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    Corée du Nord: nouvelles sanctions prévues par Washington et Pékin

    L'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley
    Photo: Drew Angerer Getty Images North Amercia AFP L'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a débattu mardi à huis clos de sanctions renforcées contre la Corée du Nord et ses programmes nucléaire et balistique interdits, après un nouveau de tir de missile le week-end dernier.

     

    Les États-Unis et la Chine sont en train de préparer une nouvelle résolution pour d’éventuelles mesures punitives supplémentaires contre Pyongyang, a annoncé devant la presse l’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley en lançant un appel à la mobilisation internationale.

     

    « Nous devons tous envoyer un signal à la Corée du Nord : "Assez. On ne joue pas. C’est grave" », a martelé Mme Haley, prévenant les pays qui n’appliqueraient pas les sanctions prises depuis une décennie qu’ils s’exposeront à des représailles de Washington.

     

    Avant de s’enfermer dans la salle du Conseil de sécurité, Nikki Haley a indiqué que son pays et Pékin, allié militaire et diplomatique de la Corée du Nord, préparaient un nouveau projet de résolution de sanctions.

    C’est ce sur quoi nous travaillons actuellement. Nous ne l’avons pas encore.
    L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley

    De fait, à la fin de la réunion du Conseil, aucun projet de résolution de sanctions n’a circulé et, d’après des diplomates, la Chine a préféré renouveler son appel au dialogue pour faire baisser les tensions sur la péninsule coréenne.

     

    D’après l’ambassadeur de l’Uruguay Elbio Rosselli, qui préside ce mois-ci le Conseil, « des sanctions sont clairement » envisagées, mais la diplomatie avec Pyongyang doit aussi être privilégiée.

     

    Ouvert au dialogue

     

    Mme Haley a réaffirmé que son gouvernement était prêt à « parler » avec Pyongyang, mais à condition d’un « arrêt total du processus nucléaire et de tout essai » de missiles.

     

    Les États-Unis se sont toujours déclarés ouverts à une reprise du dialogue avec la Corée du Nord, mais à la condition que le régime communiste mette un terme à ses programmes nucléaire et balistique.

     

    Pour l’instant, Washington mise sur des sanctions renforcées.

     

    « Nous allons continuer à voir où cela nous mène », a affirmé la représentante à l’ONU du président Donald Trump, lequel avait menacé de s’occuper seul du problème nord-coréen, au besoin par la force. Avant de mettre de l’eau dans son vin et de se dire même « honoré » à l’idée de rencontrer le dirigeant Kim Jong-Un.


    Avancée significative
     

    D’après des experts, Pyongyang accélère ses efforts pour mettre au point un missile balistique intercontinental (ICBM) capable d’acheminer une tête nucléaire visant le territoire américain.

     

    Et le tir de missile de dimanche constitue une avancée technique significative, bien que la Corée du Nord puisse en fait chercher à être en position de force avant un éventuel retour à la table des négociations internationales gelées depuis près de dix ans.

     

    Ce dernier tir était le dixième depuis le début de l’année, après des dizaines en 2016.

     

    Il a provoqué des condamnations internationales unanimes et la convocation de cette réunion d’urgence du Conseil de sécurité, à la demande des États-Unis, du Japon et de la Corée du Sud. Dès lundi, le Conseil avait promis une réponse forte.

     

    La Corée du Nord développe de plus en rapidement ses programmes nucléaire et balistique, en dépit de sanctions internationales censées la priver de sources cruciales de financement.

     

    Outre les tirs de missiles balistiques, Pyongyang a effectué deux essais nucléaires depuis le début 2016.













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