Guerre en Irak - Affrontements sanglants, otages libérés
9 juin 2004
Actualités internationales
Mossoul — Au moins 17 personnes ont été tuées et 81 blessées hier dans des attaques et des affrontements en Irak, tandis que six otages étrangers ont été libérés.
À Mossoul (nord), dix personnes ont été tuées et 37 autres blessées, dont un haut responsable de la police et son fils, dans l'explosion d'une voiture piégée, selon l'armée américaine et des sources hospitalières.
«Selon des témoins, la voiture piégée était un taxi et trois personnes se trouvaient à l'intérieur», a affirmé le lieutenant-colonel américain Joseph Piek.
Selon le général Adnane Jassem al-Obeidi, de la police de Mossoul, l'explosion a eu lieu au passage du convoi du général Sami al-Hajj Issa, chef de la sécurité de Mossoul, qui a été blessé, ainsi que son fils.
À Baaqouba, (au nord-est de Bagdad), un soldat américain et un Irakien ont été tués et 31 personnes blessées, dont dix GI, dans un attentat à la voiture piégée à l'entrée de la principale base militaire américaine de la ville, selon l'armée et une source médicale.
Un civil irakien a été tué et trois autres ont été blessés par un engin explosif dans la rue principale de Kirkouk (255 km au nord de Bagdad), selon la police.
Dans la même région, un sabotage a eu lieu sur l'oléoduc reliant les gisements de Kirkouk au terminal turc de Ceyhan, a indiqué le chef de la sécurité de la Compagnie pétrolière du Nord (NOC), Ghazi Talabani, précisant que «les travaux [de réparation] pourraient être terminés mardi [hier] soir».
Au sud de Bagdad, six soldats de la coalition, deux Polonais, un Letton et trois Slovaques, ont été tués et plusieurs autres blessés hier dans une explosion dans un dépôt de munitions à Al-Suwayrah.
Le colonel Zdzislaw Gnatowski, porte-parole de l'état-major à Varsovie, n'a pas exclu qu'il pourrait s'agir d'une attaque mais a privilégié la thèse de l'accident.
D'autres part, quatre civils irakiens ont été tués et dix autres blessés dans des accrochages entre la guérilla et les forces américaines à Karma, à 20 km à l'est de Fallouja, selon une source hospitalière.
Cette nouvelle vague de violence intervient quelques heures avant le vote d'un projet de résolution sur le transfert de souveraineté à l'Irak, qui pourrait être adopté à l'unanimité du Conseil de sécurité de l'ONU.
Trois otages italiens, détenus depuis le 12 avril, ont été libérés par les forces de la coalition. Un otage polonais, Jerzy Kos, a également été libéré, a annoncé le commandant de la brigade polonaise en Irak, le général Mieczyslaw Bieniek. Il avait été enlevé la semaine dernière.
Le consul d'Italie à Bagdad, Fabrizio Nicoletti, a affirmé que les quatre otages avaient été libérés lors d'une opération de la coalition. Le chef des forces terrestres de la coalition en Irak, le général Ricardo Sanchez, a affirmé quant à lui que plusieurs ravisseurs avaient été arrêtés durant l'opération.
L'agence turque Anatolie a pour sa part indiqué que deux Turcs enlevés dimanche soir près de Fallouja ont été libérés hier.
À Bagdad, plusieurs milliers de partisans du grand ayatollah chiite Ali Sistani ont manifesté contre toute référence à la Loi fondamentale dans la résolution que doit adopter le Conseil de sécurité.
Adoptée le 8 mars par le Conseil de gouvernement, dissous depuis, la Loi fondamentale reste en vigueur jusqu'au terme de la période transitoire prévue fin 2005. L'ayatollah Sistani a toujours été opposé à cette loi car elle ne stipule pas notamment que l'islam est la seule source de législation.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement intérimaire irakien a pris en charge le contrôle total du secteur pétrolier du pays, qui détient les deuxièmes plus grandes réserves prouvées du monde.
«Nous avons maintenant le contrôle total, il n'y a plus de conseillers. Nous menons la barque», a déclaré le ministre du Pétrole, Thamer Abbas Ghadbane, lors d'une visite à la raffinerie de pétrole de Doura, dans la banlieue sud de Bagdad.
À Mossoul (nord), dix personnes ont été tuées et 37 autres blessées, dont un haut responsable de la police et son fils, dans l'explosion d'une voiture piégée, selon l'armée américaine et des sources hospitalières.
«Selon des témoins, la voiture piégée était un taxi et trois personnes se trouvaient à l'intérieur», a affirmé le lieutenant-colonel américain Joseph Piek.
Selon le général Adnane Jassem al-Obeidi, de la police de Mossoul, l'explosion a eu lieu au passage du convoi du général Sami al-Hajj Issa, chef de la sécurité de Mossoul, qui a été blessé, ainsi que son fils.
À Baaqouba, (au nord-est de Bagdad), un soldat américain et un Irakien ont été tués et 31 personnes blessées, dont dix GI, dans un attentat à la voiture piégée à l'entrée de la principale base militaire américaine de la ville, selon l'armée et une source médicale.
Un civil irakien a été tué et trois autres ont été blessés par un engin explosif dans la rue principale de Kirkouk (255 km au nord de Bagdad), selon la police.
Dans la même région, un sabotage a eu lieu sur l'oléoduc reliant les gisements de Kirkouk au terminal turc de Ceyhan, a indiqué le chef de la sécurité de la Compagnie pétrolière du Nord (NOC), Ghazi Talabani, précisant que «les travaux [de réparation] pourraient être terminés mardi [hier] soir».
Au sud de Bagdad, six soldats de la coalition, deux Polonais, un Letton et trois Slovaques, ont été tués et plusieurs autres blessés hier dans une explosion dans un dépôt de munitions à Al-Suwayrah.
Le colonel Zdzislaw Gnatowski, porte-parole de l'état-major à Varsovie, n'a pas exclu qu'il pourrait s'agir d'une attaque mais a privilégié la thèse de l'accident.
D'autres part, quatre civils irakiens ont été tués et dix autres blessés dans des accrochages entre la guérilla et les forces américaines à Karma, à 20 km à l'est de Fallouja, selon une source hospitalière.
Cette nouvelle vague de violence intervient quelques heures avant le vote d'un projet de résolution sur le transfert de souveraineté à l'Irak, qui pourrait être adopté à l'unanimité du Conseil de sécurité de l'ONU.
Trois otages italiens, détenus depuis le 12 avril, ont été libérés par les forces de la coalition. Un otage polonais, Jerzy Kos, a également été libéré, a annoncé le commandant de la brigade polonaise en Irak, le général Mieczyslaw Bieniek. Il avait été enlevé la semaine dernière.
Le consul d'Italie à Bagdad, Fabrizio Nicoletti, a affirmé que les quatre otages avaient été libérés lors d'une opération de la coalition. Le chef des forces terrestres de la coalition en Irak, le général Ricardo Sanchez, a affirmé quant à lui que plusieurs ravisseurs avaient été arrêtés durant l'opération.
L'agence turque Anatolie a pour sa part indiqué que deux Turcs enlevés dimanche soir près de Fallouja ont été libérés hier.
À Bagdad, plusieurs milliers de partisans du grand ayatollah chiite Ali Sistani ont manifesté contre toute référence à la Loi fondamentale dans la résolution que doit adopter le Conseil de sécurité.
Adoptée le 8 mars par le Conseil de gouvernement, dissous depuis, la Loi fondamentale reste en vigueur jusqu'au terme de la période transitoire prévue fin 2005. L'ayatollah Sistani a toujours été opposé à cette loi car elle ne stipule pas notamment que l'islam est la seule source de législation.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement intérimaire irakien a pris en charge le contrôle total du secteur pétrolier du pays, qui détient les deuxièmes plus grandes réserves prouvées du monde.
«Nous avons maintenant le contrôle total, il n'y a plus de conseillers. Nous menons la barque», a déclaré le ministre du Pétrole, Thamer Abbas Ghadbane, lors d'une visite à la raffinerie de pétrole de Doura, dans la banlieue sud de Bagdad.
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