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    Syrie: Poutine assure Trump qu’il cherche une solution «à long terme»

    21 novembre 2017 14h51 | Maria Panina - Agence France-Presse à Sotchi | Actualités internationales
    Le président russe Vladimir Poutine (à doite) et le président syrien Bachar al-Assad
    Photo: Mikhail Klimentyev / Sputnik / Agence France-Presse Le président russe Vladimir Poutine (à doite) et le président syrien Bachar al-Assad

    Vladimir Poutine a assuré Donald Trump mardi qu’il oeuvrait en faveur d’un «règlement politique à long terme» en Syrie après avoir reçu Bachar al-Assad et à la veille d’un sommet avec l’Iran et la Turquie.

     

    Après avoir aidé Bachar al-Assad à reprendre l’avantage sur le terrain face aux rebelles et aux djihadistes, le maître du Kremlin – principal soutien du régime syrien –, estime que la phase militaire «touche à sa fin» et cherche à relancer le processus de règlement politique. Il multiplie les contacts à quelques jours de pourparlers sous l’égide de l’ONU à Genève le 28 novembre, censés contribuer à mettre fin à une guerre ayant fait au moins 330 000 morts en six ans et des millions de déplacés.

     

    Après avoir reçu lundi le président syrien, il s’est entretenu par téléphone avec le président américain malgré les relations calamiteuses entre Moscou et Washington.

     

    Selon le Kremlin, il a assuré «être prêt à oeuvrer activement en faveur d’un règlement à long terme du conflit» sur la base des résolutions de l’ONU, tout en soulignant la nécessité de «maintenir la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie».

     

    Le 11 novembre, MM. Poutine et Trump avaient publié un communiqué conjoint excluant toute «solution militaire» et appelant à une «solution pacifique» dans le cadre du processus de Genève, mais depuis, les escarmouches verbales sont quasi quotidiennes entre les deux pays sur la Syrie, où ils interviennent militairement.

     

    Cet entretien intervient à la veille d’un sommet entre le président russe et ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Hassan Rohani à Sotchi (sud-ouest).


    Aide humanitaire
     

    La Russie et l’Iran, alliés du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles syriens, parrainent le processus d’Astana, qui a permis la mise en place des «zones de désescalade» dans les régions d’Idleb (nord-ouest), de Homs (centre), dans la Ghouta orientale, près de Damas, ainsi que dans le sud.

     

    Malgré un recul des violences, plus de 13 millions de personnes, dont près de la moitié d’enfants, ont besoin d’aide humanitaire en Syrie, a averti mardi dans un rapport le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

     

    Ces mesures ont permis d’abaisser la tension sur le terrain, mais Moscou cherche désormais à trouver une issue politique à ces pourparlers jusqu’alors concentrés sur les questions militaires.

     

    La dernière initiative russe visant à réunir régime et opposition en Russie a été reçue froidement par les rebelles et aucune date n’a été fixée.

     

    Toutes les tentatives de mettre fin à la guerre se sont pour l’instant heurtées au sort de Bachar al-Assad, mais le président syrien, au pouvoir depuis 2000, apparaît désormais en position de force.

     

    Remettant de fait le président syrien dans le jeu diplomatique, Vladimir Poutine l’a reçu lundi à Sotchi pour sa première visite en Russie, et à l’étranger, depuis octobre 2015. C’était juste après le lancement de l’intervention militaire russe qui a constitué un tournant dans le conflit.













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