Irak - Vaste opération à Kirkouk
Le secrétaire du bras droit de Saddam Hussein est arrêté
3 décembre 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
À Bagdad, Saddam Hussein a perdu la tête... une fois de plus.
Bagdad — Les forces américaines ont mené une vaste opération hier à Kirkouk (nord), ville près de laquelle le secrétaire personnel d'Ezzat Ibrahim, ancien bras droit du président déchu Saddam Hussein, a été arrêté par l'armée américaine.
Hier également, un homme se présentant comme membre du Front de la résistance nationale pour la libération de l'Irak a démenti les affirmations américaines selon lesquelles des dizaines de combattants ont péri dimanche dernier dans des affrontements avec l'armée des États-Unis à Samarra.
«Saad Mohammad al Douri a été arrêté dans une maison où il se cachait dans la région de Hawijah», a affirmé le commandant Awad al-Obeidi, chef de la police irakienne de Hawijah, à 45 km à l'ouest de Kirkouk. Selon le chef de la police de Kirkouk, le général Tourhane Youssef, l'Irakien était en possession de 40 000 $ au moment de son arrestation et il pourrait être une des sources de financement des combattants antiaméricains.
L'armée américaine avait lancé une vaste opération à Kirkouk, impliquant 1200 soldats, afin d'arrêter Ezzat Ibrahim al-Douri, l'homme le plus recherché par la coalition après Saddam Hussein et que les Américains soupçonnent de financer les attaques contre la coalition. Il «n'a pas été capturé dans ce raid», a toutefois affirmé un commandant américain, Doug Vincent.
Pendant douze heures, les entrées et sorties de Kirkouk ont été contrôlées par l'armée américaine, a précisé un porte-parole. La police irakienne n'a pas participé aux perquisitions mais indiquait aux Américains les lieux où les mener.
Une récompense de dix millions de dollars pour la capture d'Ezzat Ibrahim, ancien vice-président du Conseil de commandement de la révolution (CCR, instance dirigeante du régime irakien de Saddam Hussein), a été offerte par les Américains.
Par ailleurs, au moins un soldat américain a été tué quand deux attaques à la bombe ont visé presque simultanément des convois militaires sur la route principale à Samarra, au nord de Bagdad, théâtre de combats sanglants dimanche entre soldats et guérilla, a indiqué un officier américain.
Les combattants irakiens ont eu deux morts dans leurs rangs dimanche lors de l'attaque contre les convois américains à Samarra, a affirmé hier un homme se présentant comme membre du Front de la résistance nationale pour la libération de l'Irak (FRNLI).
L'armée américaine a affirmé que ses forces avaient tué samedi à Samarra 54 assaillants qui avaient attaqué des convois militaires de transports de fonds. Leurs corps n'ont toutefois pas été retrouvés dans les rues. Le chef de l'unique hôpital de Samarra, Abed Toufic, a fait état de huit tués.
Mandat d'arrêt
Un homme d'une quarantaine d'années s'est entretenu à Samarra avec l'envoyé spécial en Irak du journal français L'Humanité, Pierre Brabancey. Rencontré dans une maison, cet homme sans armes, qui dit avoir quitté le parti Baas en 1984, a souligné que «lorsque le convoi est entré dans la ville, quatre groupes de trois personnes se sont mis en position pour l'attaquer».
Cet Irakien a affirmé que, depuis sa constitution en juin dans cette ville, son groupe avait perdu 17 hommes, dont certains en maniant des explosifs. «Nous avons écarté dès le début de notre groupe les membres du parti Baas, les soldats de la garde républicaine et de l'armée, qui ont livré Bagdad aux Américains sans combattre», a-t-il dit.
À Bagdad, un tribunal a émis, pour la première fois, un mandat d'arrêt contre le président déchu Saddam Hussein, pour tentative de meurtre, selon l'Entente nationale irakienne (ENI), dirigée par Iyad Allaoui, membre du Conseil de gouvernement transitoire.
L'armée américaine a démonté dans la capitale irakienne l'un des quatre bustes géants en bronze de Saddam Hussein érigés en haut du palais présidentiel de l'ancien dictateur irakien à Bagdad.
Hier également, un homme se présentant comme membre du Front de la résistance nationale pour la libération de l'Irak a démenti les affirmations américaines selon lesquelles des dizaines de combattants ont péri dimanche dernier dans des affrontements avec l'armée des États-Unis à Samarra.
«Saad Mohammad al Douri a été arrêté dans une maison où il se cachait dans la région de Hawijah», a affirmé le commandant Awad al-Obeidi, chef de la police irakienne de Hawijah, à 45 km à l'ouest de Kirkouk. Selon le chef de la police de Kirkouk, le général Tourhane Youssef, l'Irakien était en possession de 40 000 $ au moment de son arrestation et il pourrait être une des sources de financement des combattants antiaméricains.
L'armée américaine avait lancé une vaste opération à Kirkouk, impliquant 1200 soldats, afin d'arrêter Ezzat Ibrahim al-Douri, l'homme le plus recherché par la coalition après Saddam Hussein et que les Américains soupçonnent de financer les attaques contre la coalition. Il «n'a pas été capturé dans ce raid», a toutefois affirmé un commandant américain, Doug Vincent.
Pendant douze heures, les entrées et sorties de Kirkouk ont été contrôlées par l'armée américaine, a précisé un porte-parole. La police irakienne n'a pas participé aux perquisitions mais indiquait aux Américains les lieux où les mener.
Une récompense de dix millions de dollars pour la capture d'Ezzat Ibrahim, ancien vice-président du Conseil de commandement de la révolution (CCR, instance dirigeante du régime irakien de Saddam Hussein), a été offerte par les Américains.
Par ailleurs, au moins un soldat américain a été tué quand deux attaques à la bombe ont visé presque simultanément des convois militaires sur la route principale à Samarra, au nord de Bagdad, théâtre de combats sanglants dimanche entre soldats et guérilla, a indiqué un officier américain.
Les combattants irakiens ont eu deux morts dans leurs rangs dimanche lors de l'attaque contre les convois américains à Samarra, a affirmé hier un homme se présentant comme membre du Front de la résistance nationale pour la libération de l'Irak (FRNLI).
L'armée américaine a affirmé que ses forces avaient tué samedi à Samarra 54 assaillants qui avaient attaqué des convois militaires de transports de fonds. Leurs corps n'ont toutefois pas été retrouvés dans les rues. Le chef de l'unique hôpital de Samarra, Abed Toufic, a fait état de huit tués.
Mandat d'arrêt
Un homme d'une quarantaine d'années s'est entretenu à Samarra avec l'envoyé spécial en Irak du journal français L'Humanité, Pierre Brabancey. Rencontré dans une maison, cet homme sans armes, qui dit avoir quitté le parti Baas en 1984, a souligné que «lorsque le convoi est entré dans la ville, quatre groupes de trois personnes se sont mis en position pour l'attaquer».
Cet Irakien a affirmé que, depuis sa constitution en juin dans cette ville, son groupe avait perdu 17 hommes, dont certains en maniant des explosifs. «Nous avons écarté dès le début de notre groupe les membres du parti Baas, les soldats de la garde républicaine et de l'armée, qui ont livré Bagdad aux Américains sans combattre», a-t-il dit.
À Bagdad, un tribunal a émis, pour la première fois, un mandat d'arrêt contre le président déchu Saddam Hussein, pour tentative de meurtre, selon l'Entente nationale irakienne (ENI), dirigée par Iyad Allaoui, membre du Conseil de gouvernement transitoire.
L'armée américaine a démonté dans la capitale irakienne l'un des quatre bustes géants en bronze de Saddam Hussein érigés en haut du palais présidentiel de l'ancien dictateur irakien à Bagdad.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

