palestiniens concernés.
Le conseiller juridique du gouvernement Elyakim Rubinstein s'est prononcé contre une expulsion de personnes au seul motif de leur parenté avec des auteurs d'attentats.
Selon lui, les expulsions ne peuvent se faire qu'avec des «preuves tangibles de l'implication directe dans ces activités terroristes». Le ministère des Affaires étrangères s'est rangé à son avis, dans un communiqué.
De son côté, le ministre sans portefeuille Danny Naveh, du parti Likoud du Premier ministre Ariel Sharon, s'est prononcé pour des expulsions, affirmant à la télévision publique qu'«il ne fallait renoncer à aucun moyen susceptible de dissuader des terroristes suicidaires».
Les États-Unis, l'Europe, les pays arabes, les Palestiniens, ainsi qu'Amnesty International et l'organisation israélienne de défense des droits de l'Homme Betselem ont dénoncé le projet d'expulsion.
Par ailleurs, une bombe a explosé au passage d'un train entre Yavneh et Réhovot, au sud de Tel-Aviv, blessant légèrement le conducteur.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres s'est déclaré satisfait de ses entretiens avec une délégation palestinienne et a annoncé d'autres rencontres de ce genre dans la semaine.
Le négociateur Saëb Erakat, qui dirigeait la délégation palestinienne, a lui aussi qualifié les discussions de «sérieuses et pratiques», tout en indiquant que rien n'avait été conclu.
«Nous avons réaffirmé que l'armée israélienne n'a pas l'intention de rester dans les secteurs [de Cisjordanie] où les Palestiniens prendront la situation en main et stopperont le terrorisme», a ajouté M. Peres, sans pour autant fixer le moindre calendrier pour un retrait israélien des zones réoccupées.
Il faisait allusion à l'opération «Voie ferme» lancée le 19 juin, qui a conduit à la réoccupation des plus importantes villes de Cisjordanie où le couvre-feu a été imposé à des centaines de milliers de Palestiniens pour tenter d'empêcher des attentats suicide.
À propos du paiement des quelque deux milliards de shekels (430 millions de dollars) dus par Israël à l'Autorité palestinienne, M. Peres a indiqué que «les discussions ont porté sur le moyen de procéder à ce transfert en coopération avec les États-Unis».
Ces fonds correspondent essentiellement au produit de la TVA et des droits de douane prélevés sur les produits importés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza transitant par le territoire israélien. Cet argent a été gelé par Israël depuis le début de l'Intifada en septembre 2000 en guise de sanction.
L'armée israélienne pourrait se retirer progressivement de Hébron et Bethléem, et desserrer l'encerclement autour de Jéricho si les services de sécurité palestiniens empêchaient dans ces secteurs la préparation d'attentats anti-israéliens, selon un responsable palestinien qui a demandé l'anonymat.
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