Les inspecteurs de l'ONU ne pourront pas retourner en Irak
Le New York Times fait état d'un plan d'invasion américain
Washington — Alors que les négociations échouaient entre l'ONU et l'Irak sur un retour à Bagdad des experts en désarmement des Nations unies, les autorités américaines se refusaient hier à tout commentaire sur un plan d'invasion de l'Irak dont faisait état hier le New York Times.
Selon le journal, ce plan provisoire élaboré par l'armée américaine en vue d'une invasion de l'Irak prévoit l'entrée simultanée dans le pays de plusieurs dizaines de milliers de Marines et de soldats, probablement depuis le Koweït.
Citant une personne connaissant ce document, le journal affirme que le plan, classé ultraconfidentiel, prévoit une invasion aérienne, terrestre et maritime visant à attaquer sur trois fronts et à renverser le dirigeant irakien Saddam Hussein.
Le président américain George W. Bush n'a pas caché son souhait de voir renversé Saddam Hussein, si besoin est par la force, mais n'a pas précisé comment il comptait s'y prendre. «Le Pentagone prend part à toutes sortes de projets dans le monde», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer, refusant de commenter les informations du New York Times.
Une autre source spécialiste de la stratégie américaine en Irak a cependant affirmé à Reuters que ce plan devait être une ancienne version d'un projet datant de plusieurs mois, voire plusieurs années.
L'armée aurait depuis présenté une nouvelle version de ce plan d'invasion insistant davantage sur l'opposition irakienne et l'aviation américaine, a ajouté cette source, qui a souhaité garder l'anonymat.
Selon le journal, le plan prévoit le déploiement de plusieurs centaines d'avions de chasse basés dans pas moins de huit pays. Ces chasseurs lanceraient des raids de grande ampleur contre plusieurs centaines de cibles, dont des bases aériennes, des routes et des sites de communication à fibre optique.
Des membres des forces spéciales ou des agents de la CIA en civil viseraient les dépôts ou les laboratoires stockant ou fabriquant des armes de destruction massive (que Washington soupçonne Bagdad de produire) et les missiles susceptibles de les porter, écrit le journal.
Soulignant le caractère encore provisoire de ces plans, des responsables cités par le journal affirment qu'aucun des pays nommés dans le document n'a encore été consulté quant à une éventuelle contribution à une opération armée américaine contre l'Irak.
Rien, dans ce document et dans les interviews réalisées avec de hauts responsables militaires, ne donne à penser qu'une attaque contre l'Irak est imminente, insiste le journal. La source ayant eu connaissance du document et citée par le New York Times, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, s'est dite frustrée de ce que ce projet ne «prenne pas en compte intégralement les avancées effectuées dans les domaines de la tactique militaire et de la technologie depuis la guerre du Golfe de 1991».
Selon le journal, qui cite toujours cette source, ce document a été rédigé par des responsables du commandement central américain, basé à Tampa, en Floride.
Le New York Times estime que le degré de précision du projet trahit une réflexion poussée sur la question au sein des états-majors américains, semblant démentir les affirmations du président Bush selon lequel il n'aurait par-devers lui aucun plan d'invasion de l'Irak.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères irakien, Nadji Sabri, a une nouvelle fois refusé de donner son accord à un retour à Bagdad des inspecteurs des Nations unies enquêtant sur l'éventuelle présence en Irak d'armes de destruction massive.
À l'issue d'une entrevue avec le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à Vienne, la troisième depuis le début de l'année, les responsables irakiens continuent apparemment à estimer que le retour des inspecteurs doit faire partie d'un règlement plus vaste de la situation de leur pays, notamment en ce qui concerne la levée des menaces américaines de renversement du président Saddam Hussein et l'allégement des sanctions imposées à l'Irak après son invasion du Koweït en 1990.
Selon le journal, ce plan provisoire élaboré par l'armée américaine en vue d'une invasion de l'Irak prévoit l'entrée simultanée dans le pays de plusieurs dizaines de milliers de Marines et de soldats, probablement depuis le Koweït.
Citant une personne connaissant ce document, le journal affirme que le plan, classé ultraconfidentiel, prévoit une invasion aérienne, terrestre et maritime visant à attaquer sur trois fronts et à renverser le dirigeant irakien Saddam Hussein.
Le président américain George W. Bush n'a pas caché son souhait de voir renversé Saddam Hussein, si besoin est par la force, mais n'a pas précisé comment il comptait s'y prendre. «Le Pentagone prend part à toutes sortes de projets dans le monde», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer, refusant de commenter les informations du New York Times.
Une autre source spécialiste de la stratégie américaine en Irak a cependant affirmé à Reuters que ce plan devait être une ancienne version d'un projet datant de plusieurs mois, voire plusieurs années.
L'armée aurait depuis présenté une nouvelle version de ce plan d'invasion insistant davantage sur l'opposition irakienne et l'aviation américaine, a ajouté cette source, qui a souhaité garder l'anonymat.
Selon le journal, le plan prévoit le déploiement de plusieurs centaines d'avions de chasse basés dans pas moins de huit pays. Ces chasseurs lanceraient des raids de grande ampleur contre plusieurs centaines de cibles, dont des bases aériennes, des routes et des sites de communication à fibre optique.
Des membres des forces spéciales ou des agents de la CIA en civil viseraient les dépôts ou les laboratoires stockant ou fabriquant des armes de destruction massive (que Washington soupçonne Bagdad de produire) et les missiles susceptibles de les porter, écrit le journal.
Soulignant le caractère encore provisoire de ces plans, des responsables cités par le journal affirment qu'aucun des pays nommés dans le document n'a encore été consulté quant à une éventuelle contribution à une opération armée américaine contre l'Irak.
Rien, dans ce document et dans les interviews réalisées avec de hauts responsables militaires, ne donne à penser qu'une attaque contre l'Irak est imminente, insiste le journal. La source ayant eu connaissance du document et citée par le New York Times, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, s'est dite frustrée de ce que ce projet ne «prenne pas en compte intégralement les avancées effectuées dans les domaines de la tactique militaire et de la technologie depuis la guerre du Golfe de 1991».
Selon le journal, qui cite toujours cette source, ce document a été rédigé par des responsables du commandement central américain, basé à Tampa, en Floride.
Le New York Times estime que le degré de précision du projet trahit une réflexion poussée sur la question au sein des états-majors américains, semblant démentir les affirmations du président Bush selon lequel il n'aurait par-devers lui aucun plan d'invasion de l'Irak.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères irakien, Nadji Sabri, a une nouvelle fois refusé de donner son accord à un retour à Bagdad des inspecteurs des Nations unies enquêtant sur l'éventuelle présence en Irak d'armes de destruction massive.
À l'issue d'une entrevue avec le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à Vienne, la troisième depuis le début de l'année, les responsables irakiens continuent apparemment à estimer que le retour des inspecteurs doit faire partie d'un règlement plus vaste de la situation de leur pays, notamment en ce qui concerne la levée des menaces américaines de renversement du président Saddam Hussein et l'allégement des sanctions imposées à l'Irak après son invasion du Koweït en 1990.
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