Hécatombe dans une prison hondurienne
18 mai 2004
Actualités internationales
Tegucigalpa — Cent deux détenus, membres d'un des gangs les plus violents du pays, sont morts hier dans l'incendie de leur prison à San Pedro Sula, 240 km au nord de la capitale hondurienne, un établissement surpeuplé prévu pour 1700 prisonniers et qui en héberge 2227.
Le directeur de la prison, Elias Aceituno, a été suspendu de ses fonctions, mais, selon lui, la mesure s'applique uniquement le temps de l'enquête.
L'incendie s'est déclaré tôt hier matin dans une aile de la maison d'arrêt où se trouvaient 182 détenus, a indiqué le porte-parole du ministère de la Sécurité, Leonel Sauceda. Vingt-sept ont été hospitalisés et 54 sont indemnes. L'un des détenus hospitalisés n'a pas survécu à ses blessures.
Selon le chef des pompiers, Carlos Cordero, «tout indique que l'incendie a commencé par l'échauffement de la ligne» électrique du système d'air conditionné.
Selon un témoin, au lieu d'ouvrir les portes des cellules pour leur permettre de sortir, les gardiens de la prison ont tiré sur les détenus, membres d'un des gangs les plus violents du pays, la Mara Salvatrucha, influencé par les gangs des États-Unis. «Ils voulaient que nous mourrions, comme les autres étaient morts ils voulaient que le reste meure», a affirmé ce détenu interrogé par des radios locales.
Le directeur des services de médecine légale de la ville, Francisco Herrera, a indiqué ne pas avoir pour le moment d'éléments permettant d'accréditer ce témoignage. Selon M. Herrera, ses services, qui ont examiné 30 cadavres, écartent actuellement cette possibilité.
L'évêque auxiliaire du diocèse de San Pedro Sula, Romulo Emiliani, qui a travaillé avec des membres de gangs dans le cadre d'une mission d'évangélisation, a exigé «une enquête approfondie sur ce qui s'est passé».
Le président hondurien Ricaro Maduro, qui se trouvait à Rome, pour une audience privée avec le pape, a interrompu une tournée en Europe.
Le directeur de la prison, Elias Aceituno, a été suspendu de ses fonctions, mais, selon lui, la mesure s'applique uniquement le temps de l'enquête.
L'incendie s'est déclaré tôt hier matin dans une aile de la maison d'arrêt où se trouvaient 182 détenus, a indiqué le porte-parole du ministère de la Sécurité, Leonel Sauceda. Vingt-sept ont été hospitalisés et 54 sont indemnes. L'un des détenus hospitalisés n'a pas survécu à ses blessures.
Selon le chef des pompiers, Carlos Cordero, «tout indique que l'incendie a commencé par l'échauffement de la ligne» électrique du système d'air conditionné.
Selon un témoin, au lieu d'ouvrir les portes des cellules pour leur permettre de sortir, les gardiens de la prison ont tiré sur les détenus, membres d'un des gangs les plus violents du pays, la Mara Salvatrucha, influencé par les gangs des États-Unis. «Ils voulaient que nous mourrions, comme les autres étaient morts ils voulaient que le reste meure», a affirmé ce détenu interrogé par des radios locales.
Le directeur des services de médecine légale de la ville, Francisco Herrera, a indiqué ne pas avoir pour le moment d'éléments permettant d'accréditer ce témoignage. Selon M. Herrera, ses services, qui ont examiné 30 cadavres, écartent actuellement cette possibilité.
L'évêque auxiliaire du diocèse de San Pedro Sula, Romulo Emiliani, qui a travaillé avec des membres de gangs dans le cadre d'une mission d'évangélisation, a exigé «une enquête approfondie sur ce qui s'est passé».
Le président hondurien Ricaro Maduro, qui se trouvait à Rome, pour une audience privée avec le pape, a interrompu une tournée en Europe.
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