Boeuf et bois d'oeuvre: Bush reçoit les plaintes de Martin
9 juin 2004
Actualités internationales
Savannah, Géorgie — Le premier ministre Paul Martin a fait savoir au président George W. Bush, hier, que la résolution du contentieux sur le boeuf canadien et celui du bois d'oeuvre prenait trop de temps.
M. Martin a dit que M. Bush était «sincère» dans sa volonté de mettre fin à l'embargo américain, en ajoutant qu'il avait mis «beaucoup de personnes d'influence sur le dossier».
«Il y a des bureaucraties aux États-Unis qui demandent un peu de temps», a affirmé M. Martin après sa rencontre avec George W. Bush à la veille du début du sommet du G8 qui commence aujourd'hui dans une île au large de la Géorgie.
Les deux hommes ont aussi discuté d'un plan à long terme sur le commerce du boeuf qui ferait en sorte que la frontière ne se ferme pas au moindre accroc.
Au début de la rencontre, M. Bush semblait optimiste par rapport aux querelles commerciales entre les deux pays, qualifiant le Canada de «grand ami» qui a été «très coopératif» dans la guerre au terrorisme.
«J'espère que nous pourrons résoudre la question de la vache folle rapidement, comme vous m'avez demandé de le faire», a dit le président à Paul Martin. «Nous allons continuer à travailler sur une entente sur le bois d'oeuvre qui soit bénéfique pour les deux pays.»
Même si les États-Unis ont été contraints récemment de réduire les tarifs qu'ils appliquent sur le bois d'oeuvre canadien, un comité de l'ALENA a jugé à deux reprises que le Canada ne devrait pas en payer du tout.
Et même s'il est revenu sans solution concrète, M. Martin a déclaré que la réunion avait été bonne. Il a commencé par dire à George W. Bush que le Canada partageait les préoccupations des États-Unis par rapport au terrorisme.
«Le fait est que nous sommes tous en péril ici, et nous devons tous gagner cette guerre. Et le Canada entend bien faire sa part, et nous vous appuyons totalement contre le terrorisme.»
M. Martin, qui a pris congé de la campagne électorale le temps de rencontrer M. Bush et de participer à la première journée du sommet du G8, a redit que le Canada n'enverra pas de troupes en Irak. Et, a-t-il dit, M. Bush ne l'a pas demandé.
Paul Martin a aussi rencontré Romano Prodi, le président de la Commission européenne, pour tenter d'obtenir davantage de coopération en matière de pêche en haute mer.
M. Prodi a reconnu le «caractère sérieux et urgent» de la question, a dit M. Martin.
Au sommet du G8, aujourd'hui, M. Martin entend soulever la question de la production mondiale de pétrole et l'urgence de l'augmenter. Il a aussi l'intention d'aborder la question de la pauvreté dans le monde et la façon dont les pays riches peuvent aider au développement du secteur privé dans les pays les plus pauvres.
M. Martin a dit que M. Bush était «sincère» dans sa volonté de mettre fin à l'embargo américain, en ajoutant qu'il avait mis «beaucoup de personnes d'influence sur le dossier».
«Il y a des bureaucraties aux États-Unis qui demandent un peu de temps», a affirmé M. Martin après sa rencontre avec George W. Bush à la veille du début du sommet du G8 qui commence aujourd'hui dans une île au large de la Géorgie.
Les deux hommes ont aussi discuté d'un plan à long terme sur le commerce du boeuf qui ferait en sorte que la frontière ne se ferme pas au moindre accroc.
Au début de la rencontre, M. Bush semblait optimiste par rapport aux querelles commerciales entre les deux pays, qualifiant le Canada de «grand ami» qui a été «très coopératif» dans la guerre au terrorisme.
«J'espère que nous pourrons résoudre la question de la vache folle rapidement, comme vous m'avez demandé de le faire», a dit le président à Paul Martin. «Nous allons continuer à travailler sur une entente sur le bois d'oeuvre qui soit bénéfique pour les deux pays.»
Même si les États-Unis ont été contraints récemment de réduire les tarifs qu'ils appliquent sur le bois d'oeuvre canadien, un comité de l'ALENA a jugé à deux reprises que le Canada ne devrait pas en payer du tout.
Et même s'il est revenu sans solution concrète, M. Martin a déclaré que la réunion avait été bonne. Il a commencé par dire à George W. Bush que le Canada partageait les préoccupations des États-Unis par rapport au terrorisme.
«Le fait est que nous sommes tous en péril ici, et nous devons tous gagner cette guerre. Et le Canada entend bien faire sa part, et nous vous appuyons totalement contre le terrorisme.»
M. Martin, qui a pris congé de la campagne électorale le temps de rencontrer M. Bush et de participer à la première journée du sommet du G8, a redit que le Canada n'enverra pas de troupes en Irak. Et, a-t-il dit, M. Bush ne l'a pas demandé.
Paul Martin a aussi rencontré Romano Prodi, le président de la Commission européenne, pour tenter d'obtenir davantage de coopération en matière de pêche en haute mer.
M. Prodi a reconnu le «caractère sérieux et urgent» de la question, a dit M. Martin.
Au sommet du G8, aujourd'hui, M. Martin entend soulever la question de la production mondiale de pétrole et l'urgence de l'augmenter. Il a aussi l'intention d'aborder la question de la pauvreté dans le monde et la façon dont les pays riches peuvent aider au développement du secteur privé dans les pays les plus pauvres.
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