En bref - Une photo jugée trop choquante
13 mars 2004
Actualités internationales
Londres — Plusieurs quotidiens britanniques ont choisi de retoucher une photo de l'un des attentats commis jeudi à Madrid en «gommant» un membre sanglant arraché dont la vue aurait pu offenser des lecteurs sensibles. La photo en question, prise par un reporter du quotidien espagnol El País, a notamment fait la une du Guardian, du Daily Telegraph et du tabloïd Daily Mail en plus d'être reprise en pages intérieures par le Times, l'Independent, le Daily Mirror, le Daily Express et le Sun.
Elle montre des victimes étendues au milieu des voies, des sauveteurs s'affairant autour des blessés pour leur prodiguer les premiers soins. Plusieurs quotidiens ont purement et simplement effacé le détail sanglant pour le «remplacer» par des gravillons du ballast. Le Guardian a pour sa part choisi de noircir le détail en question, rendant à peu près impossible son identification. D'autres ont contourné le problème en publiant la photo en noir et blanc, le membre sanglant ne se distinguant pas des débris de toute sorte jonchant la scène du drame. Le rédacteur en chef adjoint du Guardian, Paul Johnson, a expliqué que la solution de noircir le membre sanglant «était loin d'être parfaite». Cette photo, a-t-il indiqué sur le site Internet du journal, «résumait toute l'ampleur de cette tragédie humaine. C'est une photographie extraordinaire, juste à la marge de ce que nous pouvons mettre en première page, mais, dans le bas à gauche, il y avait un fragment de corps humain identifiable. De mon point de vue, on franchissait les bornes [en la publiant telle quelle]». La photo a également paru à la une du Devoir, sans modification.
Elle montre des victimes étendues au milieu des voies, des sauveteurs s'affairant autour des blessés pour leur prodiguer les premiers soins. Plusieurs quotidiens ont purement et simplement effacé le détail sanglant pour le «remplacer» par des gravillons du ballast. Le Guardian a pour sa part choisi de noircir le détail en question, rendant à peu près impossible son identification. D'autres ont contourné le problème en publiant la photo en noir et blanc, le membre sanglant ne se distinguant pas des débris de toute sorte jonchant la scène du drame. Le rédacteur en chef adjoint du Guardian, Paul Johnson, a expliqué que la solution de noircir le membre sanglant «était loin d'être parfaite». Cette photo, a-t-il indiqué sur le site Internet du journal, «résumait toute l'ampleur de cette tragédie humaine. C'est une photographie extraordinaire, juste à la marge de ce que nous pouvons mettre en première page, mais, dans le bas à gauche, il y avait un fragment de corps humain identifiable. De mon point de vue, on franchissait les bornes [en la publiant telle quelle]». La photo a également paru à la une du Devoir, sans modification.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

