La Russie aux urnes - Poutine veut redorer «sa» Russie
Le président s'engage à doubler le PIB et à réduire la pauvreté
13 mars 2004
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Vladimir Poutine sera fort probablement réélu demain.
À son arrivée au pouvoir, en mars 2000, Vladimir Poutine expliquait qu'il faudrait à la Russie «une bonne quinzaine d'années pour atteindre le niveau de PIB par tête du Portugal». À la veille du scrutin présidentiel de demain, les indicateurs macroéconomiques montrent que le pays est sur la bonne voie. La croissance russe est une des plus fortes de la planète (7,3 % en 2003), les investissements étrangers ont décollé (de plus de 50 % ces dernières années), la stabilité politique est achevée. Armé de son projet de «dictature de la loi», l'homme fort du Kremlin, en appui sur 80 % des intentions de vote qui lui sont acquises, aborde sans surprise sa probable réélection. Sa décision de renvoyer le gouvernement à trois semaines du scrutin tout en mettant un peu de piment dans une campagne électorale apathique a transformé la présidentielle en plébiscite. Le choix du nouveau premier ministre, Mikhaïl Fradkov, un technocrate inconnu du public — «un condensé d'économiste distingué, de diplomate raffiné et de flic», selon le quotidien Izvestia —, confirme le président dans son rôle de patron d'une Russie remise au pas.
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