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Les inondations en France font cinq morts

Le gouvernement classe Marseille zone de catastrophe naturelle

4 décembre 2003  Actualités internationales
Marseille - Le sud-est de la France, où le président Jacques Chirac et plusieurs ministres se sont rendus hier, a été classé zone de catastrophe naturelle en raison de graves inondations qui ont fait cinq morts. Plus de 10 000 personnes ont dû être évacuées.

Des pluies torrentielles se sont abattues depuis lundi sur la région, entraînant l'évacuation de plusieurs villages tandis que des routes et des voies ferrées ont été coupées.

Plus de 7000 employés de secours — sapeurs-pompiers, sécurité civile et 2000 militaires — ont été mobilisés ces dernières heures, ont indiqué les autorités.

Devant cette situation, le président Chirac, accompagné du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et du ministre de l'Écologie, Roselyne Bachelot, a visité pendant près d'une heure, avant un voyage en Tunisie, le centre de coordination des secours, près de Marseille.

«La situation commande encore la plus grande vigilance», avait auparavant déclaré M. Chirac lors d'un conseil des ministres exclusivement consacré aux intempéries tandis que le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a décidé d'accorder un crédit de 12 millions d'euros.

Le gouvernement a aussi classé Marseille, deuxième ville de France, et ses environs zone de catastrophe naturelle.

Deux cadavres ont été retrouvés hier par les secours, portant à cinq le nombre de morts dus aux intempéries tandis que plus de 10 000 personnes ont dû être évacuées.

M. Sarkozy a toutefois indiqué, après son passage au centre de coordination, que la situation dans les 20 départements du sud de la France touchés par les inondations était «sous contrôle».

«La situation est sous contrôle, nous avons près de 7000 personnes sur le terrain, c'est déjà considérable», a-t-il déclaré, précisant disposer de ressources suffisantes pour renforcer le dispositif jusqu'à 3000 ou 4000 personnes supplémentaires.

En septembre 2002, des inondations avaient fait 24 morts en France.

Le ministère de la Défense a mis à la disposition des secours douze hélicoptères de l'armée, dont sept hélicoptères lourds Puma et cinq hélicoptères légers.

La Croix-Rouge française a ouvert des centres d'hébergement d'urgence pour accueillir environ 700 sinistrés.

Les services météorologiques prévoyaient hier de fortes pluies et des rafales de vent pouvant aller jusqu'à 130 km/h dans la région marseillaise tandis que les précipitations continuaient de gonfler les cours d'eau, le Rhône atteignant un débit record de 12 000 m3 par seconde.

Plus au nord, deux réacteurs de la centrale nucléaire de Tricastin, dans le département de la Drôme, à 150 km au nord de Marseille, ont été arrêtés à titre préventif, dans la nuit de mardi à hier, et deux autres à la centrale de Cruas-Meysse (Ardèche) restaient inactivés hier.

Environ 25 000 lignes téléphoniques, dont 8000 à Marseille, ont été endommagées par les violents orages et plus de 400 techniciens ont été mobilisés.

Le Centre-Est est aussi atteint. Dans plusieurs communes, les écoles ont été fermées et quelque 4000 personnes étaient privées d'eau potable hier. Une distribution de bouteilles d'eau a été mise en place.
 
 
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