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    L’ONU dénonce un «usage excessif de la force» au Venezuela

    9 août 2017 | Maria Isabel Sanchez - Agence France-Presse à Genève | Actualités internationales
    Les ministres des Affaires étrangères de 17 pays d’Amérique ont refusé mardi de reconnaître la légitimité de l’Assemblée constituante (sur la photo) qui vient d’être élue.
    Photo: Juan Barreto Agence France-Presse Les ministres des Affaires étrangères de 17 pays d’Amérique ont refusé mardi de reconnaître la légitimité de l’Assemblée constituante (sur la photo) qui vient d’être élue.

    Le Venezuela a reçu mardi un coup de semonce de l’ONU, qui a dénoncé « un usage excessif de la force » lors des manifestations hostiles au président Nicolás Maduro secouant depuis avril le pays, toujours plus isolé sur la scène internationale.

     

    Les ministres des Affaires étrangères et les représentants de 17 pays d’Amérique réunis à Lima ont condamné mardi « la rupture de l’ordre démocratique au Venezuela » et ont refusé de reconnaître la légitimité de l’Assemblée constituante qui vient d’être élue.

     

    Dans un communiqué lu à la presse par le ministre des Affaires étrangères péruvien, Ricardo Luna, les pays ont fait part de leur décision de « ne pas reconnaître l’Assemblée constituante » voulue par le président socialiste vénézuélien, Nicolás Maduro et élue le 30 juillet, malgré le rejet de l’opposition, ni les décisions qu’elle pourrait prendre.

     

    Selon le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad al-Hussein, « plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture ».

     

    Le président socialiste Nicolás Maduro fait face depuis avril à un vaste mouvement de protestation pour exiger son départ alors que le pays pétrolier, autrefois le plus riche d’Amérique du Sud, a sombré économiquement. Les manifestations ont fait 125 morts en quatre mois.

     
    Ces violations se produisent alors même que s’effondre l’État de droit au Venezuela, dans un climat d’attaques constantes du gouvernement contre l’Assemblée nationale et la procureure générale
    Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad al-Hussein
     

    À Caracas, le gouvernement avait réuni mardi ses quelques alliés, parmi lesquels Cuba, la Bolivie, le Nicaragua et l’Équateur, tous membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba).

     

    Quelques milliers de kilomètres plus au sud, à Lima, le Pérou plaidait, selon des sources diplomatiques, pour une condamnation de cette « nouvelle forme de coup d’État » ainsi que pour un appel à libérer les « prisonniers politiques » et à respecter le calendrier électoral, incluant un scrutin présidentiel fin 2018.

     

    Samedi, le Venezuela a été suspendu du Mercosur, le marché commun sud-américain, pour « rupture de l’ordre démocratique ». Lundi, le président de la Colombie voisine, Juan Manuel Santos, a brandi la menace d’une rupture diplomatique.

     

    Sourd à ces mises en garde, le gouvernement poursuivait la reprise en main des institutions.

     

    Les 545 membres, tous chavistes, de la nouvelle Constituante installée samedi dernier ont voté mardi leur soutien à l’armée, pièce centrale de l’échiquier politique vénézuélien et principal pilier du pouvoir.

     

    L’opposition avait appelé à de nouveaux blocages de routes mardi, mais seule une petite centaine de personnes y ont participé dans l’est de Caracas, avant d’être dispersées par les gaz lacrymogènes.

     

    Un certain découragement semble gagner les rangs des anti-Maduro, après l’installation de la Constituante qu’ils n’ont pas réussi à bloquer.


    Maradona s’offre comme «soldat» à Maduro

    L’ancienne vedette du football argentin Diego Maradona a envoyé mardi un message de soutien au président vénézuélien, Nicolás Maduro, précisant qu’il s’offrait à lui comme « soldat » de la révolution bolivarienne.

     

    « Nous sommes chavistes. Et quand Maduro l’ordonnera, je serai vêtu comme un soldat pour un Venezuela libre, pour me battre contre l’impérialisme et contre ceux qui veulent s’emparer de nos drapeaux, qui sont ce que nous avons de plus précieux », a affirmé Maradona sur Facebook.

     

    Dans un autre message qui porte également la signature de sa compagne, Rocio Oliva, Maradona revient sur son soutien au gouvernement vénézuélien : « Vive Chávez. Vive Maduro. Vive la révolution. Vive les Vénézuéliens de pure souche », écrivent-ils.

     

    Un autre champion du monde argentin (1978), Mario Kempes, a critiqué la prise de position de Maradona, habituel soutien des régimes cubain et vénézuélien. « Diego Maradona, comment peux-tu soutenir la mort de 124 jeunes, pour avoir défendu la liberté et la démocratie dans leur pays ? Non à la dictature ! Venezuela libre », a twitté l’ancien joueur de Rosario Central et de Valence.

     












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