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    Montréal accueille un congrès de politologues

    On attend quelque 3000 participants au 23e congrès mondial de science politique qui s’ouvre samedi au Palais des congrès, sur le thème « Les défis de la gouvernance contemporaine ». Près de 4000 communications ont été soumises, dont 2252 ont été acceptées.

     

    Plus de 500 panels seront consacrés à des sujets aussi divers que la sécurité internationale, la mondialisation, l’avenir constitutionnel du Royaume-Uni et de la Belgique, ou encore l’humour en politique. L’ancien gouverneur du Massachusetts et candidat démocrate à la présidence des États-Unis en 1988, Michael Dukakis, prononcera un discours dimanche à 13 h.

     

    Quels sont les principaux défis de la gouvernance contemporaine ? « Cela varie beaucoup selon les régions du monde », répond Helen Milner, présidente de l’Association internationale de science politique (AISP) et professeure à l’Université Princeton. « Dans des pays en développement comme l’Irak, l’Afghanistan ou le Yémen, le défi est tout simplement d’avoir une gouvernance. Là où il y a des élections mais où l’alternance ne se fait pas, c’est plutôt le développement d’une culture démocratique. Dans les pays relativement forts du point de vue de la démocratie, on parle du rôle des inégalités, de l’impact de la mondialisation, des progrès technologiques et du respect de la vie privée. »

     

    « Le principal défi, c’est de mieux gouverner. On a l’impression que nos gouvernements n’ont plus de projets. On a besoin, dans tous les pays, d’une gouvernance orientée vers des objectifs de société », répond de son côté Guy Lachapelle, secrétaire général de l’AISP et professeur à l’Université Concordia.

     

    Le congrès portera lundi un regard rétrospectif sur la rencontre de 1979, qui avait eu lieu à Moscou, en pleine guerre froide. Certains participants de cette rencontre seront présents à Montréal. Les organisateurs veulent discuter de l’effet, si modeste soit-il, que cet événement a pu avoir sur l’évolution de l’Union soviétique et la fin de la guerre froide.

     

    Le rôle des politologues a évolué au fil des ans. Leur science, qui est devenue plus appliquée, dispose de nouveaux outils tels que les nouvelles méthodes de sondages et l’analyse des « mégadonnées ». Par ailleurs, un plus grand nombre de pays est étudié par les politologues.

     

    « Plusieurs d’entre nous pensent que la science politique est cruciale. Il est fondamental de comprendre comment les pays, les individus et les partis prennent leurs décisions », affirme Guy Lachapelle. La rencontre, qui se déroulera jusqu’à jeudi, est ouverte au public.













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