Trêve à Najaf - Les Britanniques enverront des renforts en Irak
28 mai 2004
Actualités internationales
Bagdad — La Grande-Bretagne a annoncé hier l'envoi de 370 soldats en renfort en Irak, où les miliciens du chef radical chiite Moqtada Sadr ont accepté un accord de trêve après des semaines de combats acharnés contre les forces américaines à Najaf.
Par ailleurs, le débat diplomatique s'est poursuivi sur le projet de résolution américano-britannique sur l'Irak, qui doit être «sérieusement amélioré», a averti le président français Jacques Chirac.
Dans la ville sainte de Najaf, située à 170 kilomètres au sud de Bagdad, les combats ont cessé entre les forces américaines et les partisans de Moqtada Sadr pour la première fois depuis sept semaines.
Des forces de sécurité irakiennes renforcées prendront la responsabilité de la sécurité dans la ville, a déclaré le porte-parole de la coalition, Dan Senor. En attendant, «les forces de la coalition suspendront leurs opérations offensives mais continueront à assurer la sécurité en patrouillant» à Najaf, a-t-il dit. «Les forces de la coalition ne riposteront qu'en cas de légitime défense.»
Cette trêve survient alors que les miliciens chiites ont récemment essuyé de lourdes pertes et subi de nombreux revers.
Avec cette trêve, Moqtada Sadr limite ses pertes sans se rendre à la coalition et celle-ci sort d'une guerre qui risquait d'enflammer les musulmans puisqu'elle se déroulait dans un lieu sacré.
Avec les renforts annoncés hier, le nombre total de militaires britanniques déployés en Irak avoisinera les 8900, a indiqué le ministre de la Défense, Geoff Hoon. Il s'agit du deuxième contingent derrière quelque 138 000 Américains. Le ministre n'a pas précisé quand partiraient ces renforts, décidés malgré l'hostilité de l'opinion.
Un membre du Conseil de gouvernement transitoire irakien, Mme Salama al-Khafaji, a échappé à un attentat hier soir en revenant de Najaf, où elle avait participé à un sit-in en solidarité avec les habitants de la ville sainte, selon le porte-parole d'un autre membre du Conseil, Ahmad Chalabi. L'attaque contre son convoi a eu lieu près de la localité de Youssoufiyeh, à 20 kilomètres au sud de Bagdad. «Elle va bien, mais il y a des victimes parmi son escorte», a précisé le porte-parole.
Sur le front diplomatique, Jacques Chirac a déclaré que le projet de résolution devait être «sérieusement amélioré» pour permettre au futur gouvernement irakien d'avoir «une capacité de décision» sur les opérations majeures de la force internationale. En visite au Guatemala, il a ajouté que le mandat de la force internationale devait «être limité dans le temps». Mais Washington a jugé irréaliste qu'une date limite soit fixée. De son côté, la Chine a jugé «nécessaire» l'envoi d'une force multinationale en Irak dont le mandat et la durée devront selon elle être clairement définis.
Par ailleurs, le débat diplomatique s'est poursuivi sur le projet de résolution américano-britannique sur l'Irak, qui doit être «sérieusement amélioré», a averti le président français Jacques Chirac.
Dans la ville sainte de Najaf, située à 170 kilomètres au sud de Bagdad, les combats ont cessé entre les forces américaines et les partisans de Moqtada Sadr pour la première fois depuis sept semaines.
Des forces de sécurité irakiennes renforcées prendront la responsabilité de la sécurité dans la ville, a déclaré le porte-parole de la coalition, Dan Senor. En attendant, «les forces de la coalition suspendront leurs opérations offensives mais continueront à assurer la sécurité en patrouillant» à Najaf, a-t-il dit. «Les forces de la coalition ne riposteront qu'en cas de légitime défense.»
Cette trêve survient alors que les miliciens chiites ont récemment essuyé de lourdes pertes et subi de nombreux revers.
Avec cette trêve, Moqtada Sadr limite ses pertes sans se rendre à la coalition et celle-ci sort d'une guerre qui risquait d'enflammer les musulmans puisqu'elle se déroulait dans un lieu sacré.
Avec les renforts annoncés hier, le nombre total de militaires britanniques déployés en Irak avoisinera les 8900, a indiqué le ministre de la Défense, Geoff Hoon. Il s'agit du deuxième contingent derrière quelque 138 000 Américains. Le ministre n'a pas précisé quand partiraient ces renforts, décidés malgré l'hostilité de l'opinion.
Un membre du Conseil de gouvernement transitoire irakien, Mme Salama al-Khafaji, a échappé à un attentat hier soir en revenant de Najaf, où elle avait participé à un sit-in en solidarité avec les habitants de la ville sainte, selon le porte-parole d'un autre membre du Conseil, Ahmad Chalabi. L'attaque contre son convoi a eu lieu près de la localité de Youssoufiyeh, à 20 kilomètres au sud de Bagdad. «Elle va bien, mais il y a des victimes parmi son escorte», a précisé le porte-parole.
Sur le front diplomatique, Jacques Chirac a déclaré que le projet de résolution devait être «sérieusement amélioré» pour permettre au futur gouvernement irakien d'avoir «une capacité de décision» sur les opérations majeures de la force internationale. En visite au Guatemala, il a ajouté que le mandat de la force internationale devait «être limité dans le temps». Mais Washington a jugé irréaliste qu'une date limite soit fixée. De son côté, la Chine a jugé «nécessaire» l'envoi d'une force multinationale en Irak dont le mandat et la durée devront selon elle être clairement définis.
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