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    L’OTAN s’engage contre le groupe État islamique

    L’Alliance s’investira aussi davantage dans la crise migratoire en Europe

    Bruxelles — Les dirigeants de l’OTAN vont donner cette semaine leur feu vert à la contribution de l’Alliance atlantique à la lutte contre le groupe djihadiste État islamique (EI) et contre le trafic de migrants à partir de la Libye, a annoncé lundi son secrétaire général, Jens Stoltenberg.

     

    La première mesure, sur laquelle il a fallu près de six mois aux 28 pays membres pour tomber d’accord, consiste à déployer des Awacs, des avions de surveillance de l’OTAN, au-dessus de la Turquie et de la Méditerranée, formant ainsi un arc autour de l’Irak, de la Syrie et de la Libye, notamment.

     

    « Nous allons décider que les avions Awacs de l’OTAN fourniront des informations à la coalition contre le groupe EI », a déclaré M. Stoltenberg en présentant le programme du sommet de chefs d’État ou de gouvernement de l’Alliance qui se déroule vendredi et samedi à Varsovie.

     

    Pression américaine

     

    Les États-Unis réclament depuis des mois à leurs partenaires au sein de la coalition contre le groupe EI, mais aussi à l’OTAN en tant qu’organisation autonome, d’en faire davantage dans la lutte contre l’organisation djihadiste en Irak et en Syrie.

     

    Washington avait initialement demandé que les Awacs de l’Alliance soient mis à disposition de la coalition pour en faire des centres de commandement embarqués. Ces appareils sont dotés de puissants radars permettant d’observer l’activité aérienne à des centaines de kilomètres à la ronde et ils sont donc très utiles dans le cadre de campagnes de bombardements aériens.

     

    Migrants

     

    Mais ces Awacs se limiteront finalement au partage de renseignements avec la coalition et les appareils alliés n’opéreront qu’à partir du territoire de l’Alliance, sans empiéter sur les espaces aériens irakien et syrien.

     

    Par ailleurs, « je pense que nous tomberons d’accord pour que l’OTAN joue un rôle en Méditerranée centrale, afin de compléter l’opération de l’Union européenne Sophia » de lutte contre les passeurs de migrants agissant à partir des côtes libyennes, a expliqué M. Stoltenberg.

     

    Plusieurs navires de l’Alliance participent à Active Endeavour, une opération centrée sur l’antiterrorisme en Méditerranée, et ses dirigeants devraient lui permettre de partager en temps réel des informations avec le commandant de la mission Sophia.

     

    L’OTAN coopère déjà avec l’UE en mer Égée dans la lutte contre les filières d’immigration illégale. Elle y a dépêché plusieurs navires au large des côtes turques et partage ses informations en temps réel avec la défense grecque et la défense turque ainsi qu’avec l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex.


    Le Canada reçoit des fleurs de l’alliance militaire Ottawa — Le secrétaire général de l’OTAN a applaudi, lundi, à la décision du Canada d’assumer un rôle de leader dans le cadre de la confrontation entre l’Alliance et la Russie. Lors d’un discours à Bruxelles, Jens Stoltenberg a déclaré que l’engagement du Canada à prendre la tête d’un groupe tactique de 1000 militaires en Europe de l’Est démontrait clairement la volonté des membres de l’OTAN des deux côtés de l’Atlantique de se défendre les uns et les autres. Le gouvernement libéral avait annoncé la semaine dernière qu’il se joindrait à l’Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis pour le déploiement de 4000 soldats de l’OTAN dans la région. Le bataillon canadien devrait être basé en Lettonie, où les forces de l’OTAN cherchent à dissuader Moscou de tenter une agression ou une intrusion. La Russie s’est attiré les foudres de nombreux pays en annexant la péninsule ukrainienne de la Crimée en 2014 et en appuyant les rebelles indépendantistes de l’est du pays. M. Stoltenberg a également inclus le Canada dans la liste des membres de l’Alliance ayant dépensé davantage sur le plan militaire l’an dernier. Le premier ministre Justin Trudeau se joindra à d’autres chefs d’État plus tard cette semaine dans la capitale polonaise, où ils aborderont les questions brûlantes du Kremlin et des dépenses militaires des membres de l’OTAN.












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