En plein scandale, Washington se pose en champion des droits
18 mai 2004
Actualités internationales
Washington — Les États-Unis ont rendu public hier un rapport annuel sur les efforts américains visant à améliorer la situation des droits de l'homme dans le monde, mettant en avant le travail réalisé en Irak d'où est parti le scandale des sévices commis sur des prisonniers irakiens. Sa publication par le Département d'État avait été retardée de 12 jours par crainte qu'elle ne soit mal interprétée.
«Nous avons vu certains de nos idéaux et institutions ébranlés au cours des dernières semaines par les révélations choquantes de violations par des Américains des droits de l'homme en Irak», a reconnu le Secrétaire d'État adjoint Richard Armitage. «Cela ne suffit pas de punir ceux qui n'ont pas respecté nos critères élevés» en la matière, a-t-il ajouté, en soulignant la nécessité de «laisser un héritage positif qui fasse la promotion et protège les droits de l'homme et la démocratie dans le monde».
Selon des responsables du Département d'État, les excuses du président George W. Bush et son engagement à faire traduire en justice les auteurs des abus devraient aider au bout du compte la cause des droits de l'homme.
Le document de 270 pages résume les acquis américains dans ce domaine sur la période 2003-2004, soit la période au cours de laquelle les sévices à Abou Ghraïb ont été commis. Le rapport n'en parle pas mais relate les programmes établis en Irak par les États-Unis et des organisations financées par Washington pour établir un respect des droits de l'homme dans ce pays. Il cite notamment la création d'un ministère des droits de l'homme et la formation de personnel dans les domaines de la justice, de la police et des forces de sécurité.
«Nous avons vu certains de nos idéaux et institutions ébranlés au cours des dernières semaines par les révélations choquantes de violations par des Américains des droits de l'homme en Irak», a reconnu le Secrétaire d'État adjoint Richard Armitage. «Cela ne suffit pas de punir ceux qui n'ont pas respecté nos critères élevés» en la matière, a-t-il ajouté, en soulignant la nécessité de «laisser un héritage positif qui fasse la promotion et protège les droits de l'homme et la démocratie dans le monde».
Selon des responsables du Département d'État, les excuses du président George W. Bush et son engagement à faire traduire en justice les auteurs des abus devraient aider au bout du compte la cause des droits de l'homme.
Le document de 270 pages résume les acquis américains dans ce domaine sur la période 2003-2004, soit la période au cours de laquelle les sévices à Abou Ghraïb ont été commis. Le rapport n'en parle pas mais relate les programmes établis en Irak par les États-Unis et des organisations financées par Washington pour établir un respect des droits de l'homme dans ce pays. Il cite notamment la création d'un ministère des droits de l'homme et la formation de personnel dans les domaines de la justice, de la police et des forces de sécurité.
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