PO: Tsahal achève son retrait de Rafah
Le conseiller juridique du gouvernement israélien renonce à inculper Ariel Sharon pour corruption
24 mai 2004 19h49
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Dans la bande de Gaza, de nombreuses familles sont désormais sans foyer à la suite de l’opération «Arc-en-Ciel».
Jérusalem — Les derniers chars et soldats israéliens ont quitté hier soir le camp de réfugiés palestiniens de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, mettant un terme — au moins provisoire — à l’opération «Arc-en-Ciel», ont annoncé des responsables militaires.
Toutefois, un haut responsable de l’armée israélienne a prévenu que les opérations pourraient reprendre. «Nous prenons une longue respiration et puis nous continuons», a assuré ce responsable qui a requis l’anonymat.
En une semaine, l’opération «Arc-en-Ciel» a provoqué la mort de 41 Palestiniens et a abouti à la destruction de deux tunnels par lesquels transitent des armes entre l’Égypte et la bande de Gaza.
Dans la nuit de dimanche à hier, les forces israéliennes s’étaient retirées d’un quartier de Rafah, Tel Sultan, laissant derrière elles des scènes de dévastation. Dans la journée, elles ont évacué un autre quartier, celui de Brazil.
En Cisjordanie, Tsahal a pénétré brièvement hier dans la ville de Naplouse. Un adolescent de 14 ans a été tué lors de la dispersion de lanceurs de pierres.
Sur le plan diplomatique, l’Égypte a dépêché un émissaire auprès de l’Autorité palestinienne, porteur d’un message à l’intention de Yasser Arafat afin de l’appeler à ne pas saboter un éventuel retrait israélien de la bande de Gaza.
Les habitants de Rafah ont dressé un lourd bilan matériel de l’opération «Arc-en-Ciel». Plusieurs dizaines de maisons sont en ruine ou au minimum très endommagées dans le quartier de Tel Sultan, où vivent 25 000 personnes. Les bulldozers israéliens ont ravagé plusieurs hectares de serres et de terres agricoles.
Le tollé suscité dans le monde par la brutalité de cette opération a même provoqué une certaine indignation en Israël. Ainsi, le ministre centriste Yosef Lapid, survivant de la Shoah, a déclaré que, sans vouloir comparer ces événements à l’attitude des nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, les images de l’incursion de Rafah lui rappelaient de très mauvais souvenirs. Cette sortie a été vivement critiquée par ses collègues.
L’armée israélienne se justifie en expliquant qu’il est crucial de couper l’approvisionnement de l’ennemi en armes. Elle met en avant la menace que pourraient représenter en Israël même des fusées de moyenne portée telles que les Katioucha si les Palestiniens parvenaient à s’en procurer. Les critiques estiment en revanche que l’utilité militaire de l’opération de Rafah est loin d’être démontrée.
Par ailleurs, le conseiller juridique du gouvernement israélien, Menachem Mazuz, a renoncé à inculper le premier ministre Ariel Sharon pour corruption, malgré l’avis favorable de la procureure d’État, ont rapporté hier soir deux chaînes de télévision.
Le conseiller juridique a estimé que le dossier ne contenait pas suffisamment d’éléments probants pour étayer une inculpation contre le premier ministre, ont annoncé la deuxième et la dixième chaînes de télévision israéliennes en ouverture de leur journal du soir.
M. Mazuz devrait annoncer d’ici au 15 juin sa décision de clore le volet Sharon de cette affaire de corruption, selon les deux chaînes.
Pour inculper le premier ministre, il aurait fallu établir une volonté de sa part d’accepter un pot-de-vin. En cas d’inculpation, Ariel Sharon aurait probablement été contraint de démissionner.
Toutefois, un haut responsable de l’armée israélienne a prévenu que les opérations pourraient reprendre. «Nous prenons une longue respiration et puis nous continuons», a assuré ce responsable qui a requis l’anonymat.
En une semaine, l’opération «Arc-en-Ciel» a provoqué la mort de 41 Palestiniens et a abouti à la destruction de deux tunnels par lesquels transitent des armes entre l’Égypte et la bande de Gaza.
Dans la nuit de dimanche à hier, les forces israéliennes s’étaient retirées d’un quartier de Rafah, Tel Sultan, laissant derrière elles des scènes de dévastation. Dans la journée, elles ont évacué un autre quartier, celui de Brazil.
En Cisjordanie, Tsahal a pénétré brièvement hier dans la ville de Naplouse. Un adolescent de 14 ans a été tué lors de la dispersion de lanceurs de pierres.
Sur le plan diplomatique, l’Égypte a dépêché un émissaire auprès de l’Autorité palestinienne, porteur d’un message à l’intention de Yasser Arafat afin de l’appeler à ne pas saboter un éventuel retrait israélien de la bande de Gaza.
Les habitants de Rafah ont dressé un lourd bilan matériel de l’opération «Arc-en-Ciel». Plusieurs dizaines de maisons sont en ruine ou au minimum très endommagées dans le quartier de Tel Sultan, où vivent 25 000 personnes. Les bulldozers israéliens ont ravagé plusieurs hectares de serres et de terres agricoles.
Le tollé suscité dans le monde par la brutalité de cette opération a même provoqué une certaine indignation en Israël. Ainsi, le ministre centriste Yosef Lapid, survivant de la Shoah, a déclaré que, sans vouloir comparer ces événements à l’attitude des nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, les images de l’incursion de Rafah lui rappelaient de très mauvais souvenirs. Cette sortie a été vivement critiquée par ses collègues.
L’armée israélienne se justifie en expliquant qu’il est crucial de couper l’approvisionnement de l’ennemi en armes. Elle met en avant la menace que pourraient représenter en Israël même des fusées de moyenne portée telles que les Katioucha si les Palestiniens parvenaient à s’en procurer. Les critiques estiment en revanche que l’utilité militaire de l’opération de Rafah est loin d’être démontrée.
Par ailleurs, le conseiller juridique du gouvernement israélien, Menachem Mazuz, a renoncé à inculper le premier ministre Ariel Sharon pour corruption, malgré l’avis favorable de la procureure d’État, ont rapporté hier soir deux chaînes de télévision.
Le conseiller juridique a estimé que le dossier ne contenait pas suffisamment d’éléments probants pour étayer une inculpation contre le premier ministre, ont annoncé la deuxième et la dixième chaînes de télévision israéliennes en ouverture de leur journal du soir.
M. Mazuz devrait annoncer d’ici au 15 juin sa décision de clore le volet Sharon de cette affaire de corruption, selon les deux chaînes.
Pour inculper le premier ministre, il aurait fallu établir une volonté de sa part d’accepter un pot-de-vin. En cas d’inculpation, Ariel Sharon aurait probablement été contraint de démissionner.
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