Les pro-guerre se retournent contre Bush
17 mai 2004
Actualités internationales
New York — «Est-il possible de réussir le changement de régime en Irak sans changer de régime aux États-Unis?». La question n'aurait surpris personne la semaine dernière dans le New York Times si elle n'était apparue en pages éditoriales sous la plume de Thomas Friedman. Éditorialiste libéral («de gauche» au sens américain du terme) revendiqué, travaillant dans un journal réputé libéral, Friedman a la particularité d'avoir soutenu avec vigueur la guerre en Irak menée par George W. Bush. Aujourd'hui toutefois, il reconnaît indirectement que ses certitudes sont quelque peu ébranlées. «Je pensais que l'administration Bush ferait les choses justes en Irak — qu'il s'agisse de la préparation d'avant-guerre ou d'assigner suffisamment de troupes pour contredire l'incompétence du secrétaire de la Défense — parce que c'était le plus important pour le président et le pays. Mais j'avais tort», écrit-il encore.
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