Soudan - Un mouvement rebelle a signé, un autre est maté
9 janvier 2004
Actualités internationales
Khartoum — Le commandant de l'Armée de libération du Soudan (ALS), branche armée du mouvement des rebelles du Darfour, dans l'ouest du pays, Abdallah Abbaker, a été tué lors d'une bataille avec les forces gouvernementales, a indiqué hier l'agence de presse officielle SUNA.
Cette nouvelle fait suite à la signature, la veille, d'un important accord entre le gouvernement de Khartoum et une autre formation rebelle, l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA). Le gouverneur de l'État du Darfour Nord, Youssef Kibir, cité par SUNA, a précisé que le chef rebelle ainsi qu'un autre cadre de l'ALS et un «grand nombre» de rebelles avaient été tués dans cette bataille dont il n'a pas précisé la date. Des sources proches du gouvernement soudanais ont indiqué que le chef rebelle avait été tué lundi, sans autres précisions.
Selon M. Kibir, des membres du mouvement rebelle ont été fait prisonniers dans cette bataille dans la région d'Abougamrah, dans l'État du Darfour Nord, dont «les forces armées [gouvernementales] ont réussi à prendre le contrôle». Le responsable soudanais a estimé que la position des rebelles du Darfour était devenue «très faible», ajoutant que «les problèmes de sécurité seraient résolus dans les prochains jours et qu'une paix durable» serait conclue.
Au total, plus de 670 000 personnes ont été déplacées par les combats au Darfour, qui ont fait au moins 3000 morts parmi les civils depuis l'apparition, en février 2003, du MLS, qui réclame notamment un développement économique de cette région semi-désertique.
Le gouvernement soudanais et la principale rébellion du pays ont signé mercredi au Kenya un accord attendu sur le partage des ressources pétrolières, étape essentielle vers un accord de paix après 20 ans d'un conflit qui a fait environ 1,5 million de morts. L'accord prévoit un partage moitié-moitié des revenus pétroliers du Soudan, qui produit environ 300 000 barils de brut par jour, et des revenus non pétroliers, les impôts et autres taxes.
Le texte aborde aussi des détails portant sur l'administration de la banque centrale du pays et la création d'une commission de suivi de la production pétrolière. Ce partage, prévu entre Khartoum et l'administration autonome qui doit être mise en place dans le sud pendant une période de six ans en fonction d'un accord conclu en 2002, ne surviendra que lorsque le gouvernement et les rebelles auront conclu un accord global de paix. Après cette période de six ans, un référendum d'autodétermination doit être organisé dans le sud.
Le conflit au Soudan, le plus long en cours actuellement en Afrique, oppose le sud du pays, à majorité chrétienne et animiste, au nord, arabo-musulman. Il
Cette nouvelle fait suite à la signature, la veille, d'un important accord entre le gouvernement de Khartoum et une autre formation rebelle, l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA). Le gouverneur de l'État du Darfour Nord, Youssef Kibir, cité par SUNA, a précisé que le chef rebelle ainsi qu'un autre cadre de l'ALS et un «grand nombre» de rebelles avaient été tués dans cette bataille dont il n'a pas précisé la date. Des sources proches du gouvernement soudanais ont indiqué que le chef rebelle avait été tué lundi, sans autres précisions.
Selon M. Kibir, des membres du mouvement rebelle ont été fait prisonniers dans cette bataille dans la région d'Abougamrah, dans l'État du Darfour Nord, dont «les forces armées [gouvernementales] ont réussi à prendre le contrôle». Le responsable soudanais a estimé que la position des rebelles du Darfour était devenue «très faible», ajoutant que «les problèmes de sécurité seraient résolus dans les prochains jours et qu'une paix durable» serait conclue.
Au total, plus de 670 000 personnes ont été déplacées par les combats au Darfour, qui ont fait au moins 3000 morts parmi les civils depuis l'apparition, en février 2003, du MLS, qui réclame notamment un développement économique de cette région semi-désertique.
Le gouvernement soudanais et la principale rébellion du pays ont signé mercredi au Kenya un accord attendu sur le partage des ressources pétrolières, étape essentielle vers un accord de paix après 20 ans d'un conflit qui a fait environ 1,5 million de morts. L'accord prévoit un partage moitié-moitié des revenus pétroliers du Soudan, qui produit environ 300 000 barils de brut par jour, et des revenus non pétroliers, les impôts et autres taxes.
Le texte aborde aussi des détails portant sur l'administration de la banque centrale du pays et la création d'une commission de suivi de la production pétrolière. Ce partage, prévu entre Khartoum et l'administration autonome qui doit être mise en place dans le sud pendant une période de six ans en fonction d'un accord conclu en 2002, ne surviendra que lorsque le gouvernement et les rebelles auront conclu un accord global de paix. Après cette période de six ans, un référendum d'autodétermination doit être organisé dans le sud.
Le conflit au Soudan, le plus long en cours actuellement en Afrique, oppose le sud du pays, à majorité chrétienne et animiste, au nord, arabo-musulman. Il
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