Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Duterte invite Trudeau à un événement clé sur la sécurité

    14 novembre 2017 | Andy Blatchford - La Presse canadienne à Manille | Actualités internationales
    Justin Trudeau a échangé quelques mots avec le président philippin, Rodrigo Duterte, à l’ouverture du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, lundi à Manille.
    Photo: Mark Cristino Associated Press Justin Trudeau a échangé quelques mots avec le président philippin, Rodrigo Duterte, à l’ouverture du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, lundi à Manille.

    Rodrigo Duterte a « tout mis en oeuvre » afin d’obtenir une invitation pour permettre à Justin Trudeau d’assister à un prestigieux événement sur la sécurité en Asie-Pacifique aux côtés de puissants chefs d’État, selon des responsables gouvernementaux.

     

    Mais un employé gouvernemental de haut rang assure que le geste serviable du président philippin n’aura aucune incidence sur la décision de Justin Trudeau de parler ou non à M. Duterte des violations des droits de la personne dans son pays d’Asie du Sud-Est qui ont choqué à travers le monde.

     

    M. Trudeau a laissé entendre qu’il pourrait soulever la question des droits de la personne avec M. Duterte, s’il en a l’occasion.

     

    Les dirigeants n’ont pas prévu de tête-à-tête lors de la visite du premier ministre aux Philippines pour les sommets liés à l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).

     

    Grâce aux efforts de Rodrigo Duterte, Justin Trudeau aura l’occasion convoitée, mardi, de participer à un déjeuner de travail à Manille avant le Sommet de l’Asie orientale, sous le leadership de l’ANASE. M. Trudeau se joindra aux dirigeants de 18 pays, dont la Chine, la Russie et les États-Unis, pour discuter d’enjeux de sécurité.

     

    Il reste à voir si Justin Trudeau défiera Rodrigo Duterte en tête-à-tête quant à sa violente guerre contre la drogue. La répression sanglante de M. Duterte comprend des exécutions extrajudiciaires par son gouvernement qui ont fait des milliers de morts.

     

    « Il y a toute une série de problèmes que je pourrais soulever avec lui si nous en avons l’occasion », a déclaré M. Trudeau samedi à Danang, au Vietnam.

     

    Béatrice Vaugrante, d’Amnistie internationale pour le Canada francophone, trouve « indécent » que cet enjeu ne soit pas mis sur la table d’emblée par les chefs d’État et, selon elle, il faut « créer cette occasion » d’en parler à M. Duterte.

     

    « Ça peut s’apparenter à des crimes contre l’humanité, ce qui se passe aux Philippines : des exécutions extrajudiciaires, une police qui ressemble à des gangs criminels, des populations pauvres qui sont clairement visées, des pratiques de torture à large échelle, et je ne mentionne même pas les discours toxiques du président Duterte », a-t-elle soutenu en entrevue téléphonique.

     

    Une première pour le Canada

     

    Le billet de Justin Trudeau constitue une percée parce qu’aucun autre premier ministre canadien n’y a jamais été invité. Il est censé discuter de la Corée du Nord et des attaques sanglantes contre les musulmans rohingyas au Myanmar. Le Canada souhaite devenir un membre permanent du Sommet de l’Asie orientale.

     

    Justin Trudeau sera aussi le premier dirigeant canadien à participer à un échange d’une heure au sommet de l’ANASE, au cours duquel les membres lui poseront des questions et débattront de l’envergure de la coopération du Canada dans la région.

     

    L’occasion se présente au moment où le premier ministre Trudeau fait des efforts pour augmenter le rôle du Canada sur la scène internationale.


    Déchets canadiens à Manille: des Philippins s’impatientent Manille — Des environnementalistes philippins reprochent à Justin Trudeau de n’avoir rien fait pour débarrasser Manille de la centaine de conteneurs remplis de déchets canadiens qui pourrissent depuis quatre ans dans le port. Les autorités philippines avaient accepté la cargaison à l’époque parce qu’elle devait contenir des matières plastiques recyclables. Or, les douaniers ont par la suite découvert qu’il s’agissait plutôt d’ordures de peu de valeur, juste bonnes pour l’enfouissement. Selon des environnementalistes, les 103 conteneurs sont remplis de 2500 tonnes de vieux câbles électriques, de disques compacts ou de gobelets de plastique, mais aussi de couches jetables souillées. Les environnementalistes et les responsables de la santé publique à Manille dénoncent depuis quatre ans la présence de ces ordures canadiennes, et demandent à Ottawa de les rapatrier. Lors de sa plus récente visite à Manille, il y a deux ans, M. Trudeau avait indiqué qu’une « solution canadienne » était en préparation, et il avait promis des mesures législatives pour que cela ne se reproduise plus à l’avenir.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.