Saddam Hussein capturé - La communauté internationale se félicite de la capture du raïs
15 décembre 2003
Actualités internationales
Washington — Les dirigeants du monde entier se sont félicités hier de la capture de Saddam Hussein et ont exprimé l'espoir que la résistance anti-américaine s'affaiblisse, alors que les réactions des pays musulmans étaient plus mesurées.
«Maintenant, l'ancien dictateur va faire face à la justice qu'il a refusée de donner à des millions» de gens, a déclaré le président américain George W. Bush. «Tous les Irakiens peuvent maintenant se rassembler et rejeter la violence et construire un nouvel Irak», a-t-il souligné.
Pour son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, cette arrestation marque la fin de son «régime terroriste». «L'ère de la dictature brutale de Saddam Hussein est terminée», a-t-il souligné.
Les principaux alliés de Washington en Irak, souvent contre l'avis de leur opinion publique, ont accueilli la nouvelle avec soulagement.
Le premier ministre britannique Tony Blair a estimé qu'il fallait «mettre le passé derrière nous», que seule «une petite minorité» d'Irakiens était en faveur d'un retour au pouvoir de Saddam Hussein. «Ils doivent savoir que leur cause est désormais vaine.»
Le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar a déclaré que Saddam Hussein devait «payer pour ses crimes». Son homologue italien Silvio Berlusconi a ironisé: «Maintenant que l'arme de destruction massive a été trouvée, nous pouvons et nous devons tourner la page.»
Autre allié inconditionnel, l'Australie s'attend désormais à un «formidable coup d'accélérateur» à la cause de la démocratie en Irak qui «libérera le peuple irakien d'un immense fardeau et d'une grande peur». Pour le Japon, «il est trop optimiste de prétendre que [cette capture] va conduire immédiatement à l'arrêt des activités des partisans du régime de Saddam Hussein et des terroristes étrangers» en Irak.
Appel à la stabilisation
Des témoignages similaires sont venus du camp opposé à l'intervention américaine en Irak. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a félicité le président américain et exprimé l'espoir que cette «arrestation [soutienne] les efforts de la communauté internationale pour la reconstruction et la stabilisation de l'Irak».
Le président français Jacques Chirac «se réjouit de l'arrestation de Saddam Hussein. C'est un événement majeur qui devrait fortement contribuer à la démocratisation et à la stabilisation de l'Irak».
La Russie «compte que l'arrestation de Saddam Hussein va contribuer au renforcement de la sécurité en Irak et à l'activation du processus de règlement politique dans le pays sous l'autorité des Nations unies», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov. Le sort de Saddam Hussein «doit être décidé par le peuple irakien», selon lui.
Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, disait voir en Irak l'occasion d'un «nouvel élan» pour «la recherche de la paix et de la stabilité».
À Londres, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a estimé vital que Saddam Hussein soit jugé «de manière équitable et transparente».
Les pays musulmans plus mesurés
Au Proche et au Moyen-Orient, seuls Israël, le Koweït et l'Iran se sont ouvertement félicités de l'arrestation de Saddam Hussein.
Pour le Koweït, envahi par l'Irak en 1990, c'est un instant «tellement attendu: voir l'arrestation de ce tyran qui a terrifié son propre peuple et plusieurs autres dans le monde».
L'Iran est «très heureux», demande un procès public et souhaite la remise du pouvoir aux Irakiens «dès que possible».
Les réactions arabes ont été plus circonspectes.
L'Égypte a exprimé l'espoir que la capture de Saddam Hussein, dont le sort doit être tranché «par le peuple irakien», «accélère le processus permettant au peuple irakien de recouvrer sa souveraineté et de prendre en main les affaires du pays au plus vite».
Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a également estimé que le peuple irakien devait décider du sort de Saddam Hussein après sa capture, qu'il a qualifiée sans enthousiasme «d'événement important». Son homologue du Conseil de coopération du Golfe, Abderrahman Al-Attiya, a parlé d'un «acquis, un pas sur la voie de la restauration de la stabilité et de l'unité nationale en Irak».
La capture de Saddam Hussein retire toute justification à la présence américaine en Irak, a estimé à Rabat un responsable de l'Union socialiste des forces populaires (USFP, gouvernementale), tandis que la Jordanie estimait qu'une «page avait été tournée». «Le dernier mot, en ce qui concerne la capture de Saddam Hussein et son sort, doit revenir au peuple irakien.»
En Israël, le premier ministre Ariel Sharon a applaudi à «un grand jour pour le monde démocratique, pour ceux qui se battent pour la liberté et la justice, et pour ceux qui luttent contre le terrorisme».
Du côté palestinien, si Yasser Arafat et son gouvernement n'ont pas commenté la nouvelle, un dirigeant du mouvement islamique Hamas, Abdelaziz al Rantissi, a affirmé hier que les États-Unis paieraient cher l'arrestation de Saddam Hussein.
«Ce qu'ont fait les États-Unis est hideux et méprisable. C'est une insulte à tous les Arabes et une insulte aux musulmans», a-t-il dit.
Pour sa part, l'Afghanistan voit dans la capture de Saddam Hussein «un avertissement à d'autres terroristes comme Oussama ben Laden ou le mollah Omar».
Pour le président colombien Alvaro Uribe, il s'agit d'un «bon résultat de la persévérance» des États-Unis dans la lutte mondiale contre le terrorisme.
La Turquie a parlé de «nouvelle ère» pour cet État, tandis que la Grèce évoquait la fin d'un «chapitre dramatique» de l'histoire irakienne. Pour le Portugal, cette arrestation «ouvre de nouvelles perspectives pour la stabilisation et la sécurité en Irak».
«Maintenant, l'ancien dictateur va faire face à la justice qu'il a refusée de donner à des millions» de gens, a déclaré le président américain George W. Bush. «Tous les Irakiens peuvent maintenant se rassembler et rejeter la violence et construire un nouvel Irak», a-t-il souligné.
Pour son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, cette arrestation marque la fin de son «régime terroriste». «L'ère de la dictature brutale de Saddam Hussein est terminée», a-t-il souligné.
Les principaux alliés de Washington en Irak, souvent contre l'avis de leur opinion publique, ont accueilli la nouvelle avec soulagement.
Le premier ministre britannique Tony Blair a estimé qu'il fallait «mettre le passé derrière nous», que seule «une petite minorité» d'Irakiens était en faveur d'un retour au pouvoir de Saddam Hussein. «Ils doivent savoir que leur cause est désormais vaine.»
Le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar a déclaré que Saddam Hussein devait «payer pour ses crimes». Son homologue italien Silvio Berlusconi a ironisé: «Maintenant que l'arme de destruction massive a été trouvée, nous pouvons et nous devons tourner la page.»
Autre allié inconditionnel, l'Australie s'attend désormais à un «formidable coup d'accélérateur» à la cause de la démocratie en Irak qui «libérera le peuple irakien d'un immense fardeau et d'une grande peur». Pour le Japon, «il est trop optimiste de prétendre que [cette capture] va conduire immédiatement à l'arrêt des activités des partisans du régime de Saddam Hussein et des terroristes étrangers» en Irak.
Appel à la stabilisation
Des témoignages similaires sont venus du camp opposé à l'intervention américaine en Irak. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a félicité le président américain et exprimé l'espoir que cette «arrestation [soutienne] les efforts de la communauté internationale pour la reconstruction et la stabilisation de l'Irak».
Le président français Jacques Chirac «se réjouit de l'arrestation de Saddam Hussein. C'est un événement majeur qui devrait fortement contribuer à la démocratisation et à la stabilisation de l'Irak».
La Russie «compte que l'arrestation de Saddam Hussein va contribuer au renforcement de la sécurité en Irak et à l'activation du processus de règlement politique dans le pays sous l'autorité des Nations unies», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov. Le sort de Saddam Hussein «doit être décidé par le peuple irakien», selon lui.
Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, disait voir en Irak l'occasion d'un «nouvel élan» pour «la recherche de la paix et de la stabilité».
À Londres, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a estimé vital que Saddam Hussein soit jugé «de manière équitable et transparente».
Les pays musulmans plus mesurés
Au Proche et au Moyen-Orient, seuls Israël, le Koweït et l'Iran se sont ouvertement félicités de l'arrestation de Saddam Hussein.
Pour le Koweït, envahi par l'Irak en 1990, c'est un instant «tellement attendu: voir l'arrestation de ce tyran qui a terrifié son propre peuple et plusieurs autres dans le monde».
L'Iran est «très heureux», demande un procès public et souhaite la remise du pouvoir aux Irakiens «dès que possible».
Les réactions arabes ont été plus circonspectes.
L'Égypte a exprimé l'espoir que la capture de Saddam Hussein, dont le sort doit être tranché «par le peuple irakien», «accélère le processus permettant au peuple irakien de recouvrer sa souveraineté et de prendre en main les affaires du pays au plus vite».
Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a également estimé que le peuple irakien devait décider du sort de Saddam Hussein après sa capture, qu'il a qualifiée sans enthousiasme «d'événement important». Son homologue du Conseil de coopération du Golfe, Abderrahman Al-Attiya, a parlé d'un «acquis, un pas sur la voie de la restauration de la stabilité et de l'unité nationale en Irak».
La capture de Saddam Hussein retire toute justification à la présence américaine en Irak, a estimé à Rabat un responsable de l'Union socialiste des forces populaires (USFP, gouvernementale), tandis que la Jordanie estimait qu'une «page avait été tournée». «Le dernier mot, en ce qui concerne la capture de Saddam Hussein et son sort, doit revenir au peuple irakien.»
En Israël, le premier ministre Ariel Sharon a applaudi à «un grand jour pour le monde démocratique, pour ceux qui se battent pour la liberté et la justice, et pour ceux qui luttent contre le terrorisme».
Du côté palestinien, si Yasser Arafat et son gouvernement n'ont pas commenté la nouvelle, un dirigeant du mouvement islamique Hamas, Abdelaziz al Rantissi, a affirmé hier que les États-Unis paieraient cher l'arrestation de Saddam Hussein.
«Ce qu'ont fait les États-Unis est hideux et méprisable. C'est une insulte à tous les Arabes et une insulte aux musulmans», a-t-il dit.
Pour sa part, l'Afghanistan voit dans la capture de Saddam Hussein «un avertissement à d'autres terroristes comme Oussama ben Laden ou le mollah Omar».
Pour le président colombien Alvaro Uribe, il s'agit d'un «bon résultat de la persévérance» des États-Unis dans la lutte mondiale contre le terrorisme.
La Turquie a parlé de «nouvelle ère» pour cet État, tandis que la Grèce évoquait la fin d'un «chapitre dramatique» de l'histoire irakienne. Pour le Portugal, cette arrestation «ouvre de nouvelles perspectives pour la stabilisation et la sécurité en Irak».
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