Arafat restructure ses services de sécurité
Une explosion tue un chef de la branche armée du Fatah
5 juillet 2002
Actualités internationales
Gaza — Le président palestinien, Yasser Arafat, poursuivait hier la restructuration des services de sécurité, alors que deux Palestiniens, dont le chef à Gaza d'un groupe armé lié à son mouvement, le Fatah, étaient tués dans une explosion attribuée à Israël.
Dans le même temps, les troupes israéliennes s'installaient pour une longue période dans sept des huit villes autonomes de Cisjordanie réoccupées depuis le 19 juin.
En soirée, le chef à Gaza des Brigades des martyrs d'al-Aqsa et son neveu ont été tués dans l'explosion de leur voiture dans cette ville. Jihad al-Omarayne, qui était également colonel dans les services de sécurité palestiniens, et Waël al-Nimra sont morts dans l'explosion, a indiqué à la presse un proche des victimes, Zaher al-Omarayne.
Selon un responsable du Fatah, qui a requis l'anonymat, les deux hommes ont été tués «dans un assassinat organisé par Israël». Un porte-parole militaire israélien, contacté par l'AFP, a refusé de commenter ces accusations. L'explosion de très forte puissance a complètement détruit la voiture, a constaté un correspondant de l'AFP.
M. Arafat a signé le décret de limogeage du chef de la sécurité préventive en Cisjordanie, Jibril Rajoub, qui a été nommé gouverneur de la ville de Jénine. Le chef de la police, le général Ghazi Jabali, également limogé, a présenté sa démission, avant d'être nommé en soirée comme conseiller de M. Arafat à la police, un nouveau poste aux prérogatives qui n'ont pas encore été définies.
Le chef de la défense civile, Mahmoud Abou Marzouk, troisième responsable de sécurité démis de ses fonctions dans le cadre des réformes, a confirmé quant à lui son départ.
Soumis à des pressions internationales, surtout des États-Unis, et confronté à des accusations de corruption, M. Arafat a lancé un vaste projet de réformes des institutions de l'Autorité autonome, principalement celles des services de sécurité, de la justice et des finances.
L'armée israélienne a en outre pénétré dans un village proche de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et démoli deux postes des services de sécurité palestiniens et une maison, a-t-on appris auprès de témoins et de sources de sécurité.
Par ailleurs, Israël a annoncé la poursuite de l'offensive «Voie ferme» lancée en Cisjordanie en juin après deux attentats suicide à Jérusalem qui ont fait 26 morts. Le général Yitzhak Eytan, commandant de la région militaire centre d'Israël (couvrant la Cisjordanie), a estimé, selon la radio publique, qu'il fallait «maintenir le blocus des villes palestiniennes, car les extrémistes attendent la première occasion pour en sortir et se faire exploser en Israël».
Il a ainsi confirmé les propos du premier ministre Ariel Sharon indiquant que ses troupes resteraient longtemps dans les sept villes réoccupées.
La situation risque de devenir explosive en Cisjordanie, où l'armée impose le couvre-feu à quelque 800 000 Palestiniens, ont averti les représentants de 32 organisations non gouvernementales (ONG).
Dans le même temps, les troupes israéliennes s'installaient pour une longue période dans sept des huit villes autonomes de Cisjordanie réoccupées depuis le 19 juin.
En soirée, le chef à Gaza des Brigades des martyrs d'al-Aqsa et son neveu ont été tués dans l'explosion de leur voiture dans cette ville. Jihad al-Omarayne, qui était également colonel dans les services de sécurité palestiniens, et Waël al-Nimra sont morts dans l'explosion, a indiqué à la presse un proche des victimes, Zaher al-Omarayne.
Selon un responsable du Fatah, qui a requis l'anonymat, les deux hommes ont été tués «dans un assassinat organisé par Israël». Un porte-parole militaire israélien, contacté par l'AFP, a refusé de commenter ces accusations. L'explosion de très forte puissance a complètement détruit la voiture, a constaté un correspondant de l'AFP.
M. Arafat a signé le décret de limogeage du chef de la sécurité préventive en Cisjordanie, Jibril Rajoub, qui a été nommé gouverneur de la ville de Jénine. Le chef de la police, le général Ghazi Jabali, également limogé, a présenté sa démission, avant d'être nommé en soirée comme conseiller de M. Arafat à la police, un nouveau poste aux prérogatives qui n'ont pas encore été définies.
Le chef de la défense civile, Mahmoud Abou Marzouk, troisième responsable de sécurité démis de ses fonctions dans le cadre des réformes, a confirmé quant à lui son départ.
Soumis à des pressions internationales, surtout des États-Unis, et confronté à des accusations de corruption, M. Arafat a lancé un vaste projet de réformes des institutions de l'Autorité autonome, principalement celles des services de sécurité, de la justice et des finances.
L'armée israélienne a en outre pénétré dans un village proche de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et démoli deux postes des services de sécurité palestiniens et une maison, a-t-on appris auprès de témoins et de sources de sécurité.
Par ailleurs, Israël a annoncé la poursuite de l'offensive «Voie ferme» lancée en Cisjordanie en juin après deux attentats suicide à Jérusalem qui ont fait 26 morts. Le général Yitzhak Eytan, commandant de la région militaire centre d'Israël (couvrant la Cisjordanie), a estimé, selon la radio publique, qu'il fallait «maintenir le blocus des villes palestiniennes, car les extrémistes attendent la première occasion pour en sortir et se faire exploser en Israël».
Il a ainsi confirmé les propos du premier ministre Ariel Sharon indiquant que ses troupes resteraient longtemps dans les sept villes réoccupées.
La situation risque de devenir explosive en Cisjordanie, où l'armée impose le couvre-feu à quelque 800 000 Palestiniens, ont averti les représentants de 32 organisations non gouvernementales (ONG).
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