Côte-d'ivoire - Regain de tension à Abidjan
Abidjan - Des fusillades ont fait 19 morts à Abidjan à la suite de l'attaque dans la nuit de jeudi à hier du siège de la Radio-Télévision ivoirienne (RTI) par un mystérieux commando armé.
Cette flambée de violence au coeur de la capitale économique survient alors que des progrès venaient d'être marqués dans le conflit opposant depuis le soulèvement du 19 septembre 2002 le gouvernement du président Laurent Gbagbo aux rebelles du Nord.
Selon un gendarme, le siège de la RTI à Cocody, le quartier résidentiel et des ambassades, a été la cible d'une tentative d'attaque. «Notre riposte a fait plus de dix morts», a-t-il dit.
Au dernier bilan officiel donné par le ministre de la Défense, René Amani, 18 assaillants et un membre des forces de l'ordre ont été tués lors de trois fusillades distinctes durant la nuit. Un certain nombre de membres du commando ont été faits prisonniers.
On ignore avec exactitude l'identité des assaillants et ce qui a déclenché les tirs, même si des responsables ont laissé entendre qu'il pourrait s'agir de rebelles infiltrés à Abidjan, une thèse qui laisse néanmoins sceptiques certains spécialistes.
La RTI a pour sa part montré un t-shirt noir portant l'inscription «Brigade Ninja» en affirmant que le commando portait les mêmes. La télévision d'État a également montré hier quatre corps filmés la nuit et gisant dans une mare de sang. L'un des cadavres arborait des grigris sur le torse.
Trois personnes ont été arrêtées, a annoncé Toussaint Alain, porte-parole du président Gbagbo, et, d'après des habitants du quartier d'Abobo, fief de l'opposition, une cinquantaine de personnes ont été appréhendées par les gendarmes, dont certains ont abattu des fuyards.
Des tas de vêtements et des traces de sang demeuraient visibles hier matin près du barrage, situé non loin du bâtiment de la RTI à Cocody. Des habitants du quartier, visiblement choqués, se sont rassemblés à l'endroit de la fusillade, surnommé par les Abidjanais le «carrefour de la mort» en raison de la fréquence des accidents de voiture.
Peu après la fusillade, des véhicules blindés de transport de troupes ont parcouru les rues entourant ce quartier. Des gendarmes nerveux installés dans une camionnette surmontée d'une mitrailleuse contrôlaient les véhicules circulant dans le secteur.
La Côte-d'Ivoire a basculé dans la guerre civile l'an dernier après un coup d'État manqué. Malgré la mise en route d'un processus de paix, le pays reste divisé entre un Nord tenu par des rebelles et un Sud sous contrôle gouvernemental.
La France maintient 4000 soldats dans le pays pour y surveiller le cessez-le-feu. Mais la tension règne en Côte-d'Ivoire depuis le départ des ministres rebelles, en septembre, du gouvernement d'union nationale. Un des principaux sujets de discorde à l'heure actuelle est la question du désarmement des rebelles.
Mercredi, à l'issue d'entretiens tenus dans leur fief de Bouaké, les insurgés, rebaptisés «Forces Nouvelles», avaient annoncé leur intention de retirer à compter de ce week-end leur armement lourd de la ligne de front.
Cette flambée de violence au coeur de la capitale économique survient alors que des progrès venaient d'être marqués dans le conflit opposant depuis le soulèvement du 19 septembre 2002 le gouvernement du président Laurent Gbagbo aux rebelles du Nord.
Selon un gendarme, le siège de la RTI à Cocody, le quartier résidentiel et des ambassades, a été la cible d'une tentative d'attaque. «Notre riposte a fait plus de dix morts», a-t-il dit.
Au dernier bilan officiel donné par le ministre de la Défense, René Amani, 18 assaillants et un membre des forces de l'ordre ont été tués lors de trois fusillades distinctes durant la nuit. Un certain nombre de membres du commando ont été faits prisonniers.
On ignore avec exactitude l'identité des assaillants et ce qui a déclenché les tirs, même si des responsables ont laissé entendre qu'il pourrait s'agir de rebelles infiltrés à Abidjan, une thèse qui laisse néanmoins sceptiques certains spécialistes.
La RTI a pour sa part montré un t-shirt noir portant l'inscription «Brigade Ninja» en affirmant que le commando portait les mêmes. La télévision d'État a également montré hier quatre corps filmés la nuit et gisant dans une mare de sang. L'un des cadavres arborait des grigris sur le torse.
Trois personnes ont été arrêtées, a annoncé Toussaint Alain, porte-parole du président Gbagbo, et, d'après des habitants du quartier d'Abobo, fief de l'opposition, une cinquantaine de personnes ont été appréhendées par les gendarmes, dont certains ont abattu des fuyards.
Des tas de vêtements et des traces de sang demeuraient visibles hier matin près du barrage, situé non loin du bâtiment de la RTI à Cocody. Des habitants du quartier, visiblement choqués, se sont rassemblés à l'endroit de la fusillade, surnommé par les Abidjanais le «carrefour de la mort» en raison de la fréquence des accidents de voiture.
Peu après la fusillade, des véhicules blindés de transport de troupes ont parcouru les rues entourant ce quartier. Des gendarmes nerveux installés dans une camionnette surmontée d'une mitrailleuse contrôlaient les véhicules circulant dans le secteur.
La Côte-d'Ivoire a basculé dans la guerre civile l'an dernier après un coup d'État manqué. Malgré la mise en route d'un processus de paix, le pays reste divisé entre un Nord tenu par des rebelles et un Sud sous contrôle gouvernemental.
La France maintient 4000 soldats dans le pays pour y surveiller le cessez-le-feu. Mais la tension règne en Côte-d'Ivoire depuis le départ des ministres rebelles, en septembre, du gouvernement d'union nationale. Un des principaux sujets de discorde à l'heure actuelle est la question du désarmement des rebelles.
Mercredi, à l'issue d'entretiens tenus dans leur fief de Bouaké, les insurgés, rebaptisés «Forces Nouvelles», avaient annoncé leur intention de retirer à compter de ce week-end leur armement lourd de la ligne de front.
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