Actuellement détenu dans le «Grand Bagdad» - Saddam Hussein sera jugé en Irak
18 décembre 2003
Actualités internationales
Bagdad - Un responsable irakien a affirmé hier que Saddam Hussein, capturé samedi par l'armée américaine, était actuellement détenu dans la région de Bagdad et qu'il serait jugé en Irak dans le «procès du siècle».
«Saddam se trouve dans le Grand Bagdad et il y restera jusqu'à ce qu'il soit jugé en Irak», a déclaré un membre du Conseil de gouvernement transitoire, Mouaffak Al-Roubaï lors d'une conférence de presse à Bagdad, ajoutant que le procès du président déchu serait «public».
Aucune indication n'a été donnée par les Américains sur le lieu de détention de Saddam Hussein après sa capture samedi soir par l'armée américaine dans une cache dans une ferme dans la localité d'al-Daour, au sud de Tikrit (180 km au nord-ouest de Bagdad), plus de huit mois après la chute de son régime.
M. Roubaï, l'un des membres du Conseil irakien à avoir rencontré Saddam Hussein au lendemain de sa capture, avait indiqué dimanche avoir été emmené par les Américains pour identifier l'ex-dictateur dans un lieu non précisé à Bagdad. Hier, il a ajouté que le statut du captif n'avait pas encore été tranché pour savoir s'il serait jugé en tant que prisonnier de guerre ou criminel de guerre.
«Il n'a pas été encore décidé si [Saddam Hussein] est un prisonnier de guerre qui bénéficie des droits prévus par les conventions de Genève et de La Haye ou s'il est accusé de crimes contre l'humanité, ce qui le prive de ces droits», a dit M. Roubaï.
«C'est une question juridique» qui doit être tranchée, selon ce membre du Conseil de gouvernement installé en juillet sous la houlette des États-Unis qui occupent l'Irak.
Intervenant pendant la même conférence de presse, Adnane Pachachi, un autre membre du Conseil, a indiqué que «des experts internationaux seraient les bienvenus» pour le procès. «Des juges étrangers peuvent même être désignés.»
M. Roubaï a affirmé que le procès de l'ex-dictateur serait «le procès du siècle. Des révélations seront faites sur des chefs d'État, des rois, des présidents, toujours au pouvoir ou pas, ainsi que sur des intellectuels et des politiciens».
Il faisait allusion aux rapports de complaisance que certains dirigeants arabes auraient entretenus avec l'ancien maître de Bagdad, dont le règne a été marqué par trois guerres, contre l'Iran (1980-88), au Koweït qu'il a envahi (1990-91) et enfin contre la coalition américano-britannique qui a renversé son régime en avril.
M. Roubaï a ajouté que ce procès pourrait ne pas avoir lieu avant le 1er juillet 2004, donc pas avant l'élection d'un gouvernement irakien, prévue pour juin, ce qui empêcherait toute «intervention» étrangère pour en influencer le verdict.
Selon un accord signé le 15 novembre entre le Conseil de gouvernement et la coalition, une «Assemblée nationale transitoire», qui doit être mise en place avant le 31 mai 2004, élira un gouvernement avant la fin de juin 2004. Le Conseil de gouvernement et l'Autorité provisoire de la coalition seront alors dissous.
Le président américain, George W. Bush, a estimé que Saddam Hussein méritait le «châtiment suprême», mais que cela serait «décidé non par le président des États-Unis, mais par les citoyens irakiens, d'une manière ou d'une autre».
Le nouveau Code pénal irakien, promulgué en mai, supprime la peine de mort. Toutefois, selon Stephen Orlofsky, un juge fédéral américain qui s'est rendu en mission en Irak, la peine capitale reste applicable aux crimes commis avant son entrée en vigueur.
«Saddam se trouve dans le Grand Bagdad et il y restera jusqu'à ce qu'il soit jugé en Irak», a déclaré un membre du Conseil de gouvernement transitoire, Mouaffak Al-Roubaï lors d'une conférence de presse à Bagdad, ajoutant que le procès du président déchu serait «public».
Aucune indication n'a été donnée par les Américains sur le lieu de détention de Saddam Hussein après sa capture samedi soir par l'armée américaine dans une cache dans une ferme dans la localité d'al-Daour, au sud de Tikrit (180 km au nord-ouest de Bagdad), plus de huit mois après la chute de son régime.
M. Roubaï, l'un des membres du Conseil irakien à avoir rencontré Saddam Hussein au lendemain de sa capture, avait indiqué dimanche avoir été emmené par les Américains pour identifier l'ex-dictateur dans un lieu non précisé à Bagdad. Hier, il a ajouté que le statut du captif n'avait pas encore été tranché pour savoir s'il serait jugé en tant que prisonnier de guerre ou criminel de guerre.
«Il n'a pas été encore décidé si [Saddam Hussein] est un prisonnier de guerre qui bénéficie des droits prévus par les conventions de Genève et de La Haye ou s'il est accusé de crimes contre l'humanité, ce qui le prive de ces droits», a dit M. Roubaï.
«C'est une question juridique» qui doit être tranchée, selon ce membre du Conseil de gouvernement installé en juillet sous la houlette des États-Unis qui occupent l'Irak.
Intervenant pendant la même conférence de presse, Adnane Pachachi, un autre membre du Conseil, a indiqué que «des experts internationaux seraient les bienvenus» pour le procès. «Des juges étrangers peuvent même être désignés.»
M. Roubaï a affirmé que le procès de l'ex-dictateur serait «le procès du siècle. Des révélations seront faites sur des chefs d'État, des rois, des présidents, toujours au pouvoir ou pas, ainsi que sur des intellectuels et des politiciens».
Il faisait allusion aux rapports de complaisance que certains dirigeants arabes auraient entretenus avec l'ancien maître de Bagdad, dont le règne a été marqué par trois guerres, contre l'Iran (1980-88), au Koweït qu'il a envahi (1990-91) et enfin contre la coalition américano-britannique qui a renversé son régime en avril.
M. Roubaï a ajouté que ce procès pourrait ne pas avoir lieu avant le 1er juillet 2004, donc pas avant l'élection d'un gouvernement irakien, prévue pour juin, ce qui empêcherait toute «intervention» étrangère pour en influencer le verdict.
Selon un accord signé le 15 novembre entre le Conseil de gouvernement et la coalition, une «Assemblée nationale transitoire», qui doit être mise en place avant le 31 mai 2004, élira un gouvernement avant la fin de juin 2004. Le Conseil de gouvernement et l'Autorité provisoire de la coalition seront alors dissous.
Le président américain, George W. Bush, a estimé que Saddam Hussein méritait le «châtiment suprême», mais que cela serait «décidé non par le président des États-Unis, mais par les citoyens irakiens, d'une manière ou d'une autre».
Le nouveau Code pénal irakien, promulgué en mai, supprime la peine de mort. Toutefois, selon Stephen Orlofsky, un juge fédéral américain qui s'est rendu en mission en Irak, la peine capitale reste applicable aux crimes commis avant son entrée en vigueur.
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