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    Des réfugiés détenus en Australie arriveront bientôt aux États-Unis

    L’Australie mène une politique extrêmement sévère vis-à-vis des réfugiés tentant de gagner ses côtes, en les reléguant dans des camps de détention à Nauru ou sur l’île de Manus (en photo), en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
    Photo: Archives / Refugee Action Coalition / Agence France-Presse L’Australie mène une politique extrêmement sévère vis-à-vis des réfugiés tentant de gagner ses côtes, en les reléguant dans des camps de détention à Nauru ou sur l’île de Manus (en photo), en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    Sydney — Un premier groupe d’une cinquantaine de réfugiés quittera prochainement des camps de rétention controversés gérés par l’Australie dans le Pacifique pour s’établir aux États-Unis, ont annoncé les autorités australiennes.

     

    Ce transfert s’inscrit dans le cadre d’un accord qui avait été conclu entre Canberra et l’administration Obama, mais qui avait été vertement critiqué par Donald Trump quand il est entré à la Maison-Blanche.

     

    L’Australie mène une politique extrêmement sévère vis-à-vis des réfugiés tentant de gagner ses côtes, en les reléguant dans des camps de détention à Nauru ou sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

     

    En fin de compte, l’Australie n’accepte aucun de ces réfugiés sur son sol, tentant de renvoyer dans des pays tiers ceux d’entre eux qui remplissent les critères du droit d’asile.

     

    L’administration Obama avait accepté de prendre en charge un nombre indéterminé de réfugiés détenus par l’Australie après que Canberra eut accepté de prendre des réfugiés d’Amérique centrale retenus dans des camps contrôlés par les États-Unis.

     

    Arrivé au pouvoir, M. Trump avait parlé d’un accord « stupide ».

     

    Le ministre australien de l’Immigration Peter Dutton a cependant indiqué mercredi qu’un premier groupe de réfugiés allait quitter Nauru et Manus « dans les prochaines semaines ».

     

    Le premier ministre Malcolm Turnbull a également indiqué à la chaîne de télévision Channel Seven qu’il s’agissait d’une « première étape ».

     

    « Environ 25 de Manus et autant de Nauru iront aux États-Unis. Je veux encore remercier le président Trump pour la mise en oeuvre de cet accord », a-t-il dit.

     

    « Tout dépend des vérifications très très approfondies des États-Unis, a-t-il dit. Mais nous nous attendons à ce que davantage de réfugiés, des gens qui ont été jugés comme étant des réfugiés à Nauru et Manus, soient acceptés. »

     

    Près de 800 hommes sont retenus à Manus, et 371 hommes, femmes et enfants sont détenus à Nauru, selon des chiffres de l’administration australienne datant du 31 juillet.

     

    Les conditions de vie à Manus et Nauru ont été dénoncées par de nombreuses organisations de défense des droits de la personne, qui citent les graves problèmes psychologiques des détenus, les tentatives d’automutilation et de suicide.

     

    La justice de Papouasie-Nouvelle-Guinée avait jugé l’an dernier inconstitutionnelle la détention de réfugiés à Manus. Canberra est censé fermer le camp en octobre.













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