Affrontements meurtriers en Côte-d'Ivoire
26 mars 2004
Actualités internationales
Abidjan - Des affrontements entre forces de l'ordre et militants de l'opposition ont fait entre 25 et 30 morts hier à Abidjan, selon les sources, amenant les partis d'opposition à suspendre leur participation aux travaux du gouvernement tout en appelant à manifester à nouveau aujourd'hui.
Malgré l'interdiction de toute manifestation, les opposants au régime de Laurent Gbagbo ont tenté dans la matinée de se rendre au centre-ville pour protester contre le blocage des accords de paix de Marcoussis, signés en France en janvier 2003. Les affrontements ont fait 25 morts, dont deux policiers, selon un bilan officiel de la police. Mais selon Bacongo Cissé, un responsable du Rassemblement des républicains (RDR), principal parti d'opposition et co-organisateur de la marche, 30 personnes, dont trois policiers, ont été tuées.
Miaka Oureto, le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, a estimé sur la télévision nationale RTI que la manifestation d'hier était une «tentative d'insurrection armée» plutôt qu'«une marche pacifique». Les partis d'opposition ont maintenu leur appel à manifester aujourd'hui pour réclamer l'application des accords de Marcoussis en dépit des violences meurtrières d'hier et de l'interdiction de toute manifestation publique par le pouvoir jusqu'au 30 avril.
Ces formations ont en outre annoncé les unes après les autres leur volonté de suspendre leur participation au gouvernement de réconciliation nationale, comme le RDR. Les ex-rebelles des Forces nouvelles avaient auparavant annoncé leur décision de rejoindre dans ce boycottage du conseil des ministres le Parti démocratique de Côte-d'Ivoire, ancien parti unique, qui avait pris cette décision début mars pour protester contre la gestion du président Laurent Gbagbo et de son parti.
L'Union pour la démocratie et la paix en Côte-d'Ivoire (UDPCI) a également décidé de suspendre «jusqu'à nouvel ordre» la participation de ses deux ministres au gouvernement, tout comme le MFA (un ministre). Le président Gbagbo a réquisitionné l'armée pour maintenir l'ordre jusqu'au 15 avril. Une profonde crise politico-militaire déchire la Côte-d'Ivoire depuis le lancement, en septembre 2002, d'une insurrection armée. Le pays est coupé en deux, le nord étant contrôlé par les ex-rebelles des Forces nouvelles.
Malgré l'interdiction de toute manifestation, les opposants au régime de Laurent Gbagbo ont tenté dans la matinée de se rendre au centre-ville pour protester contre le blocage des accords de paix de Marcoussis, signés en France en janvier 2003. Les affrontements ont fait 25 morts, dont deux policiers, selon un bilan officiel de la police. Mais selon Bacongo Cissé, un responsable du Rassemblement des républicains (RDR), principal parti d'opposition et co-organisateur de la marche, 30 personnes, dont trois policiers, ont été tuées.
Miaka Oureto, le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, a estimé sur la télévision nationale RTI que la manifestation d'hier était une «tentative d'insurrection armée» plutôt qu'«une marche pacifique». Les partis d'opposition ont maintenu leur appel à manifester aujourd'hui pour réclamer l'application des accords de Marcoussis en dépit des violences meurtrières d'hier et de l'interdiction de toute manifestation publique par le pouvoir jusqu'au 30 avril.
Ces formations ont en outre annoncé les unes après les autres leur volonté de suspendre leur participation au gouvernement de réconciliation nationale, comme le RDR. Les ex-rebelles des Forces nouvelles avaient auparavant annoncé leur décision de rejoindre dans ce boycottage du conseil des ministres le Parti démocratique de Côte-d'Ivoire, ancien parti unique, qui avait pris cette décision début mars pour protester contre la gestion du président Laurent Gbagbo et de son parti.
L'Union pour la démocratie et la paix en Côte-d'Ivoire (UDPCI) a également décidé de suspendre «jusqu'à nouvel ordre» la participation de ses deux ministres au gouvernement, tout comme le MFA (un ministre). Le président Gbagbo a réquisitionné l'armée pour maintenir l'ordre jusqu'au 15 avril. Une profonde crise politico-militaire déchire la Côte-d'Ivoire depuis le lancement, en septembre 2002, d'une insurrection armée. Le pays est coupé en deux, le nord étant contrôlé par les ex-rebelles des Forces nouvelles.
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