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    Israël

    Un projet de loi relègue l’arabe au second plan

    Le document prévoit que l’hébreu est l’unique langue officielle de l’État

    Du temps de la Palestine mandataire, le territoire comptait 3 langues officielles: l’anglais, l’hébreu et l’arabe.
    Photo: iStock Du temps de la Palestine mandataire, le territoire comptait 3 langues officielles: l’anglais, l’hébreu et l’arabe.

    Jérusalem — Un comité ministériel a approuvé dimanche un projet de loi controversé définissant l’État d’Israël comme le « foyer national du peuple juif » et retirant à l’arabe sa place de langue quasi officielle, selon la presse.

     

    « Les valeurs de l’État d’Israël comme État juif et démocratique seront fixées dans l’esprit des principes fondateurs de l’État d’Israël », précise le projet de loi.

     

    Parmi les points les plus controversés, la loi prévoit notamment que l’hébreu est l’unique langue officielle d’Israël, tandis que l’arabe, parlé par 17,5 % de la population, aura un « statut particulier », et que Jérusalem est « la capitale unique » de l’État d’Israël.

     

    Selon le site de la Knesset, le Parlement israélien, l’hébreu et l’arabe ont été les langues officielles en Israël depuis la création de l’État en 1948, sans qu’une loi ait été votée en ce sens.

     

    Israël n’a pas de constitution mais des lois fondamentales.

     

    Du temps de la Palestine mandataire, il y avait 3 langues officielles, l’anglais, l’hébreu et l’arabe, mais avec la création de l’État d’Israël, l’anglais a cessé d’être une langue officielle, les deux autres restant les langues de tous les documents officiels de l’État.

     

    Une identité

     

    Pour le député Avi Dichter, du Likoud, le parti du premier ministre Benjamin Nétanyahou, ce projet de loi dont il est l’un des promoteurs est « le moyen de fixer dans la loi notre identité nationale tout en restant un État démocratique ».

     

    Les adversaires de ce projet de loi, adopté par le gouvernement et qui prévoit de définir Israël comme « l’État national du peuple juif », estiment qu’il va à l’encontre de la démocratie et institutionnalise les discriminations contre les minorités.

     

    Il a été dénoncé par le chef de la Liste arabe unifiée, le député Ayman Odeh, pour qui cette loi « bafoue les droits des minorités en nous transformant légalement en citoyens de seconde zone ».

     

    Le projet de loi doit être présenté au Parlement pour être entériné. Benjamin Nétanyahou avait défendu en 2014 ce projet de loi destiné à renforcer le caractère « juif » de l’État.

     

    « Le but de cette loi est d’assurer l’avenir du peuple juif sur sa terre », avait-il assuré, critiquant ceux qui « de l’intérieur veulent remettre en question le droit national du peuple juif sur cette terre ».













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