La mort d'un otage italien en Irak est confirmée
Des milliers de soldats américains resteront plus longtemps que prévu. Le chef des rebelles chiites se montre plus conciliant
Photo : Agence Reuters
La chaîne al-Jazira a montré les otages italiens mais s’est refusée à diffuser l’exécution d’un d’entre eux.
Tandis que les pays, les uns après les autres, conseillent à leurs ressortissants de quitter l'Irak, les États-Unis — «guerre contre le terrorisme» et stratégie du «Grand Moyen-Orient» obligent — annoncent que l'engagement de plusieurs militaires y sera prolongé de quelques mois. La coalition pourrait trouver bientôt un répit sur le front de la rébellion chiite, grâce aux bons offices de l'Iran, tandis que le «cessez-le-feu» décrété à Fallouja n'empêche pas un certain nombre de combats de s'y dérouler.
Un otage italien a été exécuté par ses ravisseurs irakiens, a confirmé hier soir le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, précisant qu'un responsable italien avait vu les images vidéo de l'exécution. Un peu plus tôt, la chaîne de télévision al-Jazira, basée au Qatar, avait rapporté qu'un otage italien avait été tué. L'ambassadeur italien au Qatar a vu des images vidéo et a confirmé que l'homme exécuté était Fabrizio Quattrocchi, l'un des quatre gardiens de sécurité italiens pris en otages lundi en Irak, a déclaré M. Frattini.
Les quatre gardiens de sécurité italiens ont été enlevés lundi par des insurgés près de Fallouja, à environ 55 km à l'ouest de Bagdad. Trois d'entre eux travaillaient pour une société américaine, le quatrième pour une entreprise des Seychelles.
Al-Jazira a diffusé hier un extrait de la vidéo montrant quatre otages italiens assis par terre, montrant chacun leur passeport, encerclés par des hommes armés. La chaîne s'est refusée à diffuser les images de l'exécution. La cassette était accompagnée d'un message d'un groupe jusque-là inconnu, qui dit s'appeler le «Bataillon vert» et menace de «tuer les trois autres otages italiens, l'un après l'autre, si [ses] exigences ne sont pas satisfaites».
Cette annonce survient alors qu'une délégation iranienne était en route pour Bagdad afin de tenter de négocier la libération des Italiens. Lu par le journaliste d'al-Jazira, le communiqué accuse le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, de donner plus d'importance «à ses maîtres de la Maison-Blanche qu'à son propre peuple».
Deux nouveaux ressortissants japonais, dont un journaliste, se sont ajoutés hier à trois de leurs compatriotes détenus en otages en Irak. En revanche, un journaliste français, Alexandre Jordanov, enlevé dimanche au sud de Bagdad, a été libéré. Au total, une quarantaine d'otages de 12 nationalités sont détenus en Irak, selon la coalition.
Un haut responsable militaire américain a indiqué qu'une partie des troupes américaines actuellement déployées en Irak allait rester quelques mois supplémentaires sur le terrain. Environ 135 000 Américains sont actuellement déployés en Irak.
Selon la chaîne CNN, ces prolongations de mission pourraient concerner jusqu'à 20 000 soldats, notamment de la première division blindée, qui devait rentrer prochainement en Allemagne. Le chef du commandement central (Centcom), le général John Abizaid, avait annoncé lundi avoir demandé l'équivalent de deux brigades de combat supplémentaires en Irak au secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, sans préciser d'où pourraient venir ces troupes.
Le Pakistan a pour sa part fait état hier d'une demande américaine d'envoi de troupes en Irak pour protéger une mission des Nations unies dans ce pays.
Un gouvernement «à temps»?
L'envoyé spécial de l'ONU Lakhdar Brahimi a estimé possible la mise en place d'un gouvernement intérimaire irakien en mai, comme prévu, et a appelé à une solution pacifique aux crises de Fallouja et de Najaf. «Nous sommes confiants en la possibilité de former un gouvernement à temps, soit au mois de mai 2004», a déclaré M. Brahimi à Bagdad au lendemain d'une conférence de presse du président George W. Bush au cours de laquelle il a réaffirmé que «le 30 juin, la souveraineté sera placée entre les mains des Irakiens».
Le chef chiite radical irakien Moqtada Sadr, bête noire des Américains, s'est montré plus conciliant hier au moment même où Téhéran dépêchait sur place une délégation pour apaiser le conflit avec les chiites.
Réfugié dans la ville sainte de Najaf, Moqtada Sadr est «prêt à se présenter devant un tribunal irakien après la création d'un gouvernement légitime» et à transformer sa milice en organisation politico-sociale, a indiqué un de ses collaborateurs. Les commandants américains, qui exigent le démantèlement de cette milice, ont menacé d'«écraser» et de «détruire» l'Armée du Mahdi, qui a lancé il y a dix jours une rébellion contre la coalition dans plusieurs villes chiites.
Un mandat d'arrêt a été lancé contre Moqtada Sadr (que les Américains ont affirmé vouloir capturer ou tuer) pour son rôle présumé dans l'assassinat en avril 2003 d'un rival politique, Abdel Majid al-Khoï.
À Fallouja, point le plus chaud des affrontements, la trêve précaire en vigueur depuis samedi a été prolongée de 48 heures hier, notamment pour permettre la réouverture de deux hôpitaux, a annoncé un médiateur, Fouad Raoui, responsable du Parti islamique irakien.
Les États-Unis ont réclamé l'aide de Téhéran pour tenter de régler la crise et faire baisser la violence grandissante en Irak, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi. Le chef de la délégation iranienne Hossein Sadeghi, haut responsable du ministère des Affaires étrangères, a cependant déclaré à son arrivée à Bagdad qu'«il n'y a pas de médiation».
Un otage italien a été exécuté par ses ravisseurs irakiens, a confirmé hier soir le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, précisant qu'un responsable italien avait vu les images vidéo de l'exécution. Un peu plus tôt, la chaîne de télévision al-Jazira, basée au Qatar, avait rapporté qu'un otage italien avait été tué. L'ambassadeur italien au Qatar a vu des images vidéo et a confirmé que l'homme exécuté était Fabrizio Quattrocchi, l'un des quatre gardiens de sécurité italiens pris en otages lundi en Irak, a déclaré M. Frattini.
Les quatre gardiens de sécurité italiens ont été enlevés lundi par des insurgés près de Fallouja, à environ 55 km à l'ouest de Bagdad. Trois d'entre eux travaillaient pour une société américaine, le quatrième pour une entreprise des Seychelles.
Al-Jazira a diffusé hier un extrait de la vidéo montrant quatre otages italiens assis par terre, montrant chacun leur passeport, encerclés par des hommes armés. La chaîne s'est refusée à diffuser les images de l'exécution. La cassette était accompagnée d'un message d'un groupe jusque-là inconnu, qui dit s'appeler le «Bataillon vert» et menace de «tuer les trois autres otages italiens, l'un après l'autre, si [ses] exigences ne sont pas satisfaites».
Cette annonce survient alors qu'une délégation iranienne était en route pour Bagdad afin de tenter de négocier la libération des Italiens. Lu par le journaliste d'al-Jazira, le communiqué accuse le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, de donner plus d'importance «à ses maîtres de la Maison-Blanche qu'à son propre peuple».
Deux nouveaux ressortissants japonais, dont un journaliste, se sont ajoutés hier à trois de leurs compatriotes détenus en otages en Irak. En revanche, un journaliste français, Alexandre Jordanov, enlevé dimanche au sud de Bagdad, a été libéré. Au total, une quarantaine d'otages de 12 nationalités sont détenus en Irak, selon la coalition.
Un haut responsable militaire américain a indiqué qu'une partie des troupes américaines actuellement déployées en Irak allait rester quelques mois supplémentaires sur le terrain. Environ 135 000 Américains sont actuellement déployés en Irak.
Selon la chaîne CNN, ces prolongations de mission pourraient concerner jusqu'à 20 000 soldats, notamment de la première division blindée, qui devait rentrer prochainement en Allemagne. Le chef du commandement central (Centcom), le général John Abizaid, avait annoncé lundi avoir demandé l'équivalent de deux brigades de combat supplémentaires en Irak au secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, sans préciser d'où pourraient venir ces troupes.
Le Pakistan a pour sa part fait état hier d'une demande américaine d'envoi de troupes en Irak pour protéger une mission des Nations unies dans ce pays.
Un gouvernement «à temps»?
L'envoyé spécial de l'ONU Lakhdar Brahimi a estimé possible la mise en place d'un gouvernement intérimaire irakien en mai, comme prévu, et a appelé à une solution pacifique aux crises de Fallouja et de Najaf. «Nous sommes confiants en la possibilité de former un gouvernement à temps, soit au mois de mai 2004», a déclaré M. Brahimi à Bagdad au lendemain d'une conférence de presse du président George W. Bush au cours de laquelle il a réaffirmé que «le 30 juin, la souveraineté sera placée entre les mains des Irakiens».
Le chef chiite radical irakien Moqtada Sadr, bête noire des Américains, s'est montré plus conciliant hier au moment même où Téhéran dépêchait sur place une délégation pour apaiser le conflit avec les chiites.
Réfugié dans la ville sainte de Najaf, Moqtada Sadr est «prêt à se présenter devant un tribunal irakien après la création d'un gouvernement légitime» et à transformer sa milice en organisation politico-sociale, a indiqué un de ses collaborateurs. Les commandants américains, qui exigent le démantèlement de cette milice, ont menacé d'«écraser» et de «détruire» l'Armée du Mahdi, qui a lancé il y a dix jours une rébellion contre la coalition dans plusieurs villes chiites.
Un mandat d'arrêt a été lancé contre Moqtada Sadr (que les Américains ont affirmé vouloir capturer ou tuer) pour son rôle présumé dans l'assassinat en avril 2003 d'un rival politique, Abdel Majid al-Khoï.
À Fallouja, point le plus chaud des affrontements, la trêve précaire en vigueur depuis samedi a été prolongée de 48 heures hier, notamment pour permettre la réouverture de deux hôpitaux, a annoncé un médiateur, Fouad Raoui, responsable du Parti islamique irakien.
Les États-Unis ont réclamé l'aide de Téhéran pour tenter de régler la crise et faire baisser la violence grandissante en Irak, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi. Le chef de la délégation iranienne Hossein Sadeghi, haut responsable du ministère des Affaires étrangères, a cependant déclaré à son arrivée à Bagdad qu'«il n'y a pas de médiation».
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