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    Crise des Rohingyas: l’ONU redoute le «scénario du pire»

    15 septembre 2017 | Actualités internationales
    Sam Jahan - Agence France-Presse à Cox's Bazar
    Shafiqul Alam - Agence France-Presse à Dacca
    <p>À l’heure actuelle, entre 10 000 et 20 000 Rohingyas épuisés, affamés, blessés parfois, franchissent tous les jours la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh.</p>
    Photo: Munir Uz Zaman Agence France-Presse

    À l’heure actuelle, entre 10 000 et 20 000 Rohingyas épuisés, affamés, blessés parfois, franchissent tous les jours la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh.

    Cox’s Bazar — La pression internationale s’est accrue jeudi sur le Myanmar face à la dégradation de la situation humanitaire au Bangladesh, étranglé par l’afflux de Rohingyas fuyant les violences de l’armée myanmaraise, assimilées par Amnesty International à des « crimes contre l’humanité ».

     

    « Plus de 80 sites ont été incendiés depuis le 25 août dans le cadre d’une campagne planifiée », ce qui « favorise le nettoyage ethnique » à travers une « politique de la terre brûlée », dénonce l’ONG dans un rapport. « Des témoignages attestent du caractère planifié, délibéré et systématique des attaques. »

     

    Face à l’exode de près de 389 000 Rohingyas qui ont fui au Bangladesh, l’ONU n’hésite plus à parler d’« épuration ethnique ». La communauté internationale doit se préparer au « scénario du pire », a averti un responsable onusien, à savoir le déplacement de tous les Rohingyas vers le Bangladesh. Alors que les Rohingyas sont estimés à environ un million, entre 10 000 et 20 000 franchissent chaque jour la frontière.

     

    La « persécution » contre cette minorité musulmane est « inacceptable », a tancé le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, depuis Londres. « Cette persécution doit cesser, ce qui a été qualifié par beaucoup de nettoyage ethnique doit cesser. »

     

    Même tonalité du côté du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker : « Ce qui se passe en Birmanie est une catastrophe choquante […] puisqu’une fois de plus on essaie d’éradiquer des ethnies entières. »

     

    Le Parlement européen a adopté une résolution demandant à l’armée de « cesser immédiatement » ses exactions, alors que les récits des réfugiés se font l’écho de massacres, incendies de villages, tortures et viols collectifs.

     

    Amnesty a appelé la communauté internationale à « intensifier les pressions sur Aung San Suu Kyi et les hauts dirigeants de l’armée ».

     

    M. Tillerson s’est voulu plus compréhensif, assurant comprendre « la situation complexe dans laquelle se trouve » le Prix Nobel de la paix face à la très puissante armée. Au pouvoir depuis avril 2016 après les premières élections libres depuis plus de 20 ans, Aung San Suu Kyi a promis de sortir de son silence mardi prochain lors d’un grand discours.













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