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    Présidentielle en Iran

    Washington donne un coup de pouce à Rohani

    19 mai 2017 | Stéphane Barbier - Agence France-Presse à Téhéran | Actualités internationales
    Vendredi, les Iraniens sont appelés aux urnes. Cette élection présidentielle sera déterminante pour l’avenir du président modéré Rohani et sa politique d’ouverture au monde.
    Photo: Behrouz Mehri Agence France-Presse Vendredi, les Iraniens sont appelés aux urnes. Cette élection présidentielle sera déterminante pour l’avenir du président modéré Rohani et sa politique d’ouverture au monde.

    À la veille d’une présidentielle cruciale pour sa politique d’ouverture, le président iranien et candidat Hassan Rohani a eu la bonne surprise d’apprendre qu’en dépit d’une rhétorique hostile, les États-Unis ont décidé de prolonger l’allégement des sanctions contre son pays.

     

    Cette décision annoncée mercredi de poursuivre la politique du précédent gouvernement américain de lever graduellement les sanctions dans le cadre de l’accord nucléaire était très attendue, en particulier par M. Rohani et son gouvernement.

     

    Le président sortant a en effet consacré la majeure partie de son premier mandat de quatre ans aux négociations nucléaires et à la conclusion de cet accord avec les grandes puissances, qui a permis à l’Iran de sortir un peu de son isolement et d’attirer des investissements étrangers.

     

    Cet accord conclu en juillet 2015 et entré en vigueur en janvier 2016 est destiné à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire iranien en échange d’une levée partielle des sanctions internationales.

     

    Pour autant, le triomphalisme n’était pas tout à fait de mise jeudi à Téhéran, où le porte-parole de la diplomatie a surtout mis en avant l’imposition, annoncée par ailleurs, de nouvelles sanctions américaines liées au programme de missiles balistique de l’Iran.

     

    Pour le porte-parole Bahram Ghassem, la décision d’imposer ces sanctions « unilatérales et illégales » réduit « les résultats positifs de l’application » de l’accord nucléaire par Washington.

     

    Les relations entre Washington et Téhéran n’ont cessé de se dégrader depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump en janvier.

     

    M. Trump a ainsi qualifié l’accord nucléaire conclu par son prédécesseur Barack Obama de l’un des « pires » qu’il ait jamais vus. Mais il n’a pas mis à exécution sa promesse électorale de « déchirer » l’accord s’il était élu. Ce texte pourrait en effet bénéficier à des entreprises américaines, ce qui est déjà le cas pour l’une d’elles, l’avionneur Boeing, qui a réussi à vendre 80 appareils à l’Iran depuis l’allégement des sanctions.

     

    Vendredi, l’élection présidentielle en Iran sera déterminante pour l’avenir du président modéré Rohani et sa politique d’ouverture au monde. Il affronte un religieux conservateur, Ebrahim Raissi, qui a accusé de « faiblesse » les négociateurs iraniens de l’accord nucléaire.

     

    Le scrutin auquel sont appelés à voter 56,4 millions d’électeurs se tiendra un jour avant le début, samedi, de la visite de Donald Trump en Arabie saoudite, grand rival régional de l’Iran.













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