Conférence de la Banque mondiale à Oslo - Trois cents chercheurs pour tenter d'éradiquer la pauvreté
22 juin 2002
Actualités internationales
Oslo — À l'invitation de la Banque mondiale, quelque 300 chercheurs internationaux plancheront la semaine prochaine à Oslo sur les meilleurs moyens d'éradiquer la pauvreté, une conférence en marge de laquelle sont attendues d'incontournables manifestations antimondialisation.
Sous haute protection policière, universitaires, représentants d'ONG et experts du développement, venus de tous les horizons, débattront de lundi à mercredi de thèmes aussi divers que l'esprit d'entreprise et le développement durable, les flux de capital humain ou la discrimination sexuelle.
«Près de 200 millions de personnes vivent dans une situation d'extrême pauvreté», a constaté Hilde Frafjord Johnson, ministre norvégienne pour le Développement, en notant que ce nombre représentait 700 fois la population de son pays. «La pauvreté est un problème éthique, un problème humanitaire, un problème de développement et, ce n'est pas sans importance, un problème de sécurité.»
Parfois accusée d'aggraver la misère plus que d'y remédier, la Banque mondiale compte exploiter le résultat des discussions pour améliorer ses méthodes de travail.
Avec pour mot d'ordre «Notre monde n'est pas à vendre: stop à la libéralisation forcée», l'organisation parapluie Oslo 2002, qui regroupe 56 entités très hétéroclites, a appelé à des manifestations «non violentes», où le port de la cagoule sera interdit et auxquelles devraient participer «plusieurs milliers» de personnes. Les autorités norvégiennes, qui craignent des débordements dans une cité d'ordinaire paisible, ont mobilisé quelque 1000 policiers, dont certains se sont récemment entraînés aux opérations de maintien de l'ordre en zone urbaine.
Les contrôles ont été renforcés aux frontières et dix salles de tribunal ont été prévues pour traiter d'urgence d'éventuelles mises en garde à vue. Les poubelles et râteliers à vélo ont également été retirés du quartier des ministères de peur qu'ils ne servent de projectiles tandis que le stationnement des voitures, pouvant servir de barricades, sera interdit dans le centre-ville pendant la durée de la conférence.
Les responsables d'Oslo 2002 ont dénoncé cet «état d'exception», estimant que la police agissait comme si elle «se préparait à la guerre». De son côté, Mme Frafjord Johnson a appelé les manifestants à «sortir de leurs tranchées» en déplorant que l'Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens (ATTAC) ait décliné une invitation à participer à la conférence.
Initialement prévue en Suède, celle-ci a été déplacée en Norvège, officiellement pour des raisons de calendrier mais aussi, dit-on, parce que les autorités suédoises craignaient une réédition du sommet européen de Goeteborg, théâtre l'an dernier de violents affrontements entre policiers et certains activistes.
Mais, à la différence de Goeteborg, la conférence d'Oslo n'accueillera aucune grosse «pointure» de la scène politique ou économique internationale. Même le directeur de la Banque mondiale, James Wolfensohn, dont la présence avait dans un premier temps été annoncée, a renoncé à y assister pour raisons de santé.
L'attention des militants antimondialisation devrait de toute façon se porter davantage sur le sommet de l'Union européenne qui se tient actuellement à Séville ou sur celui du G8 les 26 et 27 juin à Kananaskis, estiment les observateurs.
Sous haute protection policière, universitaires, représentants d'ONG et experts du développement, venus de tous les horizons, débattront de lundi à mercredi de thèmes aussi divers que l'esprit d'entreprise et le développement durable, les flux de capital humain ou la discrimination sexuelle.
«Près de 200 millions de personnes vivent dans une situation d'extrême pauvreté», a constaté Hilde Frafjord Johnson, ministre norvégienne pour le Développement, en notant que ce nombre représentait 700 fois la population de son pays. «La pauvreté est un problème éthique, un problème humanitaire, un problème de développement et, ce n'est pas sans importance, un problème de sécurité.»
Parfois accusée d'aggraver la misère plus que d'y remédier, la Banque mondiale compte exploiter le résultat des discussions pour améliorer ses méthodes de travail.
Avec pour mot d'ordre «Notre monde n'est pas à vendre: stop à la libéralisation forcée», l'organisation parapluie Oslo 2002, qui regroupe 56 entités très hétéroclites, a appelé à des manifestations «non violentes», où le port de la cagoule sera interdit et auxquelles devraient participer «plusieurs milliers» de personnes. Les autorités norvégiennes, qui craignent des débordements dans une cité d'ordinaire paisible, ont mobilisé quelque 1000 policiers, dont certains se sont récemment entraînés aux opérations de maintien de l'ordre en zone urbaine.
Les contrôles ont été renforcés aux frontières et dix salles de tribunal ont été prévues pour traiter d'urgence d'éventuelles mises en garde à vue. Les poubelles et râteliers à vélo ont également été retirés du quartier des ministères de peur qu'ils ne servent de projectiles tandis que le stationnement des voitures, pouvant servir de barricades, sera interdit dans le centre-ville pendant la durée de la conférence.
Les responsables d'Oslo 2002 ont dénoncé cet «état d'exception», estimant que la police agissait comme si elle «se préparait à la guerre». De son côté, Mme Frafjord Johnson a appelé les manifestants à «sortir de leurs tranchées» en déplorant que l'Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens (ATTAC) ait décliné une invitation à participer à la conférence.
Initialement prévue en Suède, celle-ci a été déplacée en Norvège, officiellement pour des raisons de calendrier mais aussi, dit-on, parce que les autorités suédoises craignaient une réédition du sommet européen de Goeteborg, théâtre l'an dernier de violents affrontements entre policiers et certains activistes.
Mais, à la différence de Goeteborg, la conférence d'Oslo n'accueillera aucune grosse «pointure» de la scène politique ou économique internationale. Même le directeur de la Banque mondiale, James Wolfensohn, dont la présence avait dans un premier temps été annoncée, a renoncé à y assister pour raisons de santé.
L'attention des militants antimondialisation devrait de toute façon se porter davantage sur le sommet de l'Union européenne qui se tient actuellement à Séville ou sur celui du G8 les 26 et 27 juin à Kananaskis, estiment les observateurs.
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