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    À Mexico, le «Corruptour» montre les affaires de corruption

    Lancée dimanche dans la capitale mexicaine, l’initiative souhaite sensibiliser le public à la lutte contre la corruption

    Le «Corruptour» propose un circuit où sont racontés les grands scandales de corruption des dernières années au pays.
    Photo: Yuri Cortez Agence France-Presse Le «Corruptour» propose un circuit où sont racontés les grands scandales de corruption des dernières années au pays.

    Mexico — Une ligne de métro ayant coûté des milliards longtemps fermée ou un groupe de BTP mêlé à un scandale de pots-de-vin : le « Corruptour », lancé dimanche à Mexico, sillonne la ville à travers des cas emblématiques de corruption.

     

    Avec son logo en lettres rouge sang à la typographie inspirée des vieux films d’horreur, le bus qui transporte gratuitement une trentaine de passagers ne passe pas inaperçu dans les embouteillages de la capitale.

     

    « Ce que nous voulons, c’est que les gens s’informent sur ce thème de manière amusante et susciter des idées pour venir à bout de la corruption », explique à l’AFP Patricia de Obeso, une des organisatrices de ce tour qui circulera tous les dimanche durant trois mois à Mexico après avoir vu le jour à Monterrey, au nord.

     

    Un projet documenté

     

    « Mais attention, ce n’est pas parce que c’est ludique que ce n’est pas sérieux et documenté », souligne Miguel Pulido, un autre organisateur sur le site corruptour.mx.

     

    « Pour choisir ces arrêts nous avons parcouru des centaines d’articles sur la corruption » et des rapports, ajoute Ixchel Cisneros, autre militante à l’origine du projet.

     

    Parmi la dizaine d’arrêts, le tour passe devant une station du métro de la mégalopole pour évoquer le dossier de la récente ligne 12, qui traverse le sud de la ville d’est en ouest.

     

    Inaugurée en 2012 après de longs et coûteux travaux, évalués à 24,5 milliards de pesos (1,1 milliard d’euros), elle a dû être fermée temporairement en 2014 pour des problèmes de sécurité.

     

    L’élégant siège de la filiale mexicaine du groupe espagnol de bâtiment Obrascon Huarte Lain (OHL), au coeur d’un scandale de corruption présumée en lien avec les appels d’offre de l’État de Mexico, voisin de la capitale, est aussi au programme.

    Rendre des comptes

     

    « Un des problèmes principaux au Mexique c’est la corruption et le fait de rendre des comptes, car ceux qui abusent [du système] ne sont pas forcément sanctionnés », juge Miguel Moguel, un consultant en droits de l’homme de 37 ans qui participait au voyage inaugural.

     

    « C’était une expérience très gratifiante, on voit qu’il y a un groupe de citoyens, comme il y en a surement beaucoup d’autres dans le pays, qui essayent de changer les choses », estime Adrian Emigdio, un étudiant de 18 ans.













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