Une action terroriste vise le quartier diplomatique à Damas
Damas — Quatre hommes armés ont lancé une attaque en plein Damas hier soir, visant semble-t-il un bâtiment des Nations unies, avant d'être mis apparemment hors de combat par les forces de sécurité syriennes. L'un d'entre eux aurait été capturé vivant.
Les affrontements ont fait quatre morts: deux assaillants, un policier et une passante, a précisé le ministère syrien de l'Intérieur. De tels événements sont inédits en Syrie depuis plus de vingt ans. En 1982, une insurrection islamiste avait été noyée dans le sang.
Cette apparente action terroriste, à l'arme automatique et au lance-grenades, a eu lieu dans le quartier des ambassades et pourrait avoir visé la représentation de l'ONU. Il était difficile de savoir ce qui s'était passé exactement, les autorités n'ayant donné qu'un compte rendu extrêmement succinct et les témoignages variant de manière assez notable.
Un représentant du ministère de l'Intérieur a déclaré à l'agence de presse officielle syrienne Sana que quatre hommes armés avaient fait exploser une bombe sous une automobile qui a endommagé un bâtiment voisin qu'il n'a pas identifié, avant que les forces de sécurité n'encerclent le groupe. Les assaillants ont alors tenté de fuir dans une voiture en lançant des grenades sur les forces de sécurité. Deux des assaillants ont été tués, ainsi qu'un policier et une femme qui se trouvait dans le secteur, a précisé le même responsable.
Les autorités évoquent un «incident terroriste» qu'elles condamnent.
L'ambassadeur de Syrie à Washington, Imad Moustapha, a déclaré à l'agence Associated Press (AP) que l'un des assaillants avait été capturé. «Des terroristes non identifiés ont attaqué un bâtiment des bureaux de l'ONU à Damas, celui-ci étant entouré de nombreuses ambassades, a déclaré M. Moustapha, interrogé par téléphone depuis Washington. Il est très tôt pour dire quels étaient les motifs des assaillants ou qui ils étaient.»
Les troubles d'hier ont eu pour cadre le quartier d'al-Mazzeh, dans l'ouest de la capitale syrienne. En fin de soirée, on pouvait voir de la fumée s'élever dans le ciel alors que des ambulances et des voitures de police se dirigeaient vers le secteur concerné, bouclé par les forces de sécurité.
À New York, Marie Okabe, porte-parole des Nations unies, n'a pas exclu qu'aient été visés les anciens bureaux des observateurs chargés de veiller au respect de la trêve entre Syriens et Israéliens sur les hauteurs du Golan. «Nous comprenons qu'un bâtiment anciennement occupé par l'ONU, qui est toujours connu comme un édifice onusien, pourrait avoir été touché. Les informations préliminaires sont que tout le personnel de l'ONU et les installations sont saufs et en sécurité.»
Le fonds des Nations unies pour le développement et l'Unicef ont aussi des bureaux à Mazzeh.
Selon des témoins, les heurts ont éclaté à 19h20 environ et ont duré une heure dix.
Selon l'un d'entre eux, quatre hommes armés sont sortis d'une camionnette blanche sur le grand boulevard de Mazzeh devant l'ambassade du Canada et ont ouvert le feu au hasard. Une patrouille de la police, qui se trouvait dans le secteur, s'est rendue sur les lieux et a essuyé des tirs. La police a répliqué tandis que des renforts en civil des forces de sécurité venaient à la rescousse.
Trois assaillants ont été tués et un quatrième a été arrêté, rapporte le même témoin. Cinq voitures ont été réduites en cendre et on signalait un incendie dans l'ancien bâtiment de l'ONU. Des démineurs sont intervenus pour examiner les corps des assaillants et vérifier qu'ils n'étaient pas piégés.
Les affrontements ont fait quatre morts: deux assaillants, un policier et une passante, a précisé le ministère syrien de l'Intérieur. De tels événements sont inédits en Syrie depuis plus de vingt ans. En 1982, une insurrection islamiste avait été noyée dans le sang.
Cette apparente action terroriste, à l'arme automatique et au lance-grenades, a eu lieu dans le quartier des ambassades et pourrait avoir visé la représentation de l'ONU. Il était difficile de savoir ce qui s'était passé exactement, les autorités n'ayant donné qu'un compte rendu extrêmement succinct et les témoignages variant de manière assez notable.
Un représentant du ministère de l'Intérieur a déclaré à l'agence de presse officielle syrienne Sana que quatre hommes armés avaient fait exploser une bombe sous une automobile qui a endommagé un bâtiment voisin qu'il n'a pas identifié, avant que les forces de sécurité n'encerclent le groupe. Les assaillants ont alors tenté de fuir dans une voiture en lançant des grenades sur les forces de sécurité. Deux des assaillants ont été tués, ainsi qu'un policier et une femme qui se trouvait dans le secteur, a précisé le même responsable.
Les autorités évoquent un «incident terroriste» qu'elles condamnent.
L'ambassadeur de Syrie à Washington, Imad Moustapha, a déclaré à l'agence Associated Press (AP) que l'un des assaillants avait été capturé. «Des terroristes non identifiés ont attaqué un bâtiment des bureaux de l'ONU à Damas, celui-ci étant entouré de nombreuses ambassades, a déclaré M. Moustapha, interrogé par téléphone depuis Washington. Il est très tôt pour dire quels étaient les motifs des assaillants ou qui ils étaient.»
Les troubles d'hier ont eu pour cadre le quartier d'al-Mazzeh, dans l'ouest de la capitale syrienne. En fin de soirée, on pouvait voir de la fumée s'élever dans le ciel alors que des ambulances et des voitures de police se dirigeaient vers le secteur concerné, bouclé par les forces de sécurité.
À New York, Marie Okabe, porte-parole des Nations unies, n'a pas exclu qu'aient été visés les anciens bureaux des observateurs chargés de veiller au respect de la trêve entre Syriens et Israéliens sur les hauteurs du Golan. «Nous comprenons qu'un bâtiment anciennement occupé par l'ONU, qui est toujours connu comme un édifice onusien, pourrait avoir été touché. Les informations préliminaires sont que tout le personnel de l'ONU et les installations sont saufs et en sécurité.»
Le fonds des Nations unies pour le développement et l'Unicef ont aussi des bureaux à Mazzeh.
Selon des témoins, les heurts ont éclaté à 19h20 environ et ont duré une heure dix.
Selon l'un d'entre eux, quatre hommes armés sont sortis d'une camionnette blanche sur le grand boulevard de Mazzeh devant l'ambassade du Canada et ont ouvert le feu au hasard. Une patrouille de la police, qui se trouvait dans le secteur, s'est rendue sur les lieux et a essuyé des tirs. La police a répliqué tandis que des renforts en civil des forces de sécurité venaient à la rescousse.
Trois assaillants ont été tués et un quatrième a été arrêté, rapporte le même témoin. Cinq voitures ont été réduites en cendre et on signalait un incendie dans l'ancien bâtiment de l'ONU. Des démineurs sont intervenus pour examiner les corps des assaillants et vérifier qu'ils n'étaient pas piégés.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

