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    Antonio Guterres réclame plus de flexibilité aux membres de l’ONU

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors d'une visite à Bangassou, en République centrafricaine, en octobre dernier
    Photo: Alexis Huguet Agence France-Presse Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors d'une visite à Bangassou, en République centrafricaine, en octobre dernier

    Nations unies — Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réclamé lundi à ses membres davantage de flexibilité pour sa gestion de l’organisation, avec notamment un budget annuel et non plus bi-annuel, une réforme qui laisse sceptiques plusieurs États.

     

    « Nous avons besoin de simplifier » la planification budgétaire, a souligné l’ancien premier ministre portugais, lors d’une réunion consacrée à ses projets de réforme pour les Nations unies et à leur impact financier. « Nous proposons de passer d’un budget bi-annuel à un budget annuel et de réduire les cycles budgétaire et de planification de cinq à trois ans ».

     

    Étant responsable de l’utilisation des ressources, « je vous demande votre soutien pour m’accorder davantage d’autorité pour redéployer jusqu’à 20 % des crédits » dans chaque domaine stratégique — paix et sécurité, développement et administration de l’ONU —, a aussi ajouté Antonio Guterres.

     

    Le secrétaire général a expliqué cette demande par le fait que « les États membres adoptent souvent des résolutions réclamant au secrétariat d’entreprendre de nouvelles activités [mais] dans les ressources allouées ».

     

    Le budget de fonctionnement de l’ONU est de 5,4 milliards de dollars, celui des opérations de paix de 7,3 milliards.

     

    Des précisions réclamées

     

    Parmi les intervenants lors de la réunion, plusieurs groupes de pays ou États se sont montrés sceptiques sur les projets de réforme du patron de l’ONU qui visent à rationaliser les pratiques, éliminer les duplications, en fusionnant le cas échéant des départements. Beaucoup d’entre eux ont réclamé des précisions d’ici mai 2018.

     

    La Russie a affirmé sa nette opposition à l’idée de passer à un budget annuel et réclamé d’avoir à l’avenir des crédits tout aussi détaillés que ceux qui existent aujourd’hui.

     

    Le patron de l’ONU a rappelé que ses réformes ne visaient pas à réduire le personnel ou à faire des économies, mais à rendre l’ONU plus efficace. Il a aussi insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de réduire la quantité d’information mise à la disposition des États membres.

     

    L’Assemblée générale de l’ONU doit approuver d’ici la fin du mois le budget de l’organisation pour les années 2018-2019. Si les réformes d’Antonio Guterres sont acceptées, elles s’appliqueraient à partir de 2020.

     

    L’exercice budgétaire de l’ONU était annuel jusqu’en 1973. Il était ensuite passé sur deux ans « pour éviter d’avoir la corde au cou » chaque année, explique un diplomate sous couvert d’anonymat. Les arguments du secrétaire général — trop de documents illisibles, taux de change trop fluctuant sur deux ans — sont compréhensibles, mais les pays qui résistent à un changement soulignent que « plus de flexibilité veut dire moins de contrôle », ajoute cette source.













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