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    Israël espère tirer profit d’un Kurdistan indépendant

    20 septembre 2017 | Jonah Mandel - Agence France-Presse à Jérusalem | Actualités internationales
    Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou
    Photo: Mary Altaffer Associated Press Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou

    Israël est le seul pays à s’être prononcé publiquement pour un État kurde indépendant à l’approche du référendum prévu en Irak, au nom des bonnes relations entre Kurdes et Juifs et dans l’espoir d’endiguer l’influence de l’Iran et de l’islam radical, selon des experts.

     

    Un référendum sur l’indépendance doit se tenir le 25 septembre dans la région autonome du Kurdistan irakien, malgré l’opposition de Bagdad, de l’Iran, de la Turquie, ou encore des États-Unis.

     

    La Cour suprême irakienne, la plus haute instance judiciaire du pays, a ordonné lundi la suspension de ce référendum et l’influent vice-président et ex-premier ministre irakien Nouri al-Maliki a dit que son pays ne permettrait pas la création d’un « deuxième Israël » au nord de l’Irak.

     

    S’exprimant à ce sujet, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, à rebours des prises de position internationales, s’est prononcé la semaine dernière en faveur des « efforts légitimes du peuple kurde pour atteindre son propre État ».

     

    Cette prise de position officielle n’a pas constitué une réelle surprise, faisant suite à des propos de l’ancien général Yaïr Golan, qui avait exprimé au début du mois son soutien à un Kurdistan indépendant.

     

    « Compte tenu de la présence de l’Iran à l’est et de l’instabilité dans la région, une entité kurde solide, stable, cohérente au milieu de ce bourbier n’est pas une mauvaise idée », avait déclaré le général Golan lors d’une intervention au Washington Institute for Near East Policy.

     

    Ainsi, pour Gideon Saar, un ex-ministre du Likoud, le parti de droite de Benjamin Nétanyahou, les « Kurdes ont été et continuent d’être des alliés fiables et pour longtemps d’Israël car ils sont, comme nous, une minorité dans la région ».

     

    Directrice du programme d’étude sur les Kurdes à l’Université de Tel-Aviv, Ofra Bengio rappelle qu’Israël a offert une assistance militaire secrète et une aide dans le renseignement et l’humanitaire au Kurdistan au cours des années 1965-1975.

     

    Lorsque les juifs vivant en Irak ont été victimes de harcèlement par le parti Baas au pouvoir, au début des années 1970, des Kurdes ont aidé à leur exfiltration, relève l’auteure du livre Les Kurdes en Irak. Construire un État dans l’État.

     

    Le quotidien Haaretz complète : en se prononçant pour un Kurdistan indépendant, Benjamin Nétanyahou a aussi voulu répliquer au soutien apporté par la Turquie de Recep Tayyip Erdogan au Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir à Gaza et contre lequel Israël a mené trois guerres depuis 2008.













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